ANATOMO-CLINIQUE MÉTHODE

BRETONNEAU PIERRE FIDÈLE (1778-1862)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET
  •  • 607 mots

Médecin français né dans une famille comptant de nombreux médecins. La Révolution ne facilite pas les études que Bretonneau poursuit sans aborder ni le grec ni le latin. Il entre à l'École de santé de Paris, où il a pour condisciples Dupuytren, Bayle, Récamier, Esquirol. Il se passionne pour la botanique et pour la physique, installe chez lui un laboratoire, fabrique des baromètres, des thermomètr […] Lire la suite

CERVEAU ET NOMBRES

  • Écrit par 
  • Mauro PESENTI
  •  • 977 mots

Dans le chapitre « Approche anatomoclinique »  : […] Au xix e  siècle, la phrénologie localise les fonctions cognitives en appariant les compétences observées avec les bosses à la surface du crâne, l'idée étant que plus une fonction cognitive se développe, plus la structure cérébrale qui la prend en charge croît en volume et presse sur la paroi crânienne qu'elle déforme. Les habiletés numériques seraient ainsi contenues dans le centre du « sens des […] Lire la suite

CHARCOT JEAN-MARTIN (1825-1893)

  • Écrit par 
  • Bruno HALIOUA
  •  • 814 mots
  •  • 2 médias

Fils d'un charron, Jean-Martin Charcot accomplit ses études secondaires à Paris, au lycée Bonaparte (actuel lycée Condorcet), puis envisage de faire l'École des beaux-arts en raison de ses dons pour le dessin, avant de s'inscrire finalement à l'École de médecine en 1844. Brillant étudiant, il est reçu successivement interne des hôpitaux de Paris en 1848, puis chef de clinique en 1853 dans le serv […] Lire la suite

CORVISART JEAN-NICOLAS (1755-1821)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET, 
  • Universalis
  •  • 709 mots

Médecin français, Jean-Nicolas Corvisart des Marets est né à Dricourt (Ardennes) le 15 février 1755, dans une famille de petite noblesse. Il suit les cours de l’École de médecine de Paris tout en étant infirmier à l’Hôtel-Dieu et soutient sa thèse de docteur en médecine, en 1782, sur L'Agrément de l'étude de la médecine et les désagréments de sa pratique . Son attitude quelque peu rebelle vis-à-vi […] Lire la suite

DÉJERINE JULES-JOSEPH (1849-1917)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET
  •  • 610 mots

Neurologue français dont le nom restera attaché aux plus brillantes découvertes de l'école anatomo-clinique. Né près de Genève à Plainpalais, Déjerine étudie au collège Calvin puis à l'Académie de Genève et vient à Paris en 1871 poursuivre ses études médicales. Externe à la Pitié dans le service de Vulpian, auquel il restera profondément attaché, interne en 1874, docteur en médecine (1879) avec un […] Lire la suite

ENDOCRINOLOGIE

  • Écrit par 
  • Jacques DECOURT
  •  • 3 846 mots

Dans le chapitre « L'œuvre anatomoclinique »  : […] Avant même l'identification des hormones et leur étude expérimentale, l'application de la méthode anatomoclinique, instituée par Laënnec, devait permettre aux médecins ou chirurgiens de faire entrevoir le rôle des glandes à sécrétion interne, en confrontant leurs altérations, révélées par l'autopsie, avec les symptômes présentés par les malades. Ainsi furent tour à tour décrits : la maladie de Bas […] Lire la suite

HÉMISPHÈRES CÉRÉBRAUX

  • Écrit par 
  • Pierre BUSER, 
  • Paul LAGET
  •  • 12 324 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Substrats des processus gnosiques »  : […] Les études structurales tout d'abord, les études fonctionnelles ensuite, en particulier cliniques, ont depuis longtemps proposé des schémas des opérations de connaissance du monde extérieur. C'est P. E. Flechsig (1896) puis C. Vogt (1909) qui, les premiers, insistèrent à partir de leurs études myéloarchitectoniques, sur l'opposition entre des aires primaires (réceptrices ou motrices) et d'autres t […] Lire la suite

LAENNEC RENÉ THÉOPHILE HYACINTHE (1781-1826)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET, 
  • Universalis
  •  • 830 mots
  •  • 1 média

Médecin français d’origine bretonne. Né à Quimper en 1781, René - Théophile-Hyacinthe Laennec commence ses études médicales auprès de son oncle Guillaume Laennec, médecin-chef des hôpitaux de Nantes (1796) et les achève à Paris où il suit l'enseignement de Corvisart à l'hôpital de la Charité. Docteur en médecine en 1804, il est, en 1812, chef de service à l'hôpital Beaujon, puis à la Salpêtrière e […] Lire la suite

MOREAU DE TOURS JACQUES (1804-1884)

  • Écrit par 
  • Jacques POSTEL
  •  • 665 mots

Psychiatre français. Moreau fit ses études de médecine à Tours puis à Paris, où il apprit la psychiatrie dans le service d'Esquirol dont il fut l'interne. Il soutient sa thèse en 1830 sur « L'Influence du physique relativement au désordre des facultés intellectuelles et en particulier dans cette variété de délire désignée par M. Esquirol sous le nom de monomanie ». Après un voyage de trois ans en […] Lire la suite

MORGAGNI GIAMBATTISTA (1682-1771)

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 694 mots

Médecin italien du xviii e  siècle, Giovanni-Battista ou Giambattista Morgagni (Jean-Baptiste Morgagni en français) fut un pionnier de l’anatomie pathologique qui démontra l'intérêt de l'étude des lésions anatomiques d’un patient et de leur confrontation avec les manifestations cliniques de sa maladie. Entre le xvi e et le xviii e  siècle, la médecine enseignée dans les universités des villes du […] Lire la suite

NEUROLOGIE

  • Écrit par 
  • Raymond HOUDART, 
  • Hubert MAMO, 
  • Jean MÉTELLUS
  • , Universalis
  •  • 30 241 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Le XIXe siècle et la méthode anatomoclinique »  : […] Au xix e  siècle, bon nombre de travaux neurologiques voient le jour ; Charles Bell sur le champ de bataille de Waterloo, excellent dessinateur, fixe dans de rapides esquisses les traits des diverses paralysies ; François Magendie démontre les fonctions de la moelle et la sensibilité récurrente des racines antérieures ; ailleurs, Pierre Flourens prouve la fonction coordinatrice du cervelet. Enfin, […] Lire la suite

PHYSIOLOGIE ANIMALE (histoire de la notion)

  • Écrit par 
  • Georges CANGUILHEM
  •  • 4 777 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Physiologie et pathologie »  : […] Mais à trop insister sur ce que l'essor de la physiologie au xix e siècle doit aux recherches de laboratoire, on s'exposerait à ne pas comprendre l'ordre – ou le désordre – historique selon lequel les physiologistes ont rencontré ou choisi les problèmes qu'ils se sont attachés à bien poser et à résoudre. On ne doit ni oublier ni sous-estimer le fait que la physiologie est initialement une discipl […] Lire la suite