MÉTÉORES

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Les hydrométéores

Les hydrométéores sont constitués de particules d’eau, liquides ou solides, qui peuvent être suspendues ou tomber dans l’atmosphère, être emportées par le vent de la surface terrestre, ou se déposer sur divers objets. Ainsi, les couches d’eau, de glace ou de neige étendues au sol ne sont pas considérées comme des hydrométéores.

Les particules en suspension

Le nuage est un hydrométéore en suspension dans l'atmosphère, composé de particules d'eau liquide ou de glace (sous forme de dendrites, aiguilles, colonnes, plaquettes), ou des deux à la fois, et ne touchant généralement pas le sol. Il peut également comporter des particules liquides ou solides d’origines diverses (vapeurs industrielles, fumées, poussières…). Dans la classification internationale, les nuages sont répartis en dix genres qui tiennent compte de leur forme et de l'altitude à laquelle ils apparaissent. On distingue ainsi les cirrus, les cirrocumulus, les cirrostratus, les altocumulus, les altostratus, les nimbostratus, les stratocumulus, les stratus, les cumulus et les cumulonimbus. Par ailleurs, cette classification comporte également une subdivision en « espèces », « variétés », « particularités supplémentaires », « nuages annexes » et « nuages spéciaux » qui fournit une information sur leurs dimensions, leur structure interne, leur transparence, leurs éventuelles protubérances, etc. Redoutés lorsqu'ils provoquent des inondations, des chutes de grêle, la foudre, des coups de vent ou des tornades, les nuages sont cependant, le plus souvent, souhaités et attendus : ils fournissent la pluie qui arrose les champs et s’oppose à la sécheresse ; ils apportent la neige qui recouvre les montagnes et les pistes de ski tout en accumulant des réserves d'eau récupérables pendant les périodes plus chaudes et plus sèches.

Les nuages ont été classés pour la première fois parmi les météores dans l’Atlas international des nuages et autres météores publié en 1975 mais, dans certains ouvrages, comme le dictionnaire Larousse, un météore continue à désigner tout phénomène observé dans l'atmosphère, à l'exception des nuages.

Le brouillard est une suspension dans l'atmosphère de très petites gouttelettes d'eau, en général microscopiques (quelques dixièmes de micromètres à quelques micromètres), réduisant la visibilité à la surface du globe. Lorsque la visibilité horizontale est supérieure au kilomètre, les termes « brume » ou « brouillard léger » sont parfois utilisés. Les brouillards sont classés en fonction des mécanismes qui ont conduit à leur formation. On distingue ainsi les brouillards d’évaporation, de mélange, de rayonnement, d’advection (déplacement horizontal d’une masse d’air) et de détente.

Le brouillard glacé est un brouillard dû à la suspension dans l'atmosphère de très nombreuses et minuscules particules de glace (entre 2 et 30 micromètres) réduisant la visibilité à la surface du globe. Il s'observe aux latitudes élevées, habituellement par temps clair et calme, lorsque la température est inférieure à – 30 °C, le plus souvent dans les régions riches en vapeur d’eau produite par les activités humaines.

Les précipitations

À l’exception du poudrin de glace (voir infra) qui tombe par ciel clair, les hydrométéores précipitants prennent naissance dans les nuages. Ils sont constitués d’eau liquide, de cristaux de glace ou de particules givrées. Les précipitations associées peuvent atteindre la surface de la Terre ou s’évaporer complètement en tombant sous forme de virgas, des traînées verticales ou obliques, attenantes à la base d’un nuage et n’atteignant pas la surface terrestre. Elles peuvent être assez uniformes (intermittentes ou continues) ou se présenter sous forme d'averses se caractérisant le plus souvent par une forte intensité et par la soudaineté de leur début et de leur fin. Les averses ne tombent que des nuages associés à un fort mouvement vertical (cumulonimbus et cumulus), alors que les précipitations uniformes tombent le plus souvent d’altostratus et de nimbostratus.

Poudrin de glace

Photographie : Poudrin de glace

De minuscules cristaux de glace, du poudrin de glace, forme une sorte de nuage autour de cette île antarctique. 

Crédits : Greg Dimijian/ Science Source/ Getty Images

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Types de nuages associés aux types d’hydrométéores précipitants

Tableau : Types de nuages associés aux types d’hydrométéores précipitants

Les hydrométéores précipitants ne sont pas tous associés aux mêmes types de nuages. C'est ainsi que les averses ne sont associées qu'aux cumulus et cumulonimbus. La probabilité de précipitation varie aussi avec le type de nuage. Certains hydrométéores précipitants, comme le poudrin,... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les précipitations liquides

Les précipitations liquides sont la bruine et la pluie. La bruine est constituée de gouttes d’eau, petites et rapprochées les unes des autres, dépassant rarement 0,5 millimètre de diamètre. Dans le cas de la pluie, les gouttes sont le plus souvent comprises entre 0,2 et 3 ou 4 millimètres, mais peuvent atteindre 6 millimètres. Elles ont une taille moyenne d'environ 2 millimètres, soit près de cent fois la dimension d’une gouttelette de nuage. Les plus grosses ont des vitesses terminales de chute supérieures à 30 km/h et sont fréquentes dans les averses génératrices de crues éclair. Lorsque les nuages contiennent d’importantes quantités de fines particules de sable ou de poussière provenant des régions désertiques ou d'une éruption volcanique, la pluie peut être chargée de boue. Quand le nuage a été le siège d’une trombe ou d’une tornade, on observe parfois des animaux, le plus souvent des poissons ou des grenouilles, mêlés aux précipitations qui l’accompagnent. Ce phénomène, bien que peu fréquent, est régulièrement décrit.

Pluie de grenouilles

Photographie : Pluie de grenouilles

Lors du passage d'une trombe sur une étendue d'eau, il arrive que des poissons, des grenouilles et d'autres êtres vivants soient aspirés avant de retomber plus loin sous forme d'une « pluie de poissons ou de grenouilles ». Cette gravure, extraite du Prodigiorum ac ostentorum chronicon... 

Crédits : Oxford Science Archive/ Print Collector/ Getty Images

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Lorsque la température des gouttes d’eau liquide qui les composent est inférieure à 0 °C, on parle alors de bruine surfondue et de pluie surfondue.

Symboles représenant les hydrométéores autres que les nuages

Tableau : Symboles représenant les hydrométéores autres que les nuages

Ce tableau indique les symboles utilisés sur les cartes météorologiques pour représenter les hydrométéores autres que les nuages. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les précipitations de cristaux de glace

Les précipitations de cristaux de glace sont le poudrin de glace et la neige. Le poudrin de glace tombe par ciel clair. Il est constitué de minuscules cristaux, si ténus qu’ils semblent en suspension dans l’atmosphère. La neige, en revanche, est générée par des nuages. Elle est composée de cristaux isolés ou soudés qui s'agglomèrent en flocons dont la taille est généralement comprise entre 2 et 5 millimètres, mais atteint parfois 2 centimètres. Leur vitesse de chute est de l'ordre du mètre par seconde. On distingue trois types de neige selon la quantité d'eau liquide qu'elle contient :

– la neige « sèche », légère et poudreuse, souvent observée par une température nettement inférieure à 0 0C ;

– la neige « humide », ou collante, qui tombe par température légèrement positive ;

– la neige « mouillée » et lourde qui contient beaucoup d'eau liquide et tombe par une température généralement comprise entre + 1 0C et + 3 0C.

Les précipitations de particules givrées

Les précipitations de particules givrées se forment dans des nuages composés à la fois d'eau liquide et de glace, lorsque les particules de glace (dendrites, aiguilles, plaquettes, gouttes congelées, etc.) peuvent grossir en collectant des gouttelettes d’eau liquide surfondue qui congèlent à leur contact. Ce mécanisme est dénommé croissance par accrétion (ou par givrage).

Lorsque l’air est très froid et les gouttelettes peu nombreuses, le givrage est rapide, l’eau liquide congèle instantanément au moment du contact avec la particule de glace, ce qui [...]

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Poudrin de glace

Poudrin de glace
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Types de nuages associés aux types d’hydrométéores précipitants

Types de nuages associés aux types d’hydrométéores précipitants
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Pluie de grenouilles

Pluie de grenouilles
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Symboles représenant les hydrométéores autres que les nuages
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Pour citer l’article

Jean-Pierre CHALON, « MÉTÉORES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 novembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/meteores/