MÉTAUXMétallogénie

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Contrôles et guides

L'apparition d'une concentration minérale anormalement élevée au point de vue géochimique, la situation même d'un gisement métallifère, etc., sont toujours en relation avec certains faits géologiques spécifiques, dits contrôles. Ces contrôles sont de nature, d'ordre, d'importance différents et variés. Certains n'ont qu'une valeur plus ou moins locale et ne s'appliquent qu'à un district minier, ou même seulement à une partie de gisement. D'autres, au contraire, ont une importance régionale et s'appliquent à un groupe de districts, ou à une aire. D'autres, enfin, ont une valeur générale et quasi universelle : par exemple, les gisements de chromite, dans leur très grande majorité, sont associés dans le monde à des hyperbasites. Les deux derniers types de contrôles s'apparentent aux métallotectes.

Les contrôles locaux, d'abord, mis en évidence dans certains secteurs, dans certains gisements ou districts, d'une part, puis les contrôles régionaux reconnus ensuite dans une région, qui devient de référence, d'autre part, constituent autant de guides lors de l'étude et de la prospection soit des régions voisines, soit de régions géologiquement (c'est-à-dire pétrographiquement, paléogéographiquement, structuralement, tectoniquement, minéralogiquement...) analogues.

Ces deux notions de contrôles-métallotectes et de guides sont fondamentales en métallogénie, en géologie minière et en prospection minière. Si le hasard, les heureux concours de circonstances ou la chance ont, jadis, pu amener la découverte de gisements affleurants importants, seule, aujourd'hui, la bonne connaissance des guides de la minéralisation considérée peut amener celle, systématique, des gisements non affleurants encore inconnus.

Dans le cas des dépôts syngénétiques sédimentaires, l'horizon minéralisé, son toit ou son mur s'ils ont des caractères particuliers, ou tout niveau repère bien défini stratigraphiquement par rapport à l'horizon minéralisé, constitue le guide direct à chercher. Généralement, on peut parler plutôt de guide litho-stratigraphique.

Dans le cas des dépôts syngénétiques [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 7 pages

Écrit par :

  • : docteur ès sciences, chargé de recherche au C.N.R.S.

Classification

Autres références

«  MÉTAUX  » est également traité dans :

MÉTAUX - Vue d'ensemble

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre LÉVIS
  •  • 333 mots

Le groupe des métaux rassemble environ soixante-quinze éléments de la table périodique dont il occupe toute la partie gauche. Structurellement, les métaux se définissent comme les éléments comportant moins de quatre électrons sur la couche électronique de valence. Comme ces électrons sont facilement perdus pour former l'octet stable, les métaux se caractérisent fondamentalement comme donneurs d'él […] Lire la suite

MÉTAUX - Gisements métallifères

  • Écrit par 
  • Marie-José PAVILLON
  •  • 7 825 mots
  •  • 5 médias

L'utilisation des métaux contenus dans les roches a été, dès la fin du Néolithique, une préoccupation de l'homme. La recherche des métaux natifs d'abord, des minerais ensuite, remonte donc fort loin. Plus près de nous, les Grecs et les Romains se révélèrent des exploitants habiles, et de nombreuses mines renferment des vestiges de ces époques.Jusque vers 1930, seuls les corps minéralisés à forte t […] Lire la suite

MÉTAUX - Métaux alcalins

  • Écrit par 
  • Jean PERROTEY
  •  • 3 043 mots
  •  • 4 médias

Les métaux alcalins – lithium, sodium, potassium, rubidium, césium et francium – constituent les éléments de la première colonne du tableau de classification périodique . Ils doivent leur nom à la propriété qu'ils ont de donner avec l'eau des bases fortes, ou « alcalis ». Cette famille chimique est particulièrement homogène ; les propriétés des différents métaux varient peu de l'un à l'autre, et […] Lire la suite

MÉTAUX - Métaux alcalino-terreux

  • Écrit par 
  • Jean PERROTEY
  •  • 2 581 mots
  •  • 2 médias

Les métaux alcalino-terreux constituent la deuxième colonne du tableau de classification périodique des éléments. On peut distinguer les alcalino-terreux vrais  – calcium, strontium, baryum, radium – et deux éléments plus légers – béryllium et magnésium –, qui présentent des particularités propres. Ce double nom d'alcalino-terreux trouve son origine dans les propriétés des oxydes, qui furent les p […] Lire la suite

MÉTAUX - Métaux de transition

  • Écrit par 
  • André CASALOT
  •  • 2 160 mots
  •  • 2 médias

Les cinquante-six éléments chimiques dits de transition actuellement connus comportent tous, soit à l'état d'élément simple, soit dans un état oxydé stable, une sous-couche électronique d ou f partiellement remplie. L'existence de niveaux profonds incomplets leur confère des propriétés voisines. À l'état de corps simples, ils se caractérisent par un haut poi […] Lire la suite

MÉTAUX - Superplasticité des métaux

  • Écrit par 
  • Georges CIZERON
  •  • 6 868 mots
  •  • 11 médias

L'une des propriétés principales de l'état métallique est l'aptitude à la déformation sous l'effet d'une contrainte . Selon la valeur de celle-ci, la déformation résultante peut être élastique , c'est-à-dire qu'elle se résorbe si la contrainte cesse d'être appliquée, ou plastique , le solide conservant dans ce cas une déformation permanente après que la sollicitation mécanique a été supprimée. On […] Lire la suite

ACIDES & BASES

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER, 
  • Pierre SOUCHAY
  •  • 12 609 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Solvant plus basique que l'eau : l'ammoniac liquide »  : […] La structure de l'ammoniac liquide, qui bout à — 33  0 C, rappelle beaucoup celle de l'eau, en raison de l'existence de liaisons hydrogène. Il s'ionise suivant : K e  = [NH 4 + ] [NH 2 — ] est de l'ordre de 3 × 10 —33 . La limite inférieure de l'échelle d'acidité est par rapport à l'eau : 11,8 (acides BH + ) et 7,7 (acides HA) ; la limite supérieure est très élevée, puisque l'échelle doit s'étendr […] Lire la suite

AGRÉGATS, physico-chimie

  • Écrit par 
  • Jean FARGES, 
  • Rémi JULLIEN
  •  • 1 608 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Structure électronique des agrégats métalliques »  : […] Dans un agrégat métallique suffisamment petit, les électrons de conduction ne peuvent plus sauter d'un état quantique à l'autre car la différence d'énergie entre deux états successifs (qui varie comme 1/N) devient plus grande que l'énergie thermique. Par conséquent, lorsque la valence du métal considéré est impaire, le dernier état occupé (niveau de Fermi) comprend un seul électron quand N est imp […] Lire la suite

ALLIAGES

  • Écrit par 
  • Jean-Claude GACHON
  •  • 7 350 mots
  •  • 5 médias

Les alliages représentent une illustration matérielle du vieux dicton « l'union fait la force ». L'homme a toujours cherché des matériaux plus performants à l'utilisation, plus faciles à fabriquer ou à mettre en œuvre et plus économiques. Les alliages métalliques sont particulièrement importants dans la société humaine, et ce depuis l'Âge du bronze. Les métaux de grande pureté (99,99 p. 100 en p […] Lire la suite

ALUMINIUM

  • Écrit par 
  • Robert GADEAU, 
  • Robert GUILLOT
  •  • 9 640 mots
  •  • 19 médias

Bien qu'il ne soit passé dans le domaine industriel qu'à la fin du xix e  siècle, après la découverte par Paul Louis Toussaint Héroult et Charles Martin Hall du procédé de fabrication par électrolyse, l'aluminium est devenu le premier des métaux non ferreux. Sa légèreté, son inaltérabilité pratique, sa bonne conductibilité électrique et thermique, sa facilité de décoration et la grande résistance […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Guy TAMAIN, « MÉTAUX - Métallogénie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 mai 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/metaux-metallogenie/