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Les textes archaïques

Les plus anciennes traces d’écriture apparaissent vers 3500 avant l’ère commune dans les cités d’Uruk (Mésopotamie du Sud) et de Suse (ouest de l’Iran actuel). Deux thèses s’opposent concernant l’invention de l’écriture : l’une, défendue par Denise Schmandt-Besserat, met l’accent sur la continuité entre l’écriture et des systèmes de compte au moyen d’objets d’argile de formes variées, plus anciens, attestés dès le Ve millénaire au Proche-Orient ; l’autre, défendue par Jean-Jacques Glassner, met l’accent sur le caractère fondamentalement innovant, voire révolutionnaire, de l’écriture.

Les premiers écrits, qui ne sont pas encore complètement déchiffrés, sont essentiellement des signes numériques et métrologiques tracés sur des tablettes d’argile. Ils reflètent le plus souvent des systèmes d’enregistrement de biens tels que grain, bière ou bétail, ou fournissent parfois les dimensions de vastes territoires. La fonction de ces écrits a pu être d’ordre économique, politique ou juridique.

Si l’on admet que toute procédure de quantification est mathématique (au sens large), on peut considérer que les mathématiques en Mésopotamie commencent avec l’écriture. L’encyclopédie du CDLI affirme que le « plus ancien texte mathématique connu » est une tablette d’Uruk, datée de 3350 avant notre ère environ, contenant les dimensions de domaines de forme quadrangulaire de plus de 6 kilomètres de côté.

Des textes incontestablement mathématiques datent des dynasties archaïques : il s’agit de cinq tables fournissant l’aire de carrés ou de rectangles selon leurs dimensions. La période historique dite des dynasties archaïques, appelée aussi des cités-États, couvre une bonne partie du IIIe millénaire (2900-2340 environ). Une trentaine de cités-États se disputaient alors le contrôle de la basse plaine mésopotamienne et entretenaient des relations complexes, alternant phases d’hostilité et de diplomatie. Les enjeux territoriaux étaient cruciaux, et certaines inscriptions royales donnent des estimatio [...]


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L’histoire de la Mésopotamie du Sud : périodisation

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Provenance et nombre approximatif des tablettes mathématiques parvenues jusqu’à nous

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Notation sexagésimale positionnelle dans l’écriture cunéiforme

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Les écoles de scribes à l’époque paléo-babylonienne

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Écrit par :

  • : docteure ès histoire des sciences, habilitée à diriger des recherches, directrice de recherche au CNRS, université Paris-VII-Denis-Diderot

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Pour citer l’article

Christine PROUST, « MÉSOPOTAMIE - Les mathématiques », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/mesopotamie-les-mathematiques/