MERCURE, planète

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Mercure

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Mercure vue par Mariner-10

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Morphologie générale

Quelle que soit la résolution des images, l'élément morphologique dominant mis en évidence par les missions spatiales est le cratère. Il en existe de toutes tailles : le plus grand, le bassin Caloris, a un diamètre de 1 550 kilomètres ; sur les photographies à très haute résolution, on distingue une multitude de cratères d'un diamètre voisin de 200 mètres ; des mesures indirectes, comme celle de la polarisation de la lumière réémise par Mercure, montrent que le sol est criblé de cratères dont le diamètre descend jusqu'à 1 micromètre.

L'étude morphologique des cratères révèle, malgré la variabilité des formes, une grande unité. Au-dessous de 10 kilomètres de diamètre, les cratères ont l'aspect caractéristique des trous d'obus : en forme de bol d'une profondeur comprise entre le cinquième et le dixième du diamètre, ils sont entourés d'une couronne de débris nommés éjecta. Entre 10 et 20 kilomètres de diamètre, les cratères quittent progressivement cette forme pour adopter un fond plus ou moins plat. À partir de 20 kilomètres de diamètre, ils ont tous un fond plat avec, au centre, l'ébauche d'un piton. Entre 20 et 150 kilomètres de diamètre, la couronne d'éjecta se développe et le piton devient de plus en plus net et important. Dans les cratères de 150 à 200 kilomètres de diamètre, il s'élargit et tend à devenir un anneau. Au-delà de 200 kilomètres de diamètre, les cratères, nommés alors bassins, présentent un ou plusieurs anneaux concentriques, sauf quand, postérieurement à leur formation, ils ont été remplis par des matériaux volcaniques. Tous ces caractères (éjecta, variation de forme en fonction du diamètre, etc.) se retrouvent dans les moindres détails sur la Lune et sur une centaine de cratères terrestres pour lesquels des études in situ (qui permettent par exemple de retrouver des fragments de météorite) ont prouvé qu'il s'agissait de cratères d'impact. Le passage de la forme simple (bol) à une forme plus complexe s'explique par des phénomènes de rebond immédiatement [...]

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Écrit par :

  • : professeur de géologie à l'École normale supérieure de Lyon

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Pour citer l’article

Pierre THOMAS, « MERCURE, planète », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mercure-planete/