MEMBRANES CELLULAIRES (DYNAMIQUE DES)

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Première observation microscopique de la structure de l'écorce d'un arbre (1655)

Première observation microscopique de la structure de l'écorce d'un arbre (1655)
Crédits : Bettmann/ Getty Images

photographie

Le modèle dit de mosaïque fluide des membranes par Singer et Nicholson

Le modèle dit de mosaïque fluide des membranes par Singer et Nicholson
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Les radeaux lipidiques (lipid rafts), une sous-organisation de la membrane

Les radeaux lipidiques (lipid rafts), une sous-organisation de la membrane
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les mouvements de la membrane révélés par le métabolisme du cholestérol

Les mouvements de la membrane révélés par le métabolisme du cholestérol
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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On a longtemps tenu la membrane plasmique, qui entoure toute cellule, pour être essentiellement ce qui sépare l'intérieur de l'extérieur de la cellule. On la dotait simplement de la capacité de faire transiter les molécules nécessaires à la vie cellulaire. En réalité, la membrane plasmique est le siège de remaniements permanents qui mettent en contact l'intérieur et l'extérieur de la cellule sans pour autant rompre le nécessaire isolement des deux milieux. Elle est en outre le lieu où l'information propagée par des messagers moléculaires extracellulaires est reconnue par une cellule, interprétée, puis convoyée vers l'intérieur de la cellule, jusqu'aux gènes du noyau.

Première observation microscopique de la structure de l'écorce d'un arbre (1655)

Première observation microscopique de la structure de l'écorce d'un arbre (1655)

Photographie

En 1655, le Britannique Robert Hooke (1635-1703) rassemble dans son ouvrage Micrographia, ses observations faites sous le microscope. Parmi celles-ci se trouve le dessin d'une coupe fine de l'écorce d'un arbre. On y voit des alvéoles serrées les unes contre les autres que l'on baptise «cell»... 

Crédits : Bettmann/ Getty Images

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Jusqu'à l'utilisation en biologie de la microscopie électronique, à la fin des années 1940, une cellule animale ou végétale apparaissait comme une sorte de sac d'enzymes dissoutes dans le « suc » cytoplasmique. Dans ce sac, cerné par la membrane plasmique qui sépare l'extérieur de l'intérieur de la cellule, flottaient de nombreux organites comme le noyau ou les mitochondries. Les coupes colorées révélaient d'autres organites, comme les saccules de l'appareil de Golgi. La microcinématographie montrait que le cytoplasme était le siège de mouvements internes ressemblant à une agitation aléatoire. La cellule ne semblait connaître une organisation interne précise qu'au moment de sa division. La microscopie électronique a montré que, en fait, loin d'être inorganisée, la cellule est au contraire très fortement structurée par des réseaux de membranes en contact les uns avec les autres, reliant les organites et s'ouvrant à l'extérieur si nécessaire. Cet étonnement initial des biologistes a été suivi de la découverte de niveaux croissants d'organisation interne de la cellule, en particulier dans les membranes, et par celle des nombreux mouvements qui animent ces dernières et qui sont coordonnés par une structure interne, le cytosquelette. On est ainsi passé de la représentation de la [...]

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Écrit par :

  • : chercheur en histoire des sciences, université Paris-VII-Denis-Diderot, ancien chef de service à l'Institut Pasteur

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Pour citer l’article

Gabriel GACHELIN, « MEMBRANES CELLULAIRES (DYNAMIQUE DES) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/membranes-cellulaires-dynamique-des/