MÉCANIQUELiaisons mécaniques

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Différents types de liaisons mécaniques

Les liaisons existant entre deux pièces adjacentes peuvent être rigides ou élastiques, complètes ou partielles, démontables ou non démontables.

Une liaison rigide assure aux pièces assemblées une position relative bien déterminée, constante dans le temps, quelles que soient la nature et l'intensité des sollicitations extérieures, dans les conditions normales d'utilisation. Une liaison élastique permet, au contraire, un déplacement relatif limité des pièces assemblées. La position relative des pièces est fonction de l'intensité des sollicitations extérieures. Ce type de liaison permet d'amortir les chocs et de réduire les vibrations provoquées par des sollicitations variables dans le temps.

On dit qu'une liaison est complète quand elle s'oppose à tout déplacement relatif des pièces assemblées. Elle est partielle et constitue alors un guidage si elle ne s'oppose qu'à certains déplacements relatifs en laissant subsister certaines libertés de mouvements relatifs.

Une liaison est non démontable si elle ne peut être supprimée sans destruction ou détérioration définitive de l'une au moins des pièces assemblées. Elle est démontable dans le cas contraire. Lorsqu'une liaison se prête facilement à des démontages rapides et fréquents, elle est dite temporaire.

Degré de liberté des liaisons

Considérons un solide indéformable S′, un point A de ce solide et un référentiel (AX′, AY′, AZ′) qui lui est lié. La position de S′ par rapport à un référentiel (OX, OY, OZ) est parfaitement définie quand on connaît, d'une part, les coordonnées X, Y, Z du point A, ces coordonnées correspondant à trois translations respectivement parallèles à OX, OY, OZ qui amènent le point A en O, et, d'autre part, les angles α, β, γ, dont il faut faire tourner le solide, respectivement autour de AX′, AY′, AZ′ pour amener ces axes à être parallèles à OX, OY, OZ.

Position d'un solide

Dessin : Position d'un solide

Dessin

Position d'un solide S' par rapport au référentiel OX, OY, OZ. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

La position du solide indéformable S′ est donc définie par six paramètres (trois coordonnées et trois angles). Un solide libre possède six degrés de liberté, ce qui signifie qu'en absence de tout contact extérieur il [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 14 pages

Médias de l’article

Position d'un solide

Position d'un solide
Crédits : Encyclopædia Universalis France

graphique

Emboîture trou-trait-plan

Emboîture trou-trait-plan
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Liaisons incomplètes à deux degrés de liberté

Liaisons incomplètes à deux degrés de liberté
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Liaison incomplète à trois degrés de liberté

Liaison incomplète à trois degrés de liberté
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Afficher les 12 médias de l'article


Écrit par :

  • : ingénieur des Arts et Métiers, ancien sous-directeur de l'Institut supérieur des matériaux et de la construction mécanique, Saint-Ouen

Classification

Autres références

«  MÉCANIQUE  » est également traité dans :

MÉCANIQUE - Histoire de la mécanique

  • Écrit par 
  • Pierre COSTABEL
  •  • 6 180 mots
  •  • 3 médias

« Au commencement était la mécanique. » Ce mot du physicien allemand Max von Laue dans son Histoire de la physique (1953 ; trad. de Geschichte der Physik, 1946) est profondément vrai.L'homo faber a multiplié depuis des temps immémoriaux les moyens d'agir en […] Lire la suite

MÉCANIQUE - Mécanique analytique

  • Écrit par 
  • Francis HALBWACHS, 
  • Jean-Marie SOURIAU
  •  • 3 807 mots
  •  • 1 média

La mécanique analytique représente une approche de la mécanique rationnelle qui s'est développée, à partir des travaux de Maupertuis (1744), dans un certain isolement par rapport aux autres branches de la mécanique et de la physique. Le point de départ en est le « principe de moindre action », qui permet de déterminer le mouvement d'un point matériel dans un champ de forces. Si on considère le mo […] Lire la suite

MÉCANIQUE - Mécanismes

  • Écrit par 
  • Robert LE BORZEC
  •  • 1 832 mots
  •  • 9 médias

L'énergie doit généralement se présenter sous forme mécanique pour être utilisée ou transformée, c'est-à-dire comprendre un mouvement et un effort. Le moteur effectue la transformation de l'énergie électrique, potentielle, thermique, etc., en énergie mécanique caractérisée par une certaine puissance ; le récepteur effectue la transformation réciproque. Les […] Lire la suite

ACTION & RÉACTION, physique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc LÉVY-LEBLOND
  •  • 1 491 mots

Dans le chapitre « Le principe de moindre action »  : […] L'aire sémantique très large du terme va le conduire, toujours dans le cas de la physique, à d'autres emplois, plus profonds sans doute. « La Nature dans la production de ses effets agit toujours par les moyens les plus simples. [...] Lorsqu'il arrive quelque changement dans la nature, la quantité d'action nécessaire pour ce changement est la plus petite qu'il soit possible. [...] Notre principe […] Lire la suite

BALISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean GARNIER
  •  • 2 103 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Balistique extérieure »  : […] La balistique extérieure peut être considérée comme une branche de la mécanique rationnelle. À ce titre, elle cherche à mettre sous forme d'équation le mouvement d'un projectile tiré par une bouche à feu ou celle d'un missile autopropulsé. L'étude comporte le mouvement du centre de gravité du projectile et son mouvement autour de son centre de gravité. […] Lire la suite

CAUSALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 12 999 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le principe de causalité dans la physique classique »  : […] Schématiquement, c'est la forme de la trajectoire des astres (planètes, Soleil, étoiles) qui est le premier objet de la physique mathématique. Cette description du déplacement des planètes culmine dans l'œuvre de Ptolémée et, quatorze siècles plus tard, de Copernic. L'astronomie ne formule pas d'hypothèse sur la nature des astres ni sur les causes de leur mouvement : elle en étudie la forme et la […] Lire la suite

CINÉMATIQUE

  • Écrit par 
  • Michel CAZIN, 
  • Jeanine MOREL
  •  • 5 734 mots
  •  • 10 médias

La cinématique est la théorie qui, à l'intérieur de la mécanique, a pour objet la description des mouvements des systèmes matériels. Deux notions sont absolument indispensables à l'élaboration de la cinématique sous sa forme classique : celle de solide invariable et celle de temps. Muni d'un espace euclidien dans lequel il peut mesurer des longueurs et situer des points géométriques et des solid […] Lire la suite

CINÉTIQUE DES FLUIDES THÉORIE

  • Écrit par 
  • Jean-Loup DELCROIX
  •  • 10 017 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Collision binaire élastique »  : […] Pour décrire une collision binaire élastique, on peut tout d'abord utiliser les méthodes de la mécanique classique, non relativiste. On assimile les deux particules qui entrent en collision à des masses ponctuelles qui interagissent par l'intermédiaire d'une force centrale dérivant d'un potentiel Φ( r ) ; celui-ci ne dépend que de la distance r entre les deux particules 1 et 2. On obtient alors l […] Lire la suite

COUPLE, mécanique

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 134 mots

Système de deux forces antiparallèles (même direction et sens opposé), de même grandeur, agissant en deux points distincts . Un couple est caractérisé par son moment C , qui est égal au produit de la grandeur commune des forces par la distance entre leurs supports. Le seul effet d'un couple est de créer ou d'empêcher un mouvement de rotation ; l'accélération angulaire d'un solide sur lequel s'appl […] Lire la suite

DELAUNAY CHARLES EUGÈNE (1816-1872)

  • Écrit par 
  • Bruno MORANDO
  •  • 593 mots

Né à Lusigny (Aube), l'astronome français Charles Eugène Delaunay meurt accidentellement à Cherbourg, noyé au cours d'une promenade en barque. Son père, géomètre, et sa mère, fille de cultivateur, s'établirent à Ramerupt en 1818. Charles Delaunay fit ses études au collège de Troyes et entra à l'École polytechnique en 1834. Il en sortit major en 1836 et opta pour l'École des mines. Ayant reçu, à ti […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Armand GIET, « MÉCANIQUE - Liaisons mécaniques », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 décembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/mecanique-liaisons-mecaniques/