JACOB MAX (1876-1944)

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Le personnage

Né à Quimper, où il fait de brillantes études, Max Jacob entre à l'École coloniale de Paris, l'abandonne deux ans plus tard, se risque à la critique d'art, veut être peintre, rencontre Pablo Picasso, André Salmon et Guillaume Apollinaire, publie des contes pour enfants – Histoire du roi Kaboul Ier et du marmiton Gauvain (1903), Le Géant du Soleil (1904) –, campe dans la misère à bord du Bateau-Lavoir, au 7, rue Ravignan, a une première vision du Christ en 1909, écrit des ouvrages d'inspiration religieuse – Saint Matorel (1911), Œuvres burlesques et mystiques du frère Matorel (1912) –, réussit à se faire baptiser en 1915, après une seconde vision du Christ, édite à compte d'auteur Le Cornet à dés, en 1917. Désormais, le rythme de ses productions – gouaches, dessins, poèmes, romans, méditations, fantaisies – s'accélère ; il se retire à Saint-Benoît-sur-Loire de 1921 à 1928, vit à Paris de 1928 à 1937, revient à Saint-Benoît où il est arrêté par la Gestapo, comme Juif, le 24 février 1944, et meurt, quelques jours après, le 5 mars, à Drancy.


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Max Jacob

Max Jacob
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Portrait de Max Jacob, A. Modigliani

Portrait de Max Jacob, A. Modigliani
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Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université de Paris-I-Sorbonne

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TOULOUSE ROGER (1918-1994)

  • Écrit par 
  • Guy BELOUET
  •  • 615 mots

En 1936, Max Jacob dépose un petit mot chez le libraire orléanais qui expose quelques toiles à sa devanture, à l'intention de leur auteur : « Monsieur, votre peinture m'intéresse, venez à Saint-Benoît ». Il venait à l'instant même de découvrir Roger Toulouse. Le choc de la rencontre entre les deux hommes fut décisif, et durable l'amitié complice entre le jeune homme alors âgé de dix-huit ans et le […] Lire la suite

Pour citer l’article

Yvon BELAVAL, « JACOB MAX - (1876-1944) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/max-jacob/