LÜPERTZ MARKUS (1941-    )

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en 1941 à Liberec en Bohême pendant la Seconde Guerre mondiale, Markus Lüpertz se forme à la peinture dans les années 1960, à Düsseldorf. Il s'installe peu après à Berlin où il ouvre sa propre galerie et expose ses premières toiles. En 1962, il commence la série de ses peintures dithyrambiques, expressionnistes et matiéristes en pleine vague pop et conceptuelle. Il écrit, en 1966, L'Art qui reste lui-même : le Manifeste dithyrambique, véritable apologie de la « peinture-peinture » et hommage aux poèmes de Nietzsche, Dithyrambes de Dionysos. Sa peinture lyrique et figurative tranche alors singulièrement avec la production courante, mais ne doit rien à l'impulsivité abstraite de ses prédécesseurs américains. Lüpertz exécute en effet de nombreuses études préparatoires à la gouache avant d'élaborer ses grandes peintures. À partir de 1969, il se lance dans la réalisation de toiles de grands formats, natures mortes n'hésitant pas à intégrer des vestiges de la Seconde Guerre mondiale (casques de l'armée ou manteaux de la Wehrmacht). Il joue ainsi sur la culpabilité du public allemand et produit une peinture provocante, même si elle reste de facture classique. Explorant de surcroît la tradition culturelle nationale, elle ne recueille pas les faveurs critiques en ce début des années 1970 marquées par l'art conceptuel, la dématérialisation et le minimalisme. La Dokumenta 6 de Kassel, qui eut lieu en 1977, consacra ce nouvel élan pictural, de Bacon à Baselitz, de Lüpertz à Penck, annonçant le retour à la peinture des États-Unis, de l'Italie et de l'Allemagne au début des années 1980.

Markus Lüpertz est alors étiqueté « néo-fauve », du nom d'un courant baptisé ainsi en 1980 par le critique allemand Wolfgang Becker et qui rassemble Jorg Immendorff et Anselm Kiefer. Déclinés en séries, les thèmes du peintre évoluent, en appellent aux grands mythes et aux œuvres d'anthologie, de Parsifal à Othello en passant par Alice au pays des merveilles. Lüpertz revendique clairement l'influence de Poussin, Corot, [...]

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Écrit par :

  • : critique d'art, historienne de l'art spécialisée en art écologique américain

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MARKUS LÜPERTZ. UNE RÉTROSPECTIVE (exposition)

  • Écrit par 
  • Éric DARRAGON
  •  • 1 099 mots

Le catalogue de l’exposition Markus Lüpertz. Une rétrospective (musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 17 avril-19 juillet 2015) établit avec son lecteur un protocole qu’il n’est pas inutile de souligner. À travers dix questions et réponses, il souligne le rôle que Lüpertz peut tenir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/markus-lupertz-une-retrospective/#i_50322

Pour citer l’article

Bénédicte RAMADE, « LÜPERTZ MARKUS (1941-    ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/markus-lupertz/