MERZ MARIO (1925-2003)

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Le néon spiritualise la matière

Bien que né à Milan, en 1925, c'est à Turin que Merz fera toute sa carrière. Il entame des études de médecine et, durant la Seconde Guerre mondiale, rejoint un groupe de partisans antifascistes, Justice et Liberté. En l945, il est arrêté et commence à dessiner sur toutes sortes de supports. Quelques années plus tard, il aborde la peinture. Les toiles qu'il expose régulièrement, à partir de l954, se singularisent par la surcharge expressive de matière et la violence d'un geste qui s'affirme d'abord en termes d'énergie. « La feuille, déclarera-t-il, était devenue un symbole, le symbole de la totalité organique. » En 1967, il expose une série d'œuvres en toile brute ou en plastique, retenues par des étaux d'acier et transpercées par des tubes de néon. À la fois effet lumineux et signe de transformation permanente, le néon annule la toile en tant qu'icône ; foudroyant l'objet, il le détruit dans sa matérialité. Dès lors il peut se faire éclair de vie dans une rangée de fagots, écriture pour tracer sur un igloo un vers d'Ezra Pound, ou encore chiffre pour inscrire la progression numérique de Fibonacci (principe de calcul emprunté aux Arabes par un mathématicien italien de la fin du xiie siècle, où chaque terme est égal à la somme des deux précédents et où le rapport de deux termes consécutifs tend vers le nombre d'or). Merz l'utilise aussi bien sur des piles de journaux hors d'usage, pour marquer le rapport du temps présent à l'histoire, que pour accompagner l'image du crocodile, autre figure récurrente, sous la forme d'une série de néons (Crocodilus Fibonacci, 1972, Musée national d'art moderne-Centre Georges-Pompidou, Paris), ou encore entre les rails du tramway de Strasbourg et sur la toiture du Mole Antonelliana de Turin. Dans ces installations, il expose également des objets placés en spirale, notamment des tables sur lesquelles sont disposés des fruits qui, par leur évolution naturelle, introduisent dans l'œuvre la dimension du temps réel.

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Dans le chapitre « Rome et Turin : de nouvelles pratiques artistiques  »  : […] C'est à Turin et à Rome que vont se concrétiser, pour l'essentiel, les conditions esthétiques de l'émergence de l'Arte povera. À Turin, ville la plus industrialisée de toute l'Italie, la galerie Sperone réunit en l966, sous le titre Arte abitabile , les artistes Giovanni Anselmo (né en 1934), Alighiero e Boetti (1940-1994) et Michelangelo Pistoletto ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arte-povera/#i_93196

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Dans le chapitre « Des commandes autour des tramways »  : […] Dès 1991, en effet, la Ville de Strasbourg décide de réaliser un accompagnement artistique pour la ligne A de son Tramway. Mario Merz, Barbara Kruger, Jonathan Borofsky et les membres de l'Oulipo sont sélectionnés par le comité d'experts pour intervenir le long de la voie du tram, en travaillant autour de l'idée de la considération de l'autre. En 1998, pour la ligne B, inaugurée en septembre 2000 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-arts-et-culture-l-art-public/#i_93196

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Maïten BOUISSET, « MERZ MARIO - (1925-2003) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mario-merz/