LA FAYETTE MARIE-MADELEINE DE dite MADAME DE (1634-1693)

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L'intelligence du succès

L'époque était de celles où une fortune trop petite, une érudition trop grande et une noblesse médiocre gênaient l'établissement d'une fille. Or, tout homme de goût qu'il fût, son père, Marc Pioche de La Vergne, n'était que simple écuyer. Sans doute Marie-Madeleine, qui naquit à Paris, eût-elle passé son existence parmi nombre d'honnêtes gens plus cultivés que courtisans, si sa mère, Isabelle Pena, n'eût été assez habile pour la pousser dans le monde. Elle lui donne pour parrain Urbain de Maillé, marquis, maréchal de France et beau-frère de Richelieu ; pour marraine, Marie-Madeleine de Vignerol du Plessis, nièce du même Richelieu et future duchesse d'Aiguillon. Retz, le coadjuteur, fréquente la maison, ainsi que Renaud de Sévigné (oncle de la marquise) qu'Isabelle Pena épousera en secondes noces. Les activités frondeuses de ce beau-père turbulent, et qui lui vaudront peut-être son goût pour la politique, n'empêcheront pas Marie-Madeleine d'être, en 1651, demoiselle d'honneur de la reine, et, en 1654, de se lier avec Henriette d'Angleterre, dont elle écrira une vie, et qui séjourne en le couvent de Chaillot. En 1655, elle épousera le frère de la supérieure de ce couvent, Jean François de La Fayette, de vingt ans son aîné ; mais un nom, et certaine fortune.

De « cette chose incommode » que lui paraît être l'amour, elle ne souffrira guère. Laissant en ses terres d'Auvergne un mari fort peu gênant, Mme de La Fayette ne quittera plus Paris jusqu'à sa mort. Le mariage d'Henriette d'Angleterre avec Monsieur, duc d'Orléans, lui ouvrira les portes de la Cour. Son sens pratique et son esprit feront le reste : elle saura mener la carrière de ses fils et devenir « une personne considérable ».


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LA PRINCESSE DE CLÈVES (Madame de Lafayette) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
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Devait-elle avouer ? C'est une question qui est sur bien des lèvres depuis que la gazette de Donneau de Visé, Le Mercure galant , l'a posée pour faire une sorte de promotion du roman qui frappe alors les esprits, La Princesse de Clèves , publié en 1678 sans nom d'auteur. On écrivit alors beaucoup pour donner son jugement et l'on s'arracha à la fois la gazette et l'ouvrage. Dans le même temps, il y […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-princesse-de-cleves/#i_5490

Pour citer l’article

Jeanne FAURE-COUSIN, « LA FAYETTE MARIE-MADELEINE DE dite MADAME DE (1634-1693) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 janvier 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/marie-madeleine-de-la-fayette/