FONTEYN MARGOT (1919-1991)

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Les années Noureev

Margot Fonteyn fait montre d'une remarquable capacité à interpréter les rôles divers ; on peut, sur ce point, la comparer à Karsavina, soliste des Ballets de Diaghilev. C'est précisément Serge de Diaghilev qui lui apprit L'Oiseau de feu et fit l'éloge de sa logique artistique. Margot Fonteyn dansa également pour Leonid Massine Le Tricorne (1947) ; pour Roland Petit, Les Demoiselles de la nuit (1948). À l'automne de 1961, lorsque Rudolf Noureev quitte le théâtre Kirov, Margot Fonteyn le fait inviter au Royal Theater de Londres et devient sa partenaire. En cette décennie, il n'est pas de succès comparable au leur. En 1963, ils donnent à Londres le ballet Marguerite et Armand que Ashton a préparé pour eux à partir de La Dame aux camélias. David Vaughan dit que le pas de deux final était « si cru et si désespéré que l'on était embarrassé d'en être le spectateur ». Noureev est parvenu à libérer Margot Fonteyn de ce qui la retenait encore d'être une parfaite artiste et ce ballet restera pour elle ce que fut La Mort du cygne pour Pavlova. Avec Noureev encore, elle dansa Paradis perdu de Roland Petit et le Lucifer de Martha Graham.

Margot Fonteyn et Rudolf Noureev

Photographie : Margot Fonteyn et Rudolf Noureev

Margot Fonteyn (1919-1991) et Rudolf Noureev (1938-1993), lors d'une répétition de Pelléas et Mélisande, à Covent Garden, à Londres, en 1969. 

Crédits : Victor Blackman/ Hulton Archive/ Getty Images

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Elle passera la fin de sa vie à soigner son mari Roberto Arias, ambassadeur de Panamá à Londres, devenu infirme à la suite d'un attentat. Et c'est à Panamá que s'éteignit le 21 février 1991 une ballerine idéale, qui savait renoncer à sa virtuosité et danser au-dessous de son registre pour s'intégrer au groupe lorsque l'art l'exigeait, mais qui était aussi capable de montrer une élégante et gracieuse arrogance.

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Danseur et chorégraphe britannique né le 17 septembre 1904 à Guayaquil (Équateur), mort le 18 août 1988 dans le Suffolk (Angleterre). Ashton étudie la danse à Londres auprès de Léonide Massine, Nikolaï Legat et Marie Rambert. Cette dernière encourage ses premières tentatives chorégraphiques, The Tragedy of Fashion (1926) et Capriol Suite (1930). Ashton intègre en 1933 la compagnie du Vic-Wells […] Lire la suite

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Dans le chapitre « Avec Margot Fonteyn »  : […] Fortement médiatisée, la défection du danseur transfuge est interprétée comme un geste « dissident », terme par ailleurs impropre, puisque son choix de rester en Occident fut plus artistique que politique. Cible de choix pour le KGB, Noureev se voit condamné dans son pays à sept ans de prison pour « acte de trahison ». En Occident, après sa demande d'asile, il est aussitôt engagé par les ballets d […] Lire la suite

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Agnès IZRINE, Pierre LARTIGUE, « FONTEYN MARGOT - (1919-1991) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/margot-fonteyn/