BERTHELOT MARCELIN (1827-1907)

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Savant et politicien

Fils d'un médecin peu fortuné, le jeune Berthelot, bon élève, sera lauré au concours général de philosophie de 1846. Il se lie, étudiant, avec le jeune Renan ; en 1851, on le trouve préparateur de Balard au Collège de France. Docteur ès sciences en 1854, il est nommé en 1859 professeur de chimie organique à l'École supérieure de pharmacie, qui était alors le principal centre d'enseignement de la chimie. Malgré l'opposition de Pasteur, il obtient en 1865 la création d'une chaire de chimie organique au Collège de France. Entouré d'élèves dévoués, il exploite sereinement leur travail. Reçu à l'Académie des sciences en 1873, il sera nommé inspecteur général de l'enseignement supérieur en 1876 ; on lui doit la création des maîtrises de conférence. Sénateur inamovible en 1881, il participe activement à la laïcisation, sera ministre de l'Instruction publique dans le cabinet Goblet, acceptera dix ans plus tard un maroquin aux Affaires étrangères en tirant argument naïf de son habitude des sociétés savantes. En 1901, l'Académie française honore en lui le héraut du scientisme républicain. Le Panthéon le recueille en 1907.


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Dans le chapitre « La résistance de Berthelot »  : […] La résistance irréductible à la théorie atomique, avec Marcelin Berthelot (1827-1907) à sa tête en France à la fin du xix e  siècle, fut un esprit de chapelle, veillant à ce que les nominations à des chaires universitaires soient de la même stricte obédience. Se réduisit-elle à un conservatisme obtus ? De toute évidence, non. Berthelot lui-même ét […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-atomique/#i_6780

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Pour citer l’article

Jacques GUILLERME, « BERTHELOT MARCELIN - (1827-1907) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/marcelin-berthelot/