MARCEL DUCHAMP. LA PEINTURE, MÊME (exposition)

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Duchamp peintre « quand même »

Le parcours proposé au visiteur pour explorer la carrière de Duchamp peintre débutait par la reproduction photographique monumentalisée d’une scène du ballet Relâche (1911), de Francis Picabia. Duchamp nu interprétant Adam accompagné de Bronia Perlmutter, elle aussi nue, incarnant Ève, mimaient Adam et Ève, un tableau de Lucas Cranach l’Ancien, une façon de « faire de la peinture » – sous forme de tableau vivant – et de rendre hommage à son histoire avec d’autres moyens que ceux traditionnellement utilisés par les peintres classiques. Dans la première salle d’une visite déployée sur huit espaces, L.H.O.O.Q. (1919) faisait face à la photographie de Fontaine prise par Alfred Stieglitz (1917) tandis que tout au long de la salle l’on pouvait notamment voir une Boîte-en-valise et la série de Morceaux choisis, gravures en hommage à Courbet, Ingres, Rodin, Cranach, réalisées par Duchamp quelques mois avant sa mort. C’était là une façon de brouiller les pistes chronologiques (mettre la fin de l’œuvre au début pour montrer la permanence du pictural) et les gestes (ready-mades, gravures, musée personnel portatif) en montrant que, sans que sa technique soit pour autant sollicitée, la peinture est partout, même derrière Fontaine, où était installé un tableau de Marsden Hartley ; la mise en scène de la pissotière aurait d’ailleurs mérité une exégèse complète soit dans l’exposition, soit dans le catalogue.

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Écrit par :

  • : conservateur au musée d'Art moderne et contemporain de Genève

Pour citer l’article

Thierry DAVILA, « MARCEL DUCHAMP. LA PEINTURE, MÊME (exposition) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/marcel-duchamp-la-peinture-meme/