CHAGALL MARC (1887-1985)

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Le poids de la religion et du folklore

Cet enchanteur est né en 1887 à Vitebsk (Russie) dans une modeste famille juive très religieuse et très attachée au folklore. Il reçoit sa première formation artistique à Saint-Pétersbourg. Élève de Léon Bakst, qui s'oppose à tout académisme, Chagall admire les icônes anciennes et s'en imprègne. Il séjourne à Paris de 1910 à 1913. Le poète Blaise Cendrars est son meilleur ami. Il s'inspire d'Apollinaire. Il s'installe à la Ruche où vivent aussi Modigliani, Soutine, Léger, Lipchitz. La pauvreté fait bon ménage avec le génie. Chagall use du cubisme en franc-tireur pour combiner les souvenirs de Russie et l'évocation de Paris, avec une palette très montée. De cette époque datent quelques chefs-d'œuvre. En 1911, Moi et le village est montré aux Indépendants. En 1914, son exposition à la galerie Der Sturm à Berlin influence l'expressionnisme allemand. Rentré en Russie à cause de la guerre, il épouse Bella, qui restera liée pour toujours au traitement du thème fondamental des amants. Il peint quelques spectaculaires figures de juifs et de rabbins. Nommé commissaire aux beaux-arts de Vitebsk en 1918, il crée une académie révolutionnaire, y appelant Lissitsky et Malevitch. En 1919, il fait des peintures murales, des décors et des costumes pour le Théâtre juif ; il s'occupe de mise en scène et transforme même le jeu des acteurs. En 1922, à Berlin, il s'initie à la gravure. Paul Cassirer lui commande des planches pour son autobiographie. En 1923, Chagall revient en France. Bientôt il met en chantier l'illustration de trois livres monumentaux commandés par Vollard et publiés après la mort de ce dernier : Les Âmes mortes de Gogol, les Fables de La Fontaine et la Bible. En 1931, un voyage en Palestine, Syrie et Égypte, où il retrouve l'atmosphère de la Bible, le marque profondément. Son œuvre gravé prend une importance égale [...]


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CHAGALL, LISSITZKY, MALÉVITCH. L'AVANT-GARDE RUSSE À VITEBSK 1918-1922 (exposition)

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Près de quarante ans après l’emblématique Paris-Moscou 1900-1930 (1979), l’exposition Chagall, Lissitzky, Malévitch : l’avant-garde russe à Vitebsk, 1918-1922 (Paris, Musée national d’art moderne – Centre Georges-Pompidou, 18 mars - 16 juillet 2018) adopte un angle d’approche inédit face à un corpus désormais célèbre. Au lieu de livrer un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chagall-lissitzky-malevitch-l-avant-garde-russe-a-vitebsk-1918-1922-exposition/#i_12308

LISSITZKY ELIEZER dit EL (1890-1941)

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  • Marcella LISTA
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Dans le chapitre « Le suprématisme et l'Ounovis »  : […] En juillet 1919, Lissitzky est invité par Chagall à l'École d'art de Vitebsk, pour y diriger les ateliers d'architecture et de lithographie . Son programme, « Nouvelle Culture » ( L'École et la révolution , n o  24-25, 16 août 1919), définit l'architecture, et plus précisément la « tectonique », comme le fondement de tous les arts. Dès l'automne, Malévitch remplace Chagall au poste de directeur. D […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lissitzky-eliezer-dit-el/#i_12308

PARIS ÉCOLES DE

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Dans le chapitre « La première école de Paris »  : […] Utilisée pour la première fois par le critique André Warnod (1885-1960) dans le journal Comoedia en 1925, l'expression « école de Paris » désigne alors la vague d'artistes étrangers venus participer à la vie intellectuelle de la capitale dans les deux premières décennies du xx e  siècle. À cette époque, et notamment grâce aux expositions universelles qui l'ont consacrée Ville Lumière, Paris repr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecoles-de-paris/#i_12308

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Pour citer l’article

Francine-Claire LEGRAND, « CHAGALL MARC - (1887-1985) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/marc-chagall/