MAINE DE BIRAN (1766-1824)

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Une vie d'administrateur et d'homme politique

François-Pierre Gontier de Biran, né à Bergerac, est mort à Paris. Depuis 1787, il signait Maine de Biran, du nom d'une terre appartenant à son père.

Les Gontier sont une famille de notables : l'arrière-grand-père et le grand-père du philosophe ont été maires de Bergerac ; son père est médecin ; un de ses cousins germains sera député du tiers aux états généraux. Cela fait comprendre sa carrière. À dix-huit ans, il est admis dans les gardes du corps et, en octobre 1789, participe à la défense du château de Versailles ; à la fin de 1792, il juge prudent de se retirer à Grateloup, près de Bergerac. Après la chute de Robespierre, on se souvient du rôle joué dans le pays par sa famille : Biran devient administrateur du département de la Dordogne. Désormais, il appartient à l'histoire locale : son devoir est de contribuer à la restauration de l'ordre compromis par le terrorisme de 93 sans sacrifier l'esprit libéral de 89 ; sa carrière administrative et politique s'explique dans cette perspective. Sous le Directoire, il est élu au Conseil des Cinq-Cents, mais, quatre mois plus tard, le coup d'État de Fructidor annule son élection avec celle des députés soupçonnés de tiédeur républicaine. Il accepte l'Empire tant qu'il voit en l'Empereur le pacificateur et le constructeur dont la France a besoin : on le trouve, en 1805, conseiller de préfecture à Périgueux et, l'année suivante, sous-préfet de Bergerac ; mais, siégeant au Corps législatif depuis octobre 1812, il fait partie de la courageuse « commission des cinq » qui, à la fin de 1813, ose présenter de véritables remontrances à Napoléon Ier. Sous la Restauration, et sauf pendant une courte interruption, il sera député de Bergerac jusqu'à sa mort. En 1816, Louis XVIII le nomme conseiller d'État. Ces fonctions administratives et parlementaires ne sont pas des sinécures. On connaît le zèle et les initiatives du sous-préfet par les archives locales, l'emploi du temps du député par son journal et ses agendas [...]


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Écrit par :

  • : ancien élève de l'École normale supérieure, professeur honoraire à la Sorbonne, membre de l'Académie française et de l'Académie des sciences morales et politiques

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Pour citer l’article

Henri GOUHIER, « MAINE DE BIRAN (1766-1824) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/maine-de-biran/