MACKENZIE, fleuve

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Population et économie

Le bassin du Mackenzie présente un peuplement épars. Ses ressources naturelles sont rares, et moins accessibles que celles du sud du Canada. Les animaux à fourrure furent la première source de revenus au xixe siècle. Toujours piégés par les trappeurs, en particulier amérindiens, dans les forêts du bassin fluvial, ils contribuent aujourd'hui peu à l'économie régionale. Les plus prisés sont le rat musqué, la martre, le castor, le lynx et le renard. Les forêts du sud du bassin, dans la région de la rivière de la Paix, sont exploitées (bois de charpente, bois à pâte).

L'agriculture n'est développée que dans le Sud, surtout dans la région de la rivière de la Paix. De nombreuses personnes s'installèrent dans la région de la rivière Athabasca, du petit lac des Esclaves et de la rivière de la Paix après 1920, une fois les terres agricoles des Prairies canadiennes entièrement occupées. Lorsque des voies ferrées relièrent Edmonton, au sud, ces fermes purent produire des céréales, du bétail et des légumineuses pour des marchés extérieurs. Il existait quelques fermes et de multiples jardins très productifs le long du Mackenzie avant 1940, mais l'amélioration des transports à partir de la Seconde Guerre mondiale permit d'importer la plupart des denrées. Le climat, de plus en plus clément (de 15 à 30 0C l'été), n'interdit aucune culture.

Les ressources minérales, pétrole et gaz naturel en particulier, sont les principales sources de revenus de certaines des grandes villes établies dans le bassin. Le premier gisement pétrolifère fut découvert à Norman Wells en 1921, mais la production ne démarra que dans les années 1930. La ville possède une petite raffinerie qui fabrique des produits pétroliers pour les industries, les sociétés de transports et les habitations situées dans le nord de la vallée du Mackenzie. L'exploitation du gisement a été renforcée dans les années 1980 [...]

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  • Pierre DANSEREAU, 
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Dans le chapitre « Primauté du Nord dans la géographie canadienne »  : […] S'il est une question qu'il faut bien se garder de poser, c'est de savoir où commence le Nord au Canada... Au poète québécois Pierre Morency, qui écrit à propos de sa province : « Le Nord n'est pas dans la boussole, il est ici », répond en écho le géographe Louis-Edmond Hamelin, qui pense que « le Nord est un état mental ». En fait, qu'elle soit idéalisée ou trop pessimiste, la vision que l'on a d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/canada-cadre-naturel/#i_8576

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J. Lewis ROBINSON, « MACKENZIE, fleuve », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mackenzie-fleuve/