M.O.X. (Mixed Oxide), industrie nucléaire

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Élaboration du MOX

La fabrication du MOX comporte deux étapes. D'abord, on récupère les combustibles irradiés issus des réacteurs en fonctionnement (en France, ce sont des réacteurs à eau sous pression ou R.E.P., dont le combustible classique est de l'oxyde d'uranium enrichi de 3,5 à 4 p.100 d'uranium 235). Puis on extrait le plutonium dans l'usine de retraitement de La Hague (Manche) pour en tirer le 1 p. 100 environ de plutonium contenu dans ces combustibles irradiés. Le plutonium ainsi produit est un mélange d'isotopes, de plutonium 236 à plutonium 242, dont 65 p. 100 (isotopes 241 et 239, le plus abondant) sont fissiles. Tous ces isotopes sont radioactifs, notamment l'isotope 238 qui émet, par unité de masse, le plus grand nombre de rayonnements alpha particulièrement dangereux (276 fois plus que le plutonium 239 à masse égale)

Ce plutonium est ensuite transféré à l'usine Melox de Marcoule (Gard), filiale d'Areva, pour être ensuite mélangé avec de l'uranium appauvri pour constituer le MOX qui contient environ 8,7 p. 100 de plutonium (à la fin de l'année 2002, la teneur moyenne en plutonium est passée de 7,1 p. 100 à 8,7 p. 100). En effet, le plutonium utilisé comprenant environ 35 p. 100 d'isotopes non fissiles, il faut mettre environ dans le combustible MOX une proportion de plutonium qui soit le double de celle d'uranium 235 dans le combustible classique (à 3,5 p. 100 environ de cet isotope).


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Pour citer l’article

Bernard LAPONCHE, « M.O.X. (Mixed Oxide), industrie nucléaire », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/m-o-x-mixed-oxide-industrie-nucleaire/