M. KEYNES ET LES " CLASSIQUES ": PROPOSITION D'UNE INTERPRÉTATION, John R. HicksFiche de lecture

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Le modèle original : SI-LL

Hicks procède en trois temps. Il établit tout d'abord une version monétaire (section I), à court terme, de la théorie « classique », qui doit servir de point de comparaison avec la théorie de Keynes. Ensuite, Hicks construit un modèle schématique de la théorie générale (sections II et III), censé en résumer les principales conclusions. Enfin, il discute les effets d'une politique monétaire expansionniste (section IV).

Les deux modèles présentent une économie à deux secteurs : un secteur des biens d'investissement, un secteur des biens de consommation. À court terme, le stock de capital physique est fixe dans chaque secteur, ainsi que le salaire nominal. À ce taux de salaire, Hicks suppose qu'il y a sous-emploi (il n'utilise jamais l'expression « chômage involontaire »).

Dans le modèle classique, le revenu nominal de l'économie (la valeur totale du produit, c'est-à-dire des transactions dans les deux secteurs) est proportionnel à la quantité de monnaie en circulation, car la monnaie est demandée uniquement pour réaliser les transactions. L'investissement dépend négativement du taux d'intérêt tandis que l'épargne en dépend positivement. La propriété principale du modèle classique est que la quantité de monnaie détermine directement le revenu monétaire. À taux de salaire donné, l'expansion monétaire (au moyen du crédit bancaire, par exemple) augmente simultanément le produit (donc l'emploi) et le niveau des prix (baisse du salaire réel), et elle réduit le taux d'intérêt. Hicks conclut ainsi à l'efficacité de la politique monétaire dans le modèle classique.

En revanche, dans le modèle keynésien, la demande de monnaie répond, en plus du motif de transaction, à un motif de spéculation qui la fait dépendre du taux d'intérêt. L'efficacité de la politique monétaire ne se vérifie alors plus dans toutes les configurations. Plus les taux d'intérêts sont élevés, plus nombreux sont les agents qui [...]

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Écrit par :

  • : maître de conférences en sciences économiques à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne

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ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Keynésianisme

  • Écrit par 
  • Olivier BROSSARD
  •  • 8 210 mots

Dans le chapitre « Principes de fonctionnement des relances monétaires et budgétaires »  : […] " : PROPOSITION D'UNE INTERPRETATION, John R. Hicks" > L'analyse et la mise en œuvre des politiques de relance keynésienne se situent, le plus couramment, dans le cadre du schéma d'interprétation de la Théorie générale qui fut proposé par John Hicks en 1937 dans son article « Mr. Keynes and the Classics ». Dans cette interprétation, connue sous le nom de « modèle IS/LM/DG/O […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/economie-histoire-de-la-pensee-economique-keynesianisme/#i_29878

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Pour citer l’article

Jean-Sébastien LENFANT, « M. KEYNES ET LES " CLASSIQUES ": PROPOSITION D'UNE INTERPRÉTATION, John R. Hicks - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/m-keynes-et-les-classiques-proposition-d-une-interpretation/