LYCÉE, Antiquité

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L'œuvre de Théophraste

Métaphysique

Théophraste (« divin parleur ») est le surnom donné à Tyrtamos d'Érèse par son maître Aristote. Les problèmes philosophiques qu'il aborda sont les mêmes que ceux qu'avait formulés le Stagirite. Mais l'on peut dire, si l'on accorde crédit aux vues de W. Jeager sur le développement de la pensée aristotélicienne, qu'il a poursuivi ses recherches pour résoudre au plan de la physique les questions posées auparavant en termes de métaphysique. Dans les neuf fragments qui nous restent de sa Métaphysique, Théophraste met en lumière la difficulté de considérer le Premier Moteur comme la cause nécessaire à l'explication du mouvement, rapporté à la nature même du réel ; il lui paraît vain de vouloir rechercher la raison de toutes choses : la démarche téléologique et l'importance accordée à la finalité lui semblent suspectes. Beaucoup de choses n'obéissent pas au Bien : la nature n'agit pas toujours en vue d'une fin. On comprend à la vue de ces opinions qu'Andronicos de Rhodes ait douté de l'authenticité de ces fragments et qu'il ait fallu attendre Nicolas de Damas (env. 40 av.-env. 20 apr. J.-C.) pour que fût reconnue la parenté de cette analyse avec les recherches d'Aristote sur le hasard et la fortune.

Anthropologie

En morale, Théophraste ne renie pas Aristote. La supériorité de la vie contemplative et le désir de se rendre semblable à Dieu sont maintenus comme l'exigence d'une âme tournée vers le bonheur et dont le mouvement est la disposition essentielle. Cependant [...]


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ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

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  • Pierre AUBENQUE
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Dans le chapitre « La philosophie à Athènes aux Ve et IVe siècles avant J.-C. »  : […] L'exemple d'Anaxagore, bientôt suivi de celui, plus tragique, de Socrate, montre quelles difficultés dut surmonter la philosophie pour s'implanter à Athènes. La tradition proprement athénienne était en effet tout autre et rien moins que spéculative. L'intérêt exclusif que les Athéniens accordaient à la parole comme lieu privilégié des relations humaines les condamnait à se désintéresser du spectac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiquite-naissance-de-la-philosophie/#i_8184

ARISTOTE

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Dans le chapitre « Vie d'Aristote »  : […] Aristote est né en 385 ou 384 à Stagire, petite ville de Macédoine, non loin de l'actuel mont Athos. Son père Nicomaque était le médecin du roi Amyntas II de Macédoine (le père de Philippe) et descendait lui-même d'une famille de médecins. Cette origine explique peut-être l'intérêt d'Aristote pour la biologie et, en tout cas, ses relations avec la cour de Macédoine. En 367 ou 366, Aristote va fair […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_8184

ÉPICURE (341-270 av. J.-C.)

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  • Graziano ARRIGHETTI
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Dans le chapitre « Le droit de philosopher »  : […] Néanmoins, l'école n'était pas ouverte aux seuls personnages illustres : elle accueillait tout le monde, même les femmes, et parmi elles les hétaïres et les esclaves. Cet élément constituait une différence très importante avec l' Académie et le Lycée. L'Académie s'adressait à une élite au sein de laquelle on se proposait de recruter et de former les parfaits gouvernants d'un État idéal ; elle imp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epicure/#i_8184

STRATON DE LAMPSAQUE (env. 330-env. 270 av. J.-C.)

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  • Michel GAREL
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Philosophe péripatéticien. Également surnommé le Physicien. Disciple de Théophraste, Straton succéda à ce dernier comme chef de file du Lycée, position qu'il occupa pendant dix-huit ans. Il fut sans doute, pendant un temps, le précepteur de Ptolémée II Philadelphe et jouit de la protection d'Arsinoé, sœur et épouse du souverain. Il joua un rôle important dans l'implantation de la science grecque à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/straton-de-lampsaque/#i_8184

THÉOPHRASTE (371 av. J.-C./70-288 av. J.-C./87)

  • Écrit par 
  • Universalis
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Le « Divin Parleur » Tyrtamos d'Érèse, surnommé Théophraste, étudia pendant une trentaine d'années sous la direction d'Aristote, avant de lui succéder à la tête du Lycée quand le Stagirite se retira à Chalcis dans l'île d'Eubée (~ 322). La vision d'ensemble qu'il avait de l'œuvre du maître — seul Eudème de Rhodes peut lui être comparé à cet égard — et ses qualités d'orateur attirèrent de nombreux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theophraste/#i_8184

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Pour citer l’article

Jean-Paul DUMONT, « LYCÉE, Antiquité », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/lycee-antiquite/