BECK LUDWIG (1880-1944)

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D'une famille d'industriels, Ludwig Beck fait de brillantes études militaires et sert dans différents états-majors durant la Première Guerre mondiale qu'il termine avec le grade de major. Dans la Reichswehr, il est de ces jeunes officiers qui collaborent clandestinement avec l'Armée rouge pour parfaire leur instruction et s'entraîner sur du matériel moderne. Le jeune mouvement national-socialiste ne lui inspire aucune sympathie. Auteur d'une excellente instruction sur le commandement de la troupe, il est très connu dans les hautes sphères de l'armée.

En octobre 1933, Beck prend la direction de la section du personnel au ministère de la Reichswehr, sous les ordres de von Blomberg. Le 1er juillet 1935, il est chef d'état-major général de la Wehrmacht que vient de créer Hitler. Trois mois plus tard, il est général d'artillerie. Doué d'un sens prophétique certain, esprit cultivé et libéral, il est très lié avec l'amiral Canaris, chef de l'Abwehr, et tous deux s'opposent très vite aux plans offensifs de Hitler. Mais leurs efforts en vue d'une action collective de tous les généraux viennent se briser sur l'opposition de von Brauchitsch qui, pourtant, désapprouve lui aussi les plans hitlériens. Tandis que Canaris reste à son poste et va œuvrer dans l'ombre contre les excès nazis, Beck démissionne, le 21 août 1938. Dès lors, il sera le symbole de la résistance militaire au nazisme. Mêlé de près ou de loin à tous les complots pendant la Seconde Guerre mondiale, il est l'un des chefs de la conjuration du 20 juillet 1944. L'attentat contre Hitler ayant échoué, il se tire une balle dans la tête.

—  André BRISSAUD

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André BRISSAUD, « BECK LUDWIG - (1880-1944) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ludwig-beck/