LATINE MÉDIÉVALE LITTÉRATURE

MOYEN ÂGE - La littérature latine savante

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL
  •  • 3 268 mots

Le latin médiéval a été, en son temps, l'instrument de culture qui fondait toute compréhension internationale. Dans un temps où les langues vernaculaires étaient encore grossières, il a été le conservatoire des techniques et des figures (rhétorique et poésie) ainsi que la langue sacrée du christianisme, pour lequel il constitua un trésor de textes théo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-litterature-latine-savante/#i_94442

ABÉLARD PIERRE (1079-1142)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 1 341 mots

Si l'œuvre et la carrière d'Abélard font de lui le type des premiers professeurs urbains, l'histoire de sa vie personnelle est singulière. Il vient parmi les tout premiers en trois domaines : philosophie, logique et théologie scolastique. Mais son apport dans ces deux dernières disciplines a été très vite intégré ou dépassé. En un siècle où le savoir s'accroît sans cesse, sa position d'avant-gar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-abelard/#i_94442

ALAIN DE LILLE (1128-1203)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 1 043 mots

Né à Lille, élève de Bernard Silvestre à Chartres, Alain étudie dans la mouvance de Gilbert de la Porrée ; il devient maître ès arts, puis maître en théologie à Paris, avant d'enseigner à Montpellier ; parvenu au sommet de la gloire, il suit l'exemple de son ami Thierry de Chartres et entre comme convers à Cîteaux, où il meurt. On le surnomme « le Docteur universel », parce que, disait-on, « il sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alain-de-lille/#i_94442

ALCUIN, lat. ALBINUS FLACCUS (730 env.-804)

  • Écrit par 
  • Marcel PACAUT
  •  • 192 mots
  •  • 1 média

Clerc anglo-saxon, né à York, Alcuin fut dans cette ville l'élève d'Aelbert, auquel il succéda à la tête de l'école cathédrale. Il fut alors regardé comme l'un des maîtres de la culture chrétienne anglaise. En 782, il est appelé par Charlemagne pour présider l'école du palais d'Aix-la-Chapelle et mettre en place le programme scolaire désiré par l'empereur : ainsi naquit ce qu'on appelle la renais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alcuin-lat-albinus-flaccus/#i_94442

ANALOGIE

  • Écrit par 
  • Pierre DELATTRE, 
  • Alain de LIBERA
  • , Universalis
  •  • 10 454 mots

Dans le chapitre « La tradition antique et médiévale »  : […] L'histoire du concept philosophique d'analogie, dont la théorie de l'« analogie de l'être » est un moment essentiel mais non exclusif, peut être aujourd'hui retracée indépendamment des deux modèles de description qui ont longtemps prévalu dans la tradition historiographique de l'«  aristotélisme médiéval » : l'interprétation strictement « aristotélicienne » et l'interprétation « aristotélico- thom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analogie/#i_94442

ANDRÉ LE CHAPELAIN (XIIe-? XIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 1 055 mots

Condamné, en 1277, par l'évêque de Paris, Étienne Tempier, le De amore d'André le Chapelain n'a pas fini d'alimenter les controverses sur le sens de l'ouvrage et l'identité de l'auteur. Le livre présente une facture antithétique, la première partie célébrant la femme, la courtoisie et la prééminence de l'amour, la seconde développant l'antiféminisme le plus extrême et vitupérant l'amour, qui n'es […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-le-chapelain/#i_94442

ANSELME DE CANTORBÉRY (1033/34-1109)

  • Écrit par 
  • Michel-Marie DUFEIL
  •  • 2 177 mots

Prototype du prélat grégorien qui refuse dans l'Église le pouvoir laïc et axe toute la chrétienté sur la vertu et la discipline de vie, Anselme est aussi, bien qu'il n'ait jamais suffisamment personnalisé ses vues pour être chef d'école, le véritable fondateur de la pensée et de la méthode scolastiques défendues par Abélard et couronnées par Thomas d'Aquin. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anselme-de-cantorbery/#i_94442

ARISTOTÉLISME MÉDIÉVAL

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 4 994 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Traductions, apocryphes et commentaires »  : […] Aristote a offert aux Latins un concept de la science et de la pratique scientifique entièrement nouveau . On n'aurait, cependant, garde d'oublier que la connaissance intégrale de son œuvre a été un phénomène tardif ; que la définition de son Corpus a fait place à nombre d'apocryphes ; que les données authentiques sont arrivées déjà enveloppées de commentaires généralement étrangers à l'esprit de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristotelisme-medieval/#i_94442

ARTS LIBÉRAUX

  • Écrit par 
  • Robert FOLZ
  •  • 274 mots

Terme qui désigne les disciplines intellectuelles fondamentales dont la connaissance depuis l'Antiquité hellénistique et romaine était réputée indispensable à l'acquisition de la haute culture. Les arts libéraux étaient groupés en deux cycles : le trivium, comprenant la grammaire, la rhétorique et la dialectique, et le quadrivium, groupant les quatre branches des mathématiques (arithmétique, géomé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arts-liberaux/#i_94442

ARTS POÉTIQUES

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL
  •  • 5 917 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Poésie et théologie »  : […] Rédigés le plus souvent en latin, les arts poétiques témoignent au Moyen Âge de la persistance de la culture antique. Divers arts poétiques sont rédigés à la fin du xii e siècle, notamment par Matthieu de Vendôme et Geoffroy de Vinsauf, qui s'inscrivent dans le cadre d'un modernisme savant. Ils connaissent Horace et la iunctura , mais reprennent aussi ce que le poète latin avait rejeté : l'étude […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arts-poetiques/#i_94442

AUGUSTINISME

  • Écrit par 
  • Michel MESLIN, 
  • Jeannine QUILLET
  •  • 5 573 mots

Dans le chapitre « La controverse gottschalkienne »  : […] La renaissance carolingienne, à partir des textes antiques pieusement conservés dans les monastères, devait reprendre ce problème et en appeler d'un augustinisme jugé hétérodoxe à une meilleure lecture d'Augustin. Le moine saxon Gottschalk, vers 840, élabora une théorie de la double prédestination, celle des élus et celle des réprouvés. Par une simplification hardie et sans nuances des passages l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/augustinisme/#i_94442

BÈDE LE VÉNÉRABLE (672 env.-735)

  • Écrit par 
  • Hervé SAVON
  •  • 1 789 mots

Dans le chapitre « Le moine de Jarrow et les techniques littéraires »  : […] Bède naquit vers 673 dans le royaume anglais de Northumbria. Lorsqu'il eut sept ans, on le confia au monastère de Wearmouth, fondé quelques années auparavant par Benedict Biscop. Le jeune Bède fut envoyé bientôt à l'abbaye jumelle de Jarrow, non loin de l'embouchure de la Tyde. Il y termina son éducation, y fut ordonné diacre, puis prêtre lorsqu'il eut trente ans. Toute sa vie s'écoulera dans ce p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bede-le-venerable/#i_94442

BERNARD DE CHARTRES (mort apr. 1126)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 404 mots

Autour de l'an 1120, Bernard enseigne à l'école épiscopale de Chartres. Il ne nous reste rien de lui, mais Jean de Salisbury, dans son Metalogicon (C. C. J. Webb éd., II et III, Oxford, 1929) dit qu'il brillait dans l'enseignement de la « grammaire » (c'est-à-dire pour nous la grammaire et les lettres) et était « le plus parfait platonicien de son temps ». Selon Bernard, les genres et les espèces […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernard-de-chartres/#i_94442

BERNARD DE CLAIRVAUX (1090-1153)

  • Écrit par 
  • Marie-Madeleine DAVY, 
  • Marcel PACAUT
  •  • 2 649 mots

Dans le chapitre « Origines, formation et personnalité »  : […] Bernard est né à Fontaine, localité proche de Dijon. Son père, Tescelin, était de la famille des seigneurs de Châtillon-sur-Seine ; il tenait la petite seigneurie de Fontaine ainsi que des terres autour d'Alésia et de Montbard, et d'autres dans la vallée de la Laigues et au confluent de l'Aube et de l'Anjou. Sa mère, Alette, était la fille du seigneur de Montbard, dont les domaines, assez vastes, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernard-de-clairvaux/#i_94442

BERNARD GUI (1261 env.-1331)

  • Écrit par 
  • Edina BOZOKY
  •  • 287 mots

Né à Royère en Limousin, Bernard Gui meurt au château de Lauroux en Roussillon (département actuel de l'Hérault). Frère prêcheur en 1280, il devient inquisiteur dans le Toulousain en 1307 ; évêque de Tuy (en Galice) en 1323, il est transféré au siège de Lodève l'année suivante par Jean XXII. Il est l'auteur de nombreux ouvrages : chroniques des papes, des empereurs, des rois de France ( Chronicon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernard-gui/#i_94442

BESTIAIRES

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD, 
  • Daniel POIRION
  •  • 10 708 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « La symbolique traditionnelle du « Physiologus » »  : […] Pendant des siècles, les écrivains d'Europe occidentale ont cru devoir soumettre, dans leurs œuvres encyclopédiques, la description des animaux à une tradition fantastique dérivant d'une vieille compilation alexandrine. Au milieu du xiii e  siècle, Barthélemy l'Anglais, Vincent de Beauvais et Brunetto Latini répètent encore les fables recueillies par le Physiologus (Φυσιολ́ογος), anonyme naturali […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bestiaires/#i_94442

BOÈCE (480-524)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 1 463 mots

L'œuvre de Boèce a été, pour le Moyen Âge et la Renaissance, une source fondamentale de réflexion philosophique. Elle a joué un rôle décisif dans la transmission de l'héritage de la philosophie antique à l'Occident médiéval et moderne. Les traductions latines et les adaptations de commentaires néo-platoniciens grecs d'Aristote, que Boèce a rédigées, ont initié le Moyen Âge à l'exégèse savante des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/boece/#i_94442

BONAVENTURE saint (1217-1274)

  • Écrit par 
  • Edith WEBER
  •  • 1 294 mots

Jean Fidanza, dit Bonaventure, né à Bagnoregio (près d'Orvieto) en 1217, étudie à la faculté des arts de Paris de 1236 à 1242. En 1243, il entre dans l'ordre des Franciscains à Paris et poursuit ses études de théologie jusqu'en 1248, sous la direction d'Alexandre de Halès. Bachelier biblique de 1248 à 1250, il commente à Paris l'Évangile selon Luc (commentaire sans doute remanié plus tard) et comp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonaventure/#i_94442

BRANDAN ou BRENDAN VOYAGE DE SAINT

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 313 mots

La navigation prend une place privilégiée parmi les voyages spirituels : la mer, c'est l'aventure pleine de dangers mystérieux aux confins du réel et de l'imaginaire. Dès la fin de l'Antiquité, les philosophes stoïciens qui commentent allégoriquement Homère font de l' Odyssée une ascèse, une purification progressive de l'âme vers sa patrie. En chrétienté, la faveur vient au genre sous l'effet de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/brandan-brendan/#i_94442

ARTS POÉTIQUES, notion de

  • Écrit par 
  • Filippo D' ANGELO
  •  • 1 341 mots

Dans le chapitre « La « Poétique », un texte fondateur »  : […] Le texte fondateur de cette tradition spéculative est la Poétique d'Aristote, composée au milieu du iv e  siècle avant J.-C. D'après Aristote, toute forme d'expression artistique se fonde sur la mimèsis , terme que l'on traduit, alternativement, par imitation ou représentation. Pour ce qui est de la mimèsis poétique, Aristote considère qu'elle a pour objet les actions des hommes. Ce postulat l'am […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arts-poetiques-notion-de/#i_94442

CASSIODORE (485 env.-env. 580)

  • Écrit par 
  • Hervé SAVON
  •  • 1 594 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le dessein encyclopédique des « Institutions » et les arts libéraux »  : […] Faute de pouvoir donner des maîtres à ses moines, Cassiodore entendait leur fournir des livres. Pendant une très longue période, la bibliothèque allait se substituer à l'université. Encore fallait-il choisir et utiliser les volumes ainsi rassemblés, être prévenu de leur contenu, être initié à leurs méthodes et à leur langage. Cassiodore écrivit donc les Institutiones . C'est, en quelque sorte, un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cassiodore/#i_94442

CENTON

  • Écrit par 
  • Hervé SAVON
  •  • 1 975 mots

Dans le chapitre « Du poème de Proba au centon polémique »  : […] Le poème de Proba a connu un succès durable ; elle a eu des émules immédiats dans le monde latin. Le centon chrétien fleurit aussi dans l'Orient grec. Un drame sur la Passion du Christ , écrit au iv e  siècle peut-être par Apollinaire de Laodicée, combine des citations d'Euripide, d'Eschyle et de Lycophron. Au v e  siècle, une autre grande dame, l'impératrice Eudocie, femme de Théodose II, compose […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/centon/#i_94442

CHARTRES ÉCOLE DE (XIIe s.)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 497 mots

À la fin du xix e siècle, R. L. Poole ( Illustrations of the History of the Medieval Thought and Learning , Londres, 1884) et A. Clerval ( Les Écoles de Chartres au Moyen Âge , Paris, 1895) ont accrédité l'idée que l'école épiscopale de Chartres, fondée au vi e siècle, avait connu pendant la première moitié du xii e siècle un développement particulièrement brillant, et qu'elle était devenue de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chartres-ecole-de/#i_94442

DÉBAT, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 350 mots

Le terme générique « débat » correspond à une série de genres poétiques dialogués que les trouvères et les troubadours cultivaient depuis le début du xii e siècle : d'abord en latin, sous le nom de disputatio , puis en langue vulgaire ; il est appelé tenson ou jocpartit en langue d'oc, parture ou jeu-parti en langue d'oïl. Le répertoire des questions débattues est relativement restreint, car […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/debat-genre-litteraire/#i_94442

DICTIONNAIRE

  • Écrit par 
  • Bernard QUEMADA
  •  • 7 981 mots

Dans le chapitre « Historique »  : […] En France, les débuts de la lexicographie ont devancé de plusieurs siècles les premiers dictionnaires monolingues français. En Europe occidentale, ce long parcours est jalonné d'échanges entre les premiers répertoires de langues anciennes, du latin en particulier. Ainsi s'est constitué un important patrimoine de savoirs communs qui a permis aux dictionnaires de devenir, avant le xvii e  siècle, un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dictionnaire/#i_94442

ECKHART MAÎTRE (1260 env.-env. 1327)

  • Écrit par 
  • Louis COGNET
  •  • 2 660 mots

Dans le chapitre « Un dominicain, cible de l'Inquisition »  : […] Né à Hochheim, en Thuringe, d'une famille de petite noblesse, Eckhart entra, vers 1275, chez les dominicains d'Erfurt et fut envoyé comme étudiant à Cologne. Sa formation théologique se fit dans une atmosphère imprégnée de la tradition platonicienne qui remontait à Albert le Grand, dont il fut peut-être l'élève. Vers 1293, on le retrouve lecteur au couvent Saint-Jacques à Paris. À une date antérie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maitre-eckhart/#i_94442

EGINHARD (770 env.-840)

  • Écrit par 
  • Robert FOLZ
  •  • 267 mots

Issu d'une famille noble du Maingau (Franconie), élevé au monastère de Fulda, Eginhard compléta sa formation à la cour d'Aix, où il entendit les leçons d'Alcuin dont il semble avoir assumé la succession à la tête de l'école palatine. Très apprécié de Charlemagne, il fut également contrôleur des ateliers d'art d'Aix-la-Chapelle. Comblé de bienfaits par Louis le Pieux, il devint abbé laïc de quatre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eginhard/#i_94442

EXEMPLUM

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 818 mots

Outre le sens habituel d'« exemple », le mot latin exemplum désigne une ressource de la rhétorique utile à qui veut susciter la persuasion. Aristote rapproche l'exemple, qui repose sur une inférence implicite, (raisonnement inductif) du syllogisme incomplet (déductif) ; après lui, la rhétorique latine (Cicéron, Quintilien, Valère Maxime) distingue le signe (preuve matérielle), l'argument (raisonn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/exemplum/#i_94442

FORTUNAT saint VENANCE (530 env.-env. 600)

  • Écrit par 
  • Jacques DUBOIS
  •  • 360 mots

Né près de Trévise, en Italie du Nord, Venantius Honorius Clementianus Fortunatus étudia à Aquilée et à Ravenne ; il acquit une bonne connaissance de la littérature latine. Vers 565, guéri miraculeusement par l'intercession de saint Martin de Tours, il résolut d'accomplir auprès du tombeau de celui-ci un pèlerinage de reconnaissance, mais en prenant des chemins détournés. Il se trouva à Metz pour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fortunat-saint-venance/#i_94442

GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) - Du Moyen Âge à la période contemporaine

  • Écrit par 
  • Jean-Claude CHEVALIER, 
  • Jean STÉFANINI
  • , Universalis
  •  • 4 816 mots

Dans le chapitre « Définition médiévale d'une science grammaticale »  : […] Au Moyen Âge, la grammaire, l'un des trois « arts du langage » ( trivium ), avec logique et rhétorique, ouvre le cursus universitaire : fondée sur Donat et Priscien , elle sert à interpréter et à commenter les textes, puis, avec la redécouverte successive d'Aristote et les progrès de la logique, elle devient une réflexion originale sur le langage : 1.  en confrontant à ses définitions celles des l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grammaires-histoire-des-du-moyen-age-a-la-periode-contemporaine/#i_94442

GRÉGOIRE Ier LE GRAND saint (540 env.-604)

  • Écrit par 
  • Pierre Thomas CAMELOT
  •  • 1 735 mots
  •  • 1 média

Dans une Église d'Occident désormais « passée aux barbares », alors que l' Italie est ravagée par toutes sortes de calamités, Grégoire I er apparaît à la fois comme le pape qui eut à défendre et à reconstituer les structures ecclésiastiques et comme l'auteur avec lequel est né le Moyen Âge. Quoique venant à la fin de la grande période patristique, il sera l'écrivain le plus souvent cité par les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gregoire-ier-le-grand/#i_94442

GRÉGOIRE DE TOURS saint (538?-594)

  • Écrit par 
  • Jacques DUBOIS
  •  • 753 mots

Georges Florent, qui devait ajouter aux noms de son grand-père et de son père celui de son arrière-grand-père maternel l'évêque de Langres, Grégoire (mort en 539 env.), naquit à Clermont en Auvergne le 30 novembre 538 (ou 539). Il appartenait à la vieille noblesse gallo-romaine, mais sa famille ne dédaignait pas de servir les rois barbares. Son père mourut jeune. Grégoire fut élevé par sa mère, qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gregoire-de-tours/#i_94442

GUIBERT DE NOGENT (1053-1124)

  • Écrit par 
  • Jean FAVIER
  •  • 344 mots

Moine et chroniqueur. Issu d'une famille de petite noblesse picarde, Guibert reçut une éducation soignée et notamment une culture classique assez remarquable. Moine à Saint-Germer (1064), puis élu abbé de Nogent-sous-Coucy (1104), il ne cessa d'étudier, accordant sa préférence à la grammaire et à la théologie, et fréquentant tout particulièrement les écrits de saint Augustin, dont la pensée inspir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guibert-de-nogent/#i_94442

GUILLAUME DE SAINT-THIERRY (1085 env.-1148)

  • Écrit par 
  • Jean DECHANET
  •  • 726 mots

Figure discrète, effacée de ce xii e siècle où jette ses derniers feux une « théologie spirituelle » faisant déjà pressentir la synthèse scolastique, Guillaume de Saint-Thierry n'est bien connu que depuis un quart de siècle. Né à Liège, il s'expatrie de bonne heure, à la recherche d'un maître dans les centres estudiantins du nord-est de la France. Reims ou Laon ? Les historiens ne sont pas d'acco […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-de-saint-thierry/#i_94442

GUILLAUME DE TYR (1130 env.-1185)

  • Écrit par 
  • Jean FAVIER
  •  • 220 mots

Né en Palestine, Guillaume vint en Occident faire ses études et regagna Jérusalem où il devint conseiller, puis chancelier du roi Amaury et de Baudouin IV. Archidiacre (1167), puis archevêque (1174) de Tyr. Il remplit diverses missions diplomatiques, notamment à Byzance, et prit part au concile du Latran de 1179. C'est à la fois comme conseiller du roi et comme archevêque de Tyr qu'il en vint à un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-de-tyr/#i_94442

HAGIOGRAPHIE

  • Écrit par 
  • Michel de CERTEAU
  •  • 5 806 mots

Dans le chapitre « Jalons pour une histoire »  : […] Née avec les calendriers liturgiques et la commémoraison des martyrs aux lieux de leurs tombeaux, l'hagiographie s'intéresse moins, durant les premiers siècles (de 150 à 350 environ), à la vie qu'à la mort du témoin. Une deuxième étape s'ouvre avec les Vies : celles des ascètes du désert (cf. la Vie de saint Antoine par Athanase) et, d'autre part, celles de « confesseurs » et d'évêques – Vies de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hagiographie/#i_94442

HILDEGARDE DE BINGEN sainte (1098-1179)

  • Écrit par 
  • Jacques DUBOIS
  •  • 284 mots

Née à Bermersheim, près d'Alzey, en Hesse (ses ancêtres étaient barons du lieu), Hildegarde fut confiée, à huit ans, aux bénédictines de Disibodenberg. À quinze ans, elle reçut le voile des moniales et, à trente-huit ans, fut élue abbesse (1136). Elle fonda en 1147 un nouveau monastère dans un lieu moins agréable, à Rupertsberg, et y transféra sa communauté. Elle en sortit au moins quatre fois, su […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hildegarde-de-bingen/#i_94442

HONORIUS AUGUSTODUNENSIS (1080-env. 1150)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 618 mots

Souvent appelé à tort Honorius d'Autun, cet écrivain réputé mystérieux pour le peu de détails qu'on sait de sa vie (on doute même parfois de son existence, en supposant que ses écrits ne sont qu'une compilation) et pour son goût de l'arcane a dû naître en Angleterre, où il fut l'élève d'Anselme de Canterbury. Il vécut sous l'habit des bénédictins « celtiques », presque en ermite, dans les environs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/honorius-augustodunensis/#i_94442

HROSWITHA VON GANDERSHEIM (935 env.-env. 1000)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 228 mots

Hroswitha von Gandersheim est considérée comme la première poétesse allemande. Née vers 935 dans une famille noble, Hroswitha (ou Hrotswitha, Hrotsvit, Roswitha) entre vers l'âge de vingt-trois ans au couvent des bénédictines de Gandersheim, où elle passera le reste de sa vie. Afin de neutraliser la moralité païenne qui règne dans les œuvres classiques, elle écrit vers 960 six drames en latin in […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hroswitha-von-gandersheim/#i_94442

HUGUES DE SAINT-VICTOR (1096?-1141)

  • Écrit par 
  • Jean CHATILLON
  •  • 507 mots

D'origine inconnue, peut-être saxonne, peut-être flamande, Hugues dut entrer chez les chanoines réguliers de Saint-Victor de Paris peu après la fondation de ce monastère. Il y fut certainement reçu avant l'année 1127, car son nom apparaît à cette date au bas d'une charte de l'abbaye. Quoi qu'il en soit, Hugues ne devait pas tarder à devenir la personnalité la plus marquante de l'école, qui avait é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hugues-de-saint-victor/#i_94442

ISAAC DE L'ÉTOILE ou DE STELLA (1100 env.-env. 1169)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 726 mots

Noble anglais, étudiant à Chartres et à Paris (avec les porrétains, Abélard et les victorins), puis moine cistercien à Pontigny, Isaac fut élu abbé de l'Étoile, près de Poitiers, où il reçut Thomas Becket, exilé par Henri II. Il fonda finalement dans l'île de Ré une installation plus austère, où il mourut. Il nous reste de lui cinquante-sept sermons (dont cinquante-quatre publiés dans la Patrolog […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/isaac-de-l-etoile-de-stella/#i_94442

ISIDORE DE SÉVILLE (560 env.-636)

  • Écrit par 
  • Jacques FONTAINE
  •  • 1 355 mots

Tardivement proclamé docteur de l'Église universelle en 1722, mais vénéré de ses contemporains comme « l'image même du savoir antique », Isidore de Séville fut tour à tour l'écrivain latin le plus souvent recopié et lu par le Moyen Âge, et l'un des plus outrageusement décriés par l'hypercritique moderne. En appréciant de manière moins suffisante et plus respectueuse la civilisation du haut Moyen  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/isidore-de-seville/#i_94442

JEAN DE SALISBURY (1110 env.-env. 1180)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  •  • 820 mots

Si équivoques que soient les termes « renaissance » et « humanisme », Jean de Salisbury est de ceux qui en justifient l'application (sous d'évidentes réserves) à l'Europe latine du xii e siècle. Venu à dix-sept ans de Grande-Bretagne en France, élève de l'école de Chartres et ami d'Abélard, estimé cependant par saint Bernard, qui le recommande à l'archevêque de Canterbury, Jean sert de secrétaire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-de-salisbury/#i_94442

JEAN SCOT ÉRIGÈNE (810 env.-env. 877)

  • Écrit par 
  • René ROQUES
  •  • 1 738 mots

L'œuvre de Jean Scot dit l'Érigène représente sans doute l'ensemble littéraire, philosophique, exégétique et théologique le plus considérable et le plus élaboré de la pensée occidentale latine entre le vi e et le xii e  siècle. On y retrouve l'empreinte profonde des auteurs de l'Antiquité profane et surtout celle des Pères de l'Église qui ont le mieux assimilé les thèmes néo-platoniciens, sans q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-scot-erigene/#i_94442

LAMENTATION, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 877 mots

Composition par laquelle le poète met en forme le topos du regret et du deuil à l'occasion d'un départ, d'une mort ou d'une calamité publique. Qu'il parle en son nom ou au nom de la communauté entière, il doit convertir l'émotion en mots, sans cesse renouvelés et cependant conformes à la tradition, car la douleur, elle, est toujours identique à elle-même. Cette « habitude poétique » (P. Zumthor) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lamentation-genre-litteraire/#i_94442

MÉDIÉVALES ÉCOLES

  • Écrit par 
  • Jean FAVIER
  •  • 1 107 mots

Dispensant l'enseignement en Occident, les écoles médiévales sont nées de l'obligation faite par Charlemagne, en 789, à tous les évêques et abbés d'ouvrir à l'ombre de leur église ou monastère une école où seraient enseignés la lecture, l'écriture, le comput liturgique et le chant, et où seraient poursuivies des études conduisant à une meilleure connaissance de la Bible et des Pères, ainsi qu'à un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecoles-medievales/#i_94442

MOYEN ÂGE - La poésie lyrique

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 5 698 mots

Dans le chapitre « Styles, jeux et danses »  : […] La tradition du lyrisme médiéval s'explique-t-elle par la théorie des styles ? En se référant explicitement au style tragique pour définir la chanson d'amour, Dante rappelle les principes reconnus par les écrivains du Moyen Âge. Formés par la grammaire et la rhétorique latines, ils avaient une idée hiérarchique de leur art, conforme à l'image même qu'ils se faisaient de la société. Les trois styl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-poesie-lyrique/#i_94442

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « Périodisation et corpus »  : […] Si, comme le soutient Erwin Panofsky, l'écriture gothique est l' expression gothique d'une certaine dialectique , si les analogies que l'on observe entre l'écriture et l'architecture – par exemple, la minuscule caroline et l'architecture romane ou les lettres bâtardes et le style gothique flamboyant – sont d'abord d'ordre intellectuel et résultent d'applications locales d'une « façon de raisonner […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_94442

NOTKER BALBULUS ou LE BÈGUE (840 env.-912)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 260 mots

Moine bénédictin de Saint-Gall en Suisse, poète, historien, épistolier et musicologue, surtout célèbre en raison de la paternité d'une quarantaine de séquences qu'on lui attribue habituellement. À l'abbaye de Saint-Gall, de grande renommée à cette époque, il fut l'élève d'Ison, commentateur de Prudence et de Moengal, moine irlandais ancien abbé de Bangor. Comme les lettrés contemporains, Notker ab […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/notker-balbulus-le-begue/#i_94442

PATRISTIQUE

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 8 815 mots

Dans le chapitre « L'argument patristique »  : […] Dans son Commonitorium , écrit en 434, Vincent de Lérins a formulé les critères qui permettent d'utiliser le témoignage des Pères pour déterminer la foi authentique de l'Église et la manière orthodoxe d'interpréter l'Écriture. D'une part, on ne peut retenir comme Pères de l'Église que ceux qui se sont distingués par leur orthodoxie et la sainteté de leur vie ; d'autre part, le témoignage de ces Pè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/patristique/#i_94442

PIERRE LOMBARD (1100 env.-1160)

  • Écrit par 
  • Charles BALADIER, 
  • Jean RIBAILLIER
  •  • 2 510 mots

Auteur d'un ouvrage délibérément traditionnel et assez impersonnel qui lui a valu néanmoins d'être appelé le Maître des Sentences – car la « lecture » et le commentaire de cet exposé de la foi chrétienne ont constitué pendant plusieurs siècles la base de l'enseignement scolastique –, Pierre dit le Lombard serait né à Novare et aurait d'abord étudié à Bologne. Vers 1136, il partit pour Paris, où […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-lombard/#i_94442

PLATONISME MÉDIÉVAL

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 898 mots

La question du platonisme médiéval étant particulièrement complexe, il faut dire d'abord selon quels partis pris elle est ici traitée. En premier lieu on rangera sous le nom de « platonisme » toute doctrine, d'ensemble ou même de détail, qui se fonde en dernière instance sur les œuvres des auteurs que l'Antiquité tardive et les médiévaux appelaient platonici (« platoniciens »), ce qui inclut le n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platonisme-medieval/#i_94442

PROSLOGION, Anselme de Cantorbéry - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 863 mots

Rédigé par Anselme de Cantorbéry (1033 ou 1034-1109), abbé bénédictin du Bec en Normandie, devenu primat d'Angleterre en 1093, canonisé et déclaré docteur de l'Église en 1720, le Proslogion doit son immense célébrité à l'énoncé d'une preuve de l'existence de Dieu, « tel que rien de plus grand ne peut être conçu ». Sans cesse commenté, repris, réfuté, l'argument dit « ontologique » ouvre un axe ma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proslogion/#i_94442

RABAN MAUR (780 env.-856)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 478 mots

Élève d'Alcuin à Tours, écolâtre, puis chancelier en 812, et abbé (de 822 à 842) de la grande abbaye bénédictine de Fulda, enfin archevêque de Mayence de 847 à sa mort. Ami de Lothaire, attaché à l'idée impériale, Raban Maur est l'un des grands noms de la renaissance carolingienne (on l'a surnommé le « précepteur de la Germanie ») : missionnaire, il installe des paroisses et des fondations dans le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raban-maur/#i_94442

RAOUL GLABER (fin Xe s.-env. 1049)

  • Écrit par 
  • Jean FAVIER
  •  • 242 mots

Moine bourguignon, Raoul (Radulphus) Glaber, ou le Glabre, appartint à de nombreux monastères (Saint-Léger de Champeaux, Moutiers, Saint-Germain d'Auxerre, Bèze, Saint-Bénigne de Dijon, Cluny enfin). Après avoir rencontré au début quelques difficultés en raison de son inconduite, il sut se faire apprécier pour sa culture classique et ses qualités d'écrivain. C'est ainsi que l'abbé Guillaume d'Auxe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raoul-glaber/#i_94442

RICHARD DE SAINT-VICTOR (1110 env.-1173)

  • Écrit par 
  • Jean CHATILLON
  •  • 375 mots

Originaire d'Écosse ou d'Irlande, Richard dut entrer durant la première moitié du xii e  siècle chez les chanoines réguliers de l'abbaye Saint-Victor de Paris, dont il devint par la suite sous-prieur puis prieur. Avec Hugues de Saint-Victor, il est une des figures les plus représentatives de la célèbre école attachée à ce monastère. Comme beaucoup de victorins, Richard s'intéresse aux disciplines […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/richard-de-saint-victor/#i_94442

SAXO GRAMMATICUS (1140?-1206)

  • Écrit par 
  • Régis BOYER
  •  • 940 mots

Ce moine danois, originaire de Sjaelland, vécut à l'articulation des xii e et xiii e siècles, et servit l'archevêque Absalon dont il fut sans doute secrétaire ( clericus ). Il est passé à la postérité pour ses Gesta Danorum ( Les Hauts Faits des Danois ), histoire de son pays écrite en latin, des origines mythiques à 1220 environ, ce qui nous fournit la date probable de la rédaction définitive […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/saxo-grammaticus/#i_94442

SCOLASTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 2 983 mots

Dans le chapitre « Formes, textes et méthodes »  : […] L'analyse de la scolastique et de son esprit peut partir très simplement de l'examen des formes (littéraires et intellectuelles) qui lui sont propres. Ces formes sont signalées par des titres qui reviennent continuellement dans les catalogues des œuvres scolastiques : commentaires, questions disputées, questions quodlibétales, sommes. Toutes ont un soubassement et une intention didactiques ( scol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scolastique/#i_94442

SÉQUENCE, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 335 mots

Forme de composition liturgique monodique qui proliféra du ix e au xiv e siècle. On en connaît près de 4 500 séquences ; Pie V, au concile de Trente, réduisit leur nombre à cinq dans la liturgie romaine : Lauda Sion , Stabat Mater , Veni Sancte Spiritus , Victimae paschali laudes , Dies irae (cette dernière est d'ailleurs plutôt un planctus ). Les théories s'opposent pour en déterminer les orig […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sequence-musique/#i_94442

SERMENTS DE STRASBOURG

  • Écrit par 
  • Bernard CERQUIGLINI
  •  • 601 mots

Au soir de la bataille de Fontenoy (juin 841), Lothaire, qui hérite légitimement de son père Louis le Pieux le vaste empire de Charlemagne, est en déroute. Il a été vaincu par son frère Louis le Germanique et par son demi-frère Charles le Chauve, alliés militairement. Pour l'Église, pour les clercs qui entourent les deux jeunes princes, cette victoire est un « jugement de Dieu ». Par la défaite de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/serments-de-strasbourg/#i_94442

SOMME DE THÉOLOGIE, Thomas d'Aquin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Charles CHAUVIN
  •  • 965 mots
  •  • 1 média

C'est vers la fin de sa courte vie que Thomas d'Aquin (1224 ou 1225-1274) a rédigé une Somme de théologie ( Summa theologiae ), à l'instar d'une vingtaine de théologiens qui composèrent au cours du xii e et du xiii e  siècle le même type d'ouvrage, genre littéraire dont le but est d'offrir un exposé complet et concis sur le savoir théologique. Cette œuvre de maturité est la plus connue, non seul […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/somme-de-theologie/#i_94442

SPECULUM, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 613 mots

Mot latin signifiant « miroir », fréquemment employé dans le titre d'ouvrages d'édification sur des sujets théologiques ou moraux, et genre littéraire didactique. Les plus anciens textes de ce genre en Occident sont les Miroirs des princes par lesquels l'Église carolingienne essaie de faire l'éducation des empereurs et des grands : citons la Via Regia de Smaragde de Saint-Mihiel ( viii e  siècle) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/speculum-genre-litteraire/#i_94442

TCHÈQUE RÉPUBLIQUE

  • Écrit par 
  • Jaroslav BLAHA, 
  • Marie-Elizabeth DUCREUX, 
  • Marie-Claude MAUREL, 
  • Vladimir PESKA
  •  • 18 244 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Littérature latino-tchèque »  : […] Le latin trouve ses premières expressions originales dans la seconde moitié du x e  siècle (l'évêché de Prague est fondé en 973). Des légendes (inspirées des œuvres vieux-slaves) sont consacrées aux saints Venceslas et Ludmila. Avant l'an mille, c'est une magnifique légende, presque une chronique, Vita et passio sancti Venceslai et sanctae Ludmilae aviae eius  : le moine Christianus (Kristián) s'y […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/republique-tcheque/#i_94442

THOMAS D'AQUIN saint (1224 ou 1225-1274)

  • Écrit par 
  • Marie-Dominique CHENU
  •  • 4 372 mots
  •  • 1 média

Thomas d'Aquin, ainsi appelé du nom de la petite ville d'Aquino, sur la route de Naples à Rome, où ses parents détenaient dans le premier quart du xiii e  siècle un très modeste pouvoir féodal, ne peut être enfermé dans le crédit que lui accorde depuis sept siècles l'Église catholique ; il est le haut témoin de la novation culturelle qui, dans la longue période dite du Moyen Àge, détermine, à la f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-d-aquin/#i_94442

UTOPIE

  • Écrit par 
  • Henri DESROCHE, 
  • Joseph GABEL, 
  • Antoine PICON
  •  • 12 030 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les utopies modernes »  : […] Il est significatif que, pour accéder au deuxième cycle de cette tradition utopique, il faille enjamber près de quinze siècles. On peut estimer que, pendant cette période, le champ de l' imagination utopique se trouve déplacé par le champ de l'imagination religieuse. Le transfert laisse des traces sur plusieurs points : dans les populations millénarisantes préaugustiniennes, chez lesquelles les im […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/utopie/#i_94442

VORAGINE JACQUES DE (1228 env.-1298)

  • Écrit par 
  • Maryse BIDEAULT
  •  • 693 mots

Dominicain, archevêque de Gênes, Jacques de Voragine est né à Varazze, petite ville du golfe de Gênes en Italie. Issu d'une famille modeste, il entra, à l'âge de seize ans, chez les Dominicains et fut nommé, en 1276, provincial de cet ordre en Lombardie. En 1287, alors que les talents de prédicateur de Jacques de Voragine étaient déjà connus, le pape Honorius II l'envoya dans la ville de Gênes afi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-de-voragine/#i_94442

WALAFRID STRABON ou WALAFRID LE LOUCHE (808 env.-849)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 405 mots

Moine à Reichenau, élève de Raban Maur à Fulda (826-829), Walafrid est appelé par Hilduin en 829 pour être le précepteur du fils de Louis le Pieux, qui le nomme abbé de Reichenau en 838 ; expulsé de son abbaye pour sa fidélité à Lothaire dans la lutte des trois fils de Louis, il se réconcilie avec Louis le Germanique au moment du traité de Verdun (843), revient à Reichenau et meurt au bord de la L […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/walafrid-strabon-walafrid-le-louche/#i_94442