GOTHIQUE LITTÉRATURE & CINÉMA

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Le Cauchemar, J. H. Füssli

Le Cauchemar, J. H. Füssli
Crédits : DeAgostini/ Getty Images

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Frankenstein ou le Prométhée moderne, T. von Holst

Frankenstein ou le Prométhée moderne, T. von Holst
Crédits : Private Collection/ Bridgeman Images

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Dracula, T. Browning

Dracula, T. Browning
Crédits : The Granger Coll NY/ Aurimages

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Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête, T. Burton.

Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête, T. Burton.
Crédits : Paramount/Mandalay/The Kobal Collection/ Clive Coote/ Aurimages

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Le mythe transformé : le néogothique

À la fin des années 1960, Angela Carter commence à publier des récits très originaux, fondés en partie sur une réinterprétation ironique de motifs comme la maison gothique, espace domestique carcéral et aliénant pour la femme. Dans The Bloody Chamber and Other Stories (1979), elle réécrit des contes de fées canoniques comme « Le Petit Chaperon rouge » ou « Barbe-Bleue », symbole du pouvoir patriarcal. Dans The Passion of New Eve (1977) et Nights at the Circus (1984), elle convoque des images de persécution et de terreur pour analyser les relations de pouvoir (parfois sadomasochistes) dans la passion amoureuse. Ses récits souvent hybrides (conte de fées, roman victorien, science-fiction, utopie) et nourris d’une riche intertextualité (Poe, Melville, Sade, etc.) se caractérisent par la parodie, l’exagération, le grotesque et par des stratégies d’inversion et de subversion. Angela Carter emploie le motif de l’Autre monstrueux pour mettre en lumière la monstruosité d’une société qui se veut respectable. Cette écrivaine qualifié de postfeminist gothic writer a eu une grande influence sur d’autres auteurs de sensibilité proche comme Jeanette Winterson, Sarah Waters et Fay Weldon.

Dans The Grotesque (1989), Patrick McGrath réintroduit subtilement des éléments de la convention gothique en les détournant. Crook, le grand manoir du xvie siècle, décrit à l’instar de la maison Usher d’Edgar Poe en termes anthropomorphes, est exposé au vent du sud qui, selon la légende locale, apporte corruption et vapeurs nocives. Le marais tout proche cache dans ses profondeurs de macabres vestiges alors qu'un monstrueux brochet prédateur se dissimule dans la carcasse d'un bovin. À ce cadre sinistre et inquiétant s’ajoute un personnage maléfique, qui rappelle le villain des récits gothiques. Le rôle est ici tenu non par Sir Hugo Coal, paléontologue paralytique, autrefois tyran domestique, mais par son majordome Fledge, être malfaisant et manipulateur. Fledge, comme [...]


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ROMAN POPULAIRE

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
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Dans le chapitre « Histoire du roman populaire »  : […] Aux origines du roman populaire il y a la littérature de colportage – celle de la Bibliothèque bleue notamment – constituée de livres sans auteurs avoués, destinés à la « populace », qui, souvent illettrée, se les faisait lire le soir, à la veillée, par des conteurs ou des enfants. Transportés dans des besaces, où ils voisinaient avec des images pieuses ou guerrières, ces ouvrages offraient à l'i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-populaire/#i_57036

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Pour citer l’article

Gilles MENEGALDO, « GOTHIQUE LITTÉRATURE & CINÉMA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-et-cinema-gothique/