CHINOISE LITTÉRATURE

CHINOISE (CIVILISATION) - La littérature

  • Écrit par 
  • Paul DEMIÉVILLE, 
  • Jean-Pierre DIÉNY, 
  • Yves HERVOUET, 
  • François JULLIEN, 
  • Angel PINO, 
  • Isabelle RABUT
  •  • 45 738 mots
  •  • 1 média

Les origines de la littérature chinoise sont à peu près contemporaines de celles des deux autres littératures dont se nourrit encore la tradition du monde civilisé : celle de l'Inde et celle de l'Europe. Ici comme là, ces origines remontent à un ou deux millénaires avant l'ère chrétienne, et le nom de Confucius, vers l'an 500 avant J.-C., […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chinoise-civilisation-la-litterature/#i_15716

AU BORD DE L'EAU (SHUI HU ZHUAN)

  • Écrit par 
  • Jean-François PÉPIN
  •  • 794 mots

Le Shui hu zhuan (littéralement Récit des bords de l'eau ) s'inspire de toute une tradition orale riche et diversifiée, mais aussi de faits historiques puisque Song Jiang, héros du roman, fut en Chine un brigand qui sévit avec ses complices vers 1120. Au bord de l'eau , roman en quatre-vingt-douze chapitres, qui se distingue des versions antérieures par sa cohésion, aurait été composé dans la sec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/au-bord-de-l-eau-shui-hu-zhuan/#i_15716

BAN GU [PAN KOU] (32-92)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 303 mots

Des trois enfants du lettré Ban Biao, l'un, Ban Chao, fut un valeureux capitaine, les deux autres, Ban Gu et leur sœur Ban Zhao, de grands historiens. Pour réaliser le projet de son père, Ban Gu entreprit de donner une suite aux Mémoires historiques ( Shiji ) de Sima Qian. D'abord mis en prison pour avoir pris l'initiative d'écrire l'histoire de l'État, il reçut finalement l'ordre de poursuivre s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ban-gu-pan-kou/#i_15716

BO JUYI [PO KIU-YI] (772-846)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 1 634 mots

Bo Juyi est un type. Fonctionnaire lettré, il fit, dans la première moitié du ix e  siècle, une carrière honorable mais sans éclat, dont son œuvre littéraire, en dévoilant les ambitions et les passions de l'homme, explique les détours. Une carrière moyenne, des passions moyennes, mais auxquelles le génie de l'écrivain a conféré une valeur exemplaire. Bo Juyi a déclaré lui-même que son œuvre était […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bo-juyi-po-kiu-yi/#i_15716

CAO CAO [TS'AO TS'AO] (155-220)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 613 mots

« En temps normal vous seriez un malfaiteur, en temps de crise, un héros. » C'est en ces termes que le jeune Cao Cao s'entendit prédire son avenir de la bouche d'un célèbre caractérologue. Petit-fils par adoption d'un eunuque de la cour, il entra tôt dans la carrière, mais l'ascension de Dong Zhuo marqua pour lui le début d'une fulgurante aventure. Avec d'autres rebelles, il prit les armes contre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cao-cao-ts-ao-ts-ao/#i_15716

CAO PI [TS'AO P'I] ou CAO PEI [TS'AO P'EI] (187-226) empereur sous le nom de WENDI [WEN-TI] (220-226)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 401 mots

À la mort de Cao Cao (220), le vainqueur de la guerre civile où sombra la dynastie des Han, Cao Pi (ou Cao Pei), son fils aîné, lui succéda comme roi de Wei et Premier ministre du dernier empereur des Han. Quelques mois plus tard, celui-ci renonçait à son trône en faveur de Cao Pi, qui fonda la dynastie des Wei. C'était la première fois dans l'histoire de Chine qu'une abdication consommait un chan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cao-pi-ts-ao-p-i-ou-cao-pei-ts-ao-p-ei-187-226-empereur-sous-le-nom-de-wendi-wen-ti-220-226/#i_15716

CAO ZHI [TS'AO TCHE] (192-232)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 1 383 mots

Le plus brillant, le plus fécond, le plus influent des poètes novateurs de la fin des Han, Cao Zhi, ou Cao Zijian, a pu passer, jusqu'à la venue de Du Fu, pour le dieu de la poésie. Zhong Rong, le célèbre critique du vi e  siècle, le tenait pour le Confucius de la littérature. Après tant de poètes anonymes, Cao Zhi fut le premier à signer une œuvre aussi considérable. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cao-zhi-ts-ao-tche/#i_15716

CHINE - Histoire jusqu'en 1949

  • Écrit par 
  • Jean CHESNEAUX, 
  • Jacques GERNET
  •  • 44 675 mots
  •  • 50 médias

Dans le chapitre « La vie intellectuelle du milieu du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe »  : […] L'invasion mandchoue a de profondes répercussions dans l'intelligentsia chinoise. Les penseurs de la seconde moitié du xvii e  siècle mettent en accusation la philosophie dominante de la fin des Ming, celle de l'école intuitionniste de Wang Yangming et, de façon plus générale, les spéculations du néo-confucianisme. Certains, comme Yan Yuan (1635-1704), suivant des tendances qui s'étaient fait jour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chine-histoire-jusqu-en-1949/#i_15716

CHINOISE (CIVILISATION) - Symbolisme traditionnel et religions populaires

  • Écrit par 
  • Maxime KALTENMARK, 
  • Michel SOYMIÉ
  •  • 7 067 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La religion syncrétique moderne »  : […] L'époque à laquelle est apparue la religion syncrétique n'est pas connue avec précision. Il va de soi, du reste, qu'elle s'est formée progressivement, de façon insensible. Ses germes sont pour la plupart fort anciens, mais sa forme actuelle paraît s'être dessinée au temps de la dynastie mongole des Yuan, au xiii e  siècle. Nul doute en tout cas que, dès le xv e  siècle, sous les Ming, elle avait à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chinoise-civilisation-symbolisme-traditionnel-et-religions-populaires/#i_15716

CHU CI [TCH'OU TS'EU]

  • Écrit par 
  • David HAWKES
  •  • 1 060 mots

Chu ci est le nom d'un recueil de poèmes chinois dont la majeure partie fut composée entre la fin du iv e  siècle et le début du ii e  siècle avant J.-C. Dans le titre du recueil, ci veut dire « paroles » ou « écriture », Chu désigne le plus méridional des Royaumes combattants ; cet ouvrage est ainsi nommé parce que les poèmes qui le composent furent tous écrits dans le dialecte ancien de Chu, p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chu-ci-tch-ou-ts-eu/#i_15716

CHUNQIU [TCH'OUEN-TS'IEOU] ou LIVRE DES ANNALES

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 452 mots

Œuvre classique de la Chine, le Chunqiu (littéralement : « les printemps et les automnes ») est le livre des Annales du pays de Lu (l'actuelle province du Shandong), la patrie de Confucius, pour la période qui s'étend entre ~ 722 et ~ 481. Le texte même n'est qu'une énumération extrêmement dépouillée des principaux événements classés dans un ordre chronologique et présentés de la manière suivant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chunqiu-livre-des-annales/#i_15716

CORÉE - Histoire

  • Écrit par 
  • Jin-Mieung LI, 
  • Ogg LI, 
  • Madeleine PAUL-DAVID
  • , Universalis
  •  • 6 267 mots
  •  • 13 médias

Dans le chapitre «  Dynastie Chosŏn (1392-1910) »  : […] Créé en 1392 et reconnu par la dynastie chinoise des Ming sous le nom de Chosŏn, le nouveau royaume des Yi transféra, en 1396, la capitale de Kaesŏng à l'actuelle Séoul où, sous la protection de 27 440 soldats, le nouveau système d'administration fut installé sur le modèle de celui qui était en vigueur dans la Chine des Ming. Il était confié, toujours comme par le passé, aux yangban , dont les p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/coree-histoire/#i_15716

CORÉE - Littérature

  • Écrit par 
  • Ogg LI, 
  • Marc ORANGE, 
  • Martine PROST
  •  • 9 748 mots

Dans le chapitre « Littérature ancienne du Ier siècle avant J.-C. à 1910 »  : […] Il existe en Corée quelques œuvres poétiques qui datent du I er siècle avant J.-C. ainsi que le prouve le Hwangjo ga ( Chant d'oiseaux jaunes ), composé en chinois, selon le Samguksagi ( Histoire des trois royaumes , livre  XIII ), par le roi Yuri (règne : 19 av.-17 apr. J.-C.) de Koguryŏ, en 17 avant J.-C. Le désir de se doter d'une écriture adaptée à leur langue poussa les Coréens à invente […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/coree-litterature/#i_15716

DING LING (1904-1986)

  • Écrit par 
  • Michelle LOI
  •  • 1 276 mots

Jiang Bingzi (ou Bingzhi) est née en 1904 dans un village de la province du Hunan, d'une famille de noblesse terrienne illustre par ses lettrés et ses hauts fonctionnaires. Ding Ling a quatre ans lorsque son père meurt. Sa mère va lui donner les moyens d'assurer son indépendance ; elle l'emmène à la ville voisine, où la petite fille peut aller à l'école, puis l'envoie à Changsha, capitale du Hunan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ding/#i_15716

DU FU [TOU FOU] (712-770)

  • Écrit par 
  • David HAWKES
  •  • 1 334 mots

Avec deux millénaires et demi d'histoire littéraire, il n'est pas étonnant que la Chine ait de la peine à choisir son Dante, son Shakespeare ou son Goethe, à savoir un seul auteur qui dépasserait incontestablement tous les autres. Elle a néanmoins un poète que les hommes de lettres s'accordent à reconnaître, de par la supériorité de sa technique et l'absolue sincérité de ses vers, comme « le plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/du-fu-tou-fou/#i_15716

ÉROTISME

  • Écrit par 
  • Frédérique DEVAUX, 
  • René MILHAU, 
  • Jean-Jacques PAUVERT, 
  • Mario PRAZ, 
  • Jean SÉMOLUÉ
  •  • 19 795 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Imprimerie et syphilis »  : […] À la fin du xv e  siècle deux événements de première importance vont modifier fondamentalement la vie sociale et la littérature européennes : l'apparition presque simultanée de la syphilis et de l'imprimerie, qui inaugureront toutes deux des façons nouvelles, fondamentales, de vivre l'érotisme. Passons sur la syphilis, dont on connaît l'apparition et le développement. Considérée souvent par les ég […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/erotisme/#i_15716

FORÊT DE BAMBOUS LES SEPT SAGES DE LA (ZHU LIN QI XIAN)

  • Écrit par 
  • Donald HOLZMAN
  •  • 1 454 mots

Dans le chapitre « Qui étaient-ils ? »  : […] Ces Sept Sages comptaient parmi eux le plus grand poète et le plus illustre philosophe de leur époque, et c'est sans doute la personnalité de ces deux hommes géniaux qui a donné le ton, sinon aux rencontres hypothétiques, du moins à l'image que l'histoire en a faite. La poésie de Ruan Ji (210-263) est une longue introspection sur l'impermanence de la vie et une recherche pathétique de valeurs con […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-sept-sages-de-la-foret-de-bambous/#i_15716

FU [FOU], genre littéraire chinois

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 1 603 mots

Le fu est un genre littéraire original dans la littérature chinoise, dont il est difficile de dire s'il se rattache, selon nos catégories occidentales, à la poésie ou à la prose. L'histoire du fu montre en fait que, malgré le traditionalisme de l'écrivain chinois, l'esprit a su finalement dominer les formes reçues du passé et transformer les règles d'un genre littéraire. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fu-fou-genre-litteraire-chinois/#i_15716

GUAN HANQING [KOUAN HAN-K'ING] (1210 env.-env. 1300)

  • Écrit par 
  • LI TCHE-HOUA
  •  • 1 557 mots

Guan Hanqing peut être considéré comme le plus grand des dramaturges chinois. Le choix de son nom personnel Hanqing, « sujet des Han », exprime le patriotisme de l'auteur face à la tyrannie mongole qui s'exerçait alors sur le peuple chinois, composé essentiellement des Han. Ce patriotisme se manifeste surtout par l'esprit de révolte qui anime la plupart de ses pièces. Celles-ci, néanmoins, ne s'in […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guan-hanqing-kouan-han-k-ing/#i_15716

GU WEN [KOU WEN]

  • Écrit par 
  • Odile KALTENMARK
  •  • 1 184 mots

Le gu wen est une écriture, un style ( wen ) anciens ( gu ), ou, plus exactement, pour désigner un mouvement et un genre littéraires qui nous intéressent ici, un style imité de l'antiquité : on peut alors traduire gu wen par « prose antique ». Mais ce terme a encore un autre emploi. On a appelé gu wen de courts essais en prose, dont l'originalité est la concision du style et l'unité du sujet, et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gu-wen-kou-wen/#i_15716

HAN FEIZI [HAN FEI-TSEU] (env. 280-234 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Léon VANDERMEERSCH
  •  • 642 mots

Le plus grand des penseurs de l'école chinoise des Légistes, Han Feizi naquit dans la seigneurie de Han, dont le nom lui sert de patronyme. Fils de seigneur, il ne reçut pourtant jamais ni titre ni office : ses critiques répétées des mœurs politiques régnant à la cour seigneuriale lui valurent cette disgrâce. C'est en étudiant la théorie du gouvernement par la loi pénale, théorie anticonfucianiste […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/han-feizi-han-fei-tseu/#i_15716

HAN YU (768-824)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 995 mots

Homme politique, écrivain, poète, penseur, Han Yu joua un rôle important dans l'histoire de la littérature chinoise dans la dernière période de la dynastie des Tang (618-907). Son mouvement de réforme de la prose chinoise se présente comme un retour à l'antique, qui n'est pas un retour en arrière. Les aspects divers de sa pensée, de sa personnalité, la richesse de son œuvre font de lui d'autre par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/han-yu/#i_15716

HONG LOU MENG [HONG LEOU MONG]

  • Écrit par 
  • LI TCHE-HOUA
  •  • 1 294 mots

Au milieu du xviii e  siècle, Le Rêve dans le pavillon rouge ( Hong lou meng ), chef-d'œuvre du roman chinois, présente, avec réalisme et poésie, le déclin de la société féodale, en une fresque grandiose qui sert de toile de fond à une histoire d'amour au dénouement tragique. Toutes les familles lettrées de la capitale se faisaient gloire d'en posséder un exemplaire. L'œuvre se répandit rapidement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hong-lou-meng-hong-leou-mong/#i_15716

HUAINAN ZI (Liu An)

  • Écrit par 
  • Pierre MARSONE
  •  • 868 mots

En publiant le Huainan zi (le « Maître de Huainan ») pour la première fois dans une langue occidentale (Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 2003), Charles Le Blanc, Rémi Mathieu et leurs collaborateurs ont enfin mis à la portée du plus large public une synthèse majeure de la sagesse et du savoir de la Chine dans les premières décennies de l'Empire ( ii e  s. av. J.-C.). Si l'on considè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/huainan-zi/#i_15716

HUANG ZONGXI [HOUANG TSONG-HI] (1610-1695)

  • Écrit par 
  • Lucie RAULT
  •  • 345 mots

Originaire de Yuyao (Zhejiang), Huang Zongxi (ou Huang Lizhou), dit Nanlei, est l'un des plus éminents lettrés du début des Qing. Après avoir obtenu son titre de licencié, il séjourne deux années à Pékin où il s'initie aux problèmes et aux intrigues politiques de l'époque. En 1630, révolté par l'injuste exécution de son père, il devient à Nankin membre du groupe politico-littéraire Fushe (Société […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/huang-zongxi-houang-tsong-hi/#i_15716

JIAN'AN [KIEN-NGAN] LES SEPT POÈTES DE LA PÉRIODE (196-220)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 1 634 mots

L'époque Jian'an est l'une des plus brillantes de l'histoire littéraire chinoise. On désigne sous ce nom le quart de siècle (196-220) au cours duquel s'effondra la domination, quatre fois séculaire, de la dynastie des Han et se prépara par les armes la constitution des trois États qui allaient se partager sa succession. L'un de ceux-ci, celui de Wei, devait se constituer à partir du fief de Cao C […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jian-an-kien-ngan-les-sept-poetes-de-la-periode/#i_15716

JIA YI [KIA YI] (201-169 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 684 mots

Le premier des auteurs connus de fu est Jia Yi, dont la biographie nous est retracée dans le Shi ji de Sima Qian, à la suite de celle de son grand modèle, Qu Yuan. L'historien nous trace les grandes lignes d'une existence qui a été, elle aussi, un archétype. Homme du nord de la Chine, Jia Yi était capable à dix-huit ans de réciter les classiques des documents et de la poésie, et la renommée de so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jia-yi-kia-yi/#i_15716

JIN PING MEI [KIN P'ING MEI] (fin XVIe s.), roman

  • Écrit par 
  • André LEVY
  •  • 1 745 mots

Le Jin Ping Mei , roman-fleuve de la fin du xvi e  siècle, en cent chapitres, se range parmi la demi-douzaine de chefs-d'œuvre de la littérature romanesque chinoise en langue vernaculaire. Ouvrage anonyme auréolé d'une réputation pornographique, noir et burlesque, érotique et satirique, il reste largement tributaire des conventions de la narration orale. En dépit de son caractère composite, il pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jin-ping-mei-kin-p-ing-mei-roman/#i_15716

LI BO [LI PO] (701 env.-env. 762)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 2 089 mots

Fulgurant génie au ciel des lettres chinoises. On ignore les conditions précises de sa naissance et de sa mort, aussi bien que le nom et la profession de son père. Et lorsque les deux petites-filles de Li Bo eurent épousé de simples paysans, sa descendance rentra dans l'ombre. Il avait reçu le prénom Bo (clarté) et le surnom Taibo (grande clarté), en souvenir de l'Etoile du matin, Tai bo en chi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-bo-li-po/#i_15716

LI QINGZHAO [LI TS'ING-TCHAO] ou LI YI'AN [LI YI-NGAN] (1081-apr. 1151)

  • Écrit par 
  • Chantal CHEN-ANDRO
  •  • 411 mots

Li Qingzhao, appelée aussi Li Yi'an, est originaire de Jinan au Shandong. En 1101, elle épouse Zhao Mingcheng, étudiant au Collège impérial. Tous deux appartiennent à d'illustres familles de fonctionnaires-lettrés et ont une passion commune : la collection d'objets rares. En 1103, Mingcheng obtient sa première charge dans l'administration. Après la disgrâce politique de son père, ils se retirent à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-qingzhao-li-ts-ing-tchao-ou-li-yi-an-li-yi-ngan-1081-apr-1151/#i_15716

LI SHANGYIN [LI CHANG-YIN] (813-858)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 1 247 mots

Li Shangyin a été longtemps quasi ignoré des sinologues occidentaux et même des chercheurs modernes chinois, il était trop à part de la poésie classique chinoise, trop difficile aussi pour être étudié autrement que de façon superficielle. Mais voici que depuis quinze ans plusieurs dizaines d'ouvrages et d'articles lui ont été consacrés en Extrême-Orient, et plusieurs sinologues occidentaux ont à l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-shangyin-li-chang-yin/#i_15716

LIU XIE [LIEOU HIE] (465 env.-522)

  • Écrit par 
  • Odile KALTENMARK
  •  • 1 055 mots

Liu Xie affirme dans le chapitre intitulé « Une critique compréhensive » que les ouvrages littéraires qui obtiennent le plus de suffrages sont aussi les plus beaux. On peut appliquer ce jugement à l'œuvre même de Liu Xie : les plus exigeants et les plus fins parmi les auteurs qui l'ont suivi font de lui l'arbitre du goût pendant la période des Six Dynasties. Quant au Si ku quan shu , le répertoire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liu-xie-lieou-hie/#i_15716

LIU YONG [LIEOU YONG] (XIe s.)

  • Écrit par 
  • Chantal CHEN-ANDRO
  •  • 311 mots

Liu Yong, appelé aussi Liu Qiqing, est originaire de Chong'an dans la province du Fujian. Il est difficile de connaître avec précision les dates de naissance et de mort de ce poète. On sait seulement qu'il obtient le titre de docteur accompli ( jinshi ) en 1034 et qu'après ce succès il occupe un petit poste dans l'administration. Mais, plus qu'une brillante carrière, c'est sa vie dissipée et bohèm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liu-yong-lieou-yong/#i_15716

LIU YUXI [LIEOU YU-SI] (772-842)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 569 mots

Liu Yuxi n'est pas un des grands noms de la poésie chinoise classique, mais une demi-douzaine de ses poèmes, nous dit un critique moderne sévère, lui ont permis de survivre à l'oubli. Sa vie est à la fois banale et intéressante parce que typique de son époque. Entré dans l'administration impériale par la grande porte de l'« examen de la vaste érudition et de la grande composition » (moins d'un pou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liu-yuxi-lieou-yu-si/#i_15716

LIU ZONGYUAN [LIEOU TSONG-YUAN] (773-819)

  • Écrit par 
  • Donald HOLZMAN
  •  • 476 mots

Par son haut lignage, son intelligence et ses talents littéraires, Liu Zongyuan semblait destiné à jouer un grand rôle dans la vie politique des Tang. En effet, à l'avènement de l'empereur Shunzong en 805, devenu le protégé du chef du gouvernement Wang Shuwen, il se trouve au centre du pouvoir. Mais la chute de Wang Shuwen et de sa clique huit mois après leur accession porte un coup fatal aux espé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liu-zongyuan-lieou-tsong-yuan/#i_15716

LI YU (1611-env. 1680)

  • Écrit par 
  • André LEVY
  •  • 486 mots

On a voulu voir en cet esthète un esprit superficiel qui se serait abandonné au divertissement vénal. Ne nous y trompons pas : cet écrivain « maudit » est peut-être le plus original et le plus libre que la Chine ait produit. N'a-t-il pas fallu attendre 1970 et un érudit étranger pour que l'ensemble de son œuvre soit enfin réédité ? Ne s'obstine-t-on pas à lui refuser la paternité d'un roman prohib […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-yu-1611-env-1680/#i_15716

LI YU (937-978)

  • Écrit par 
  • Chantal CHEN-ANDRO
  •  • 381 mots

Li Yu (ou Li Chongguang), sixième enfant de l'empereur Li Jing de la dynastie des Tang du Sud, compte parmi les poètes les plus célèbres de la Chine. Lorsqu'il monte sur le trône, le pouvoir légitime est déjà entre les mains de la dynastie des Song. Pour flatter son puissant voisin, il déploie une politique conciliatrice et envoie maints tributs à la cour du nouvel empereur. Mais ce dernier n'en e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-yu/#i_15716

LI ZHI [LI TCHE] (1527-1602)

  • Écrit par 
  • Jacques GERNET
  •  • 826 mots

Philosophe et critique littéraire chinois, originaire des environs du grand port de Quanzhou au Fujian. Célèbre pour son indépendance d'esprit, ses attaques contre la morale et contre les conceptions régnantes, Li Zhi se rattache aux penseurs de l'école de Taizhou fondée par l'ancien saunier autodidacte Wang Gen (1483-1541). Héritière de la grande école de Wang Yangming, l'école de Taizhou en repr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-zhi-li-tche/#i_15716

LU JI [LOU KI] (261-303)

  • Écrit par 
  • Donald HOLZMAN
  •  • 373 mots

Poète et général chinois, Lu Ji descend d'une longue lignée d'aristocrates sudistes, de la région de Suzhou, royaume indépendant lors de sa naissance mais qui fut conquis par les Jin en 280. Quelques années plus tard, Lu Ji et son frère Lu Yun se rendent dans la nouvelle capitale, Luoyang, où ils sont reçus avec un mélange de mépris (pour leurs origines sudistes) et d'admiration (pour leurs talent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lu-ji-lou-ki/#i_15716

LU YOU [LOU YEOU] (1125-1210)

  • Écrit par 
  • Chantal CHEN-ANDRO
  •  • 304 mots

Lu You, appelé aussi Lu Wuguan, est originaire de Shanyin, dans la province du Zhejiang. Il appartient à une de ces grandes familles de tradition littéraire et politique qui, de tout temps, ont fourni les hauts dignitaires de l'Empire. L' Histoire des Song nous donne sa biographie au chapitre cccvc . Nous y apprenons qu'après avoir échoué aux examens par la faute du ministre, il doit attendre la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lu-you-lou-yeou/#i_15716

LYRISME

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH, 
  • Jean-Pierre DIÉNY, 
  • Jean-Michel MAULPOIX, 
  • Vincent MONTEIL, 
  • René SIEFFERT
  •  • 10 721 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le lyrisme chinois »  : […] Qu'on imagine un peuple, à tous les âges de la vie, à tous les degrés de l'échelle sociale, unanimement féru de rythmes et de chansons. Une langue sans flexion, dont les éléments immuables se passent aisément des particularisations du genre, du nombre, de la personne. Une syntaxe malléable, où le nom, l'adjectif, le verbe peuvent échanger leurs fonctions, et qui structure spontanément la phrase en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lyrisme/#i_15716

MA ZHIYUAN [MA TCHE-YUAN] (1226?-? 1285)

  • Écrit par 
  • François VEAUX
  •  • 334 mots

Dramaturge et poète, Ma Zhiyuan occupe une fonction subalterne après la conquête du sud de la Chine par les Mongols et connaît une fin d'existence paisible loin de la ville. Un zaju composé avec trois autres dramaturges ou acteurs, Le Rêve du millet jaune ( Huangliangmeng ), et deux autres de ses pièces ont pour thème la conversion d'un être par un immortel taoïste qui lui fait prendre conscienc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ma-zhiyuan-ma-tche-yuan/#i_15716

MENG TZEU ou MENCIUS ou MENGZI [MONG-TSEU] (372-289 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Marc PÉNIN
  •  • 259 mots

Parmi les « cent écoles de pensée » qui se développèrent pendant la période politiquement troublée mais intellectuellement brillante des Royaumes combattants de la Chine ancienne (— 481-— 221), Meng Tzeu représente le versant idéaliste et libéral du courant confucéen (école des Lettrés). Pour lui, l'homme est naturellement bon mais un environnement peu favorable peut le détourner de sa nature. D'o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/meng-tzeu-mencius-mengzi/#i_15716

NALAN XINGDE [NA-LAN SING-TÖ] (1655-1685)

  • Écrit par 
  • Chantal CHEN-ANDRO
  •  • 158 mots

Nalan Xingde, appelé aussi Nalan Rongruo, vient du clan de Nara, appartenant à l'aristocratie mandchoue. Élevé dans la culture chinoise, il obtient le titre de docteur à l'âge de vingt et un ans. Après avoir servi dans la garde impériale, il est emporté à trente ans par la maladie. Célèbre par ses ci , poèmes à chanter, il nous a laissé deux recueils poétiques dont le plus connu s'intitule Poèmes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nalan-xingde-na-lan-sing-to/#i_15716

NI ZAN [NI TSAN] (1301-1374)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 508 mots

Dans le chapitre « Un grand maître Yuan »  : […] Des « quatre grands maîtres Yuan » – Huang Gongwang, Wu Zhen, Ni Zan et Wang Meng –, Ni Zan n'est pas le plus puissant, mais il est probablement le plus pur. Sa vie, sa personnalité et son œuvre présentent une cohérence exemplaire, une intégrité et une originalité irréductibles. Sa peinture illustre par excellence l'impondérable qualité du yi (noble désinvolture, détachement intérieur) qui, à par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ni-zan-ni-tsan/#i_15716

OUYANG XIU [NGEOU-YANG SIEOU] (1007-1072)

  • Écrit par 
  • Donald HOLZMAN
  •  • 1 203 mots

Dans le chapitre « Un style original »  : […] Malgré ses réussites impressionnantes dans les domaines de l'histoire et de la philologie canonique, Ouyang Xiu est surtout connu comme homme de lettres. C'est en très grande partie grâce à l'excellence de ses écrits que la prose appelée « style ancien » ( guwen ) s'est imposée au « style courant » ( shiwen ) hérité du « style parallèle » ( pianwen ) du Moyen Âge et est restée la forme de prose no […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ouyang-xiu-ngeou-yang-sieou/#i_15716

PRUNIER EN FIOLE D'OR (JIN PING MEI)

  • Écrit par 
  • Jean-François PÉPIN
  •  • 881 mots

C'est sous la dynastie des Ming, au xvi e  siècle, qu'apparaissent en Chine des romans traitant de la vie des hommes et de leurs mœurs, connus sous le nom de « livres sur les passions du temps ». Le Jin Ping Mei, parfois attribué à Wang Shizheng (1526-1590), est le plus fameux de tous. Le titre, « Prunier en fiole d'or », fait allusion à trois des personnages féminins du livre. Le roman aurait vr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prunier-en-fiole-d-or-jin-ping-mei/#i_15716

PU SONGLING [P'OU SONG-LING] (1640-1715)

  • Écrit par 
  • André LEVY
  •  • 492 mots

Auteur de ce chef-d'œuvre inégalé de la littérature d'imagination chinoise qu'est le Liaozhai zhiyi ( Contes extraordinaires du pavillon du loisir ), Pu Songling semble être issu d'une branche exilée au Shandong et appauvrie d'un clan puissant et riche aux lointaines origines arabes et marchandes. Peut-être pratiquait-on encore la religion islamique dans son village natal ? Non qu'on en trouve la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pu-songling-p-ou-song-ling/#i_15716

QU [K'IU]

  • Écrit par 
  • Odile KALTENMARK
  •  • 1 225 mots

Qu est un terme de la langue chinoise signifiant « courbe sinueuse », et, par dérivation, « modulation musicale, mélodie, musique ». Il existe, bien entendu, des types de musique très différents selon les époques et les provinces. Leur caractéristique fondamentale est la gamme composée de cinq notes que l'on retrouve presque partout et à peu près toujours. Sous les Yuan, toutefois, la musique des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/qu-k-iu/#i_15716

QU YUAN [K'IU YUAN] (IVe-IIIe s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • David HAWKES
  •  • 1 124 mots

Qu Yuan est le premier poète chinois dont on connaît le nom ; aussi peut-on le regarder comme fondateur de la poésie chinoise. Sa place dans la littérature chinoise est comparable à celle d'Homère dans l'histoire de la littérature européenne : si son nom est bien connu, les événements de sa vie, son existence même, sont incertains. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/qu-yuan-k-iu-yuan/#i_15716

LE RÊVE DANS LE PAVILLON ROUGE (HONG LOU MENG), Cao Xueqin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-François PÉPIN
  •  • 735 mots

C'est aux environs de 1754, sous le règne de l'empereur Qianlong qu'un roman intitulé Mémoires d'un roc , dont la rédaction aurait commencé en 1742, connaît un certain succès. Plus tard, son auteur présumé, Cao Xueqin (env. 1715-env. 1764) le remanie et lui donne d'autres titres ( Les Douze Belles de Jinling , Relation du moine d'amour ). Le livre est toutefois connu sous le nom des quatorze airs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-reve-dans-le-pavillon-rouge-hong-lou-meng/#i_15716

ROMAN - Genèse du roman

  • Écrit par 
  • ETIEMBLE
  •  • 5 840 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Genèse des romans de l'Asie »  : […] Pour peu qu'on étudie les romans de l'Asie, la situation se complique à merveille. Outre le kathâ , narration suivie, faite par le héros, et obligatoirement rétrospective, la littérature sanskrite connaissait le grand récit, bṛhatkathâ , qui mêle aux thèmes épiques des aventures amoureuses ; matériau qui se traite aussi selon les normes lyrique du kâvya . Vers les vi e - vii e  siècles, Daṇḍin, p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-genese-du-roman/#i_15716

ROMAN - Roman et société

  • Écrit par 
  • Michel ZÉRAFFA
  •  • 6 700 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Du mythe au roman »  : […] La dualité complémentaire du social et de l'individuel ne caractérise pas seulement les contenus, les thèmes, la substance du roman : elle appartient consubstantiellement au romanesque en tant qu'ouvrage, en tant que fait de culture et de civilisation. À moins de jouer sur les mots, et de ranger dans le romanesque les aventures d'Ulysse, les exploits de Gilgamesh ou encore les innombrables légende […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-roman-et-societe/#i_15716

SAN GUO ZHI YANYI

  • Écrit par 
  • André LEVY
  •  • 1 888 mots

Le San Guo zhi yanyi ou Amplification de la chronique des Trois Royaumes , élabore une matière traversée dès l'origine par un souffle épique. Il mérite la première place, celle que revendique l'œuvre du xiv e siècle parachevée au xvii e siècle, sans pour autant prétendre être la meilleure de la littérature d'imagination. En effet, il n'est pas de thème qui ait exercé depuis aussi longtemps un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/san-guo-zhi-yanyi/#i_15716

SHI [CHE], genre littéraire chinois

  • Écrit par 
  • Odile KALTENMARK
  •  • 997 mots

La langue chinoise répond difficilement aux exigences de l'expression analytique, à cause de la polyvalence grammaticale de tous ses mots – qui leur confère en revanche autonomie et puissance suggestive ; l'imprécision des phrases entraîne la nécessité du rythme et du parallélisme : une telle langue se prête donc tout naturellement aux formes poétiques. Or, elle ne possède pas de mot voulant dire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/shi-che-genre-litteraire-chinois/#i_15716

SHI JING [CHE KING]

  • Écrit par 
  • Odile KALTENMARK
  •  • 1 188 mots

Le Shi jing ( Canon des poèmes ) est le Livre saint de la poésie. Il fait partie de la liste des cinq Jing ( Livres canoniques ) les plus vénérés, c'est-à-dire des ouvrages mis plus ou moins directement sous le patronage de Confucius. La tradition attribuait au sage lui-même le choix des trois cent cinq poèmes qui composent cette anthologie. Mais il se pourrait que le Shi jing ait existé déjà tel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/shi-jing-che-king/#i_15716

SHUI HU ZHUAN [CHOUEI HOU TCHOUAN]

  • Écrit par 
  • Robert RUHLMANN
  •  • 3 712 mots

Le Shui hu zhuan , Récit des bords de l'eau , est l'un des chefs-d'œuvre de la littérature romanesque chinoise. Écrit au xiv e  siècle, à partir de traditions orales des xii e et xiii e  siècles, il a pour sujet les aventures de cent huit brigands dont il idéalise les motivations sans cacher leurs violences parfois atroces. Il est écrit avec un sens très sûr des effets épiques et dramatiques. Ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/shui-hu-zhuan-chouei-hou-tchouan/#i_15716

SIMA QIAN [SSEU-MA TS'IEN] (env. 145-env. 87 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 706 mots

En Chine, l'histoire joue le rôle qui, dans les autres civilisations, est normalement dévolu à la mythologie ou à la religion : c'est à elle que l'on demande une explication totale du monde, une définition du destin de la collectivité, un jugement de valeur sur la condition humaine. En Sima Qian, la civilisationchinoise se trouva un historien capable d'assumer de façon magistrale cette mission m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sima-qian-sseu-ma-ts-ien/#i_15716

SIMA XIANGRU [SSEU-MA SIANG-JOU] (env. 179-117 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 1 198 mots

Sima Xiangru est un des grands noms de la littérature chinoise. Les Chinois en parlent avec un sourire, car sa vie, marquée par une aventure assez unique dans l'histoire du pays, est aussi célèbre que son œuvre. Bien qu'à travers les siècles de l'histoire chinoise postérieure nombre d'auteurs aient critiqué les exagérations des fu de Sima Xiangru, son nom est resté pour beaucoup d'autres, et même […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sima-xiangru-sseu-ma-siang-jou/#i_15716

SU SHI [SOU CHE] (1037-1101)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 2 028 mots

Su Shi est souvent cité comme le type du lettré complet de l'histoire chinoise : homme politique engagé dans les luttes qui partagent ses contemporains, haut fonctionnaire puis exilé politique aux confins de l'Empire, mais en même temps esthète raffiné cultivant tous les arts de l'« honnête homme » de son temps, l'art de la conversation avec des lettrés, des moines ou des courtisanes, la musique d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/su-shi-sou-che/#i_15716

TAO YUANMING [T'AO YUAN-MING] (365-427)

  • Écrit par 
  • Donald HOLZMAN
  •  • 1 432 mots

Si l'on exclut Qu Yuan qui est très connu mais peu lu, Tao Yuanming est, chronologiquement parlant, le premier grand poète chinois, et peut-être le plus aimé de tous. À première lecture, l'Occidental peut s'étonner de cette admiration ; on est en présence d'environ cent cinquante œuvres – poèmes et morceaux de prose très courts – au style sobre et direct, sans métaphores frappantes ou images reche […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tao-yuanming-t-ao-yuan-ming/#i_15716

THÉÂTRES DU MONDE - La tradition chinoise

  • Écrit par 
  • Jacques PIMPANEAU
  •  • 3 494 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le répertoire »  : […] Le répertoire est formé de deux éléments : pièces classiques écrites par de grands écrivains sous les dynasties mongole et Ming et adaptées au cours des âges aux différents styles d'opéra ; épisodes tirés de la littérature populaire, qu'on retrouve dans les romans ou dans les différents genres de la littérature orale. On distingue deux natures de pièces : les pièces littéraires ( wenxi ), dont le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatres-du-monde-la-tradition-chinoise/#i_15716

VIETNAM

  • Écrit par 
  • Philippe DEVILLERS, 
  • Pierre-Bernard LAFONT, 
  • NGUYÊN TRÂN HUÂN, 
  • Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, 
  • Matthieu SALOMON, 
  • Stéphanie SOUHAITÉ, 
  • Christian TAILLARD
  • , Universalis
  •  • 46 526 mots
  •  • 39 médias

Dans le chapitre « Littérature chinoise »  : […] La littérature écrite occupe une place prépondérante dans l'histoire de la littérature vietnamienne. Il semble que les Vietnamiens d'avant l'ère chrétienne aient utilisé un système d'écriture propre, que l'écriture chinoise importée par les colons et les militaires chinois dès le i er  siècle avant J.-C. aurait supplanté. Au cours des dix siècles de domination chinoise, le Vietnam est devenu un pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vietnam/#i_15716

LE VOYAGE EN OCCIDENT (XIYOU JI), Wu Cheng'en - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-François PÉPIN
  •  • 632 mots
  •  • 1 média

Le Xiyou ji , Le Voyage en Occident est un roman-fleuve en cent chapitres attribué à Wu Cheng'en (env. 1506-1582). Roman populaire par excellence, édité pour la première fois en 1592, il parodie le voyage en Inde de 629 à 645 du bonze Xuanzang, qui ramena en Chine la traduction du canon bouddhique. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-voyage-en-occident-xiyou-ji/#i_15716

WANG CHONG [WANG TCH'ONG] (27 env.-97)

  • Écrit par 
  • Jacques DARS
  •  • 1 550 mots

Dans le chapitre « Une pensée rationaliste »  : […] Pour mesurer la portée de l'œuvre critique de Wang Chong, il faut dire un mot du contexte intellectuel et philosophique de la fin des premiers Han. Le système dominant de l'époque est celui dit «  du Yin et du Yang et des Cinq Éléments » : vertus femelle ( yin ) et mâle ( yang ) et cinq éléments (terre, bois, métal, feu, eau) constituent autant de puissances fondamentales opposées et complémentair […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wang-chong-wang-tch-ong/#i_15716

WANG WEI (699 env.-env. 759)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY, 
  • Ching-lang HOU
  •  • 1 817 mots

Le génie de Wang Wei s'épanouit sous le règne de Xuanzong (712-756), qui, après un siècle de paix intérieure et avant la catastrophe de 755, marque l'apogée de la civilisation des Tang. Wang Wei est un représentant typique de cet âge d'or. Choyé par la noblesse, il est poète de cour. Lauréat des concours impériaux et haut fonctionnaire, il est poète lettré. Cependant, hors de la capitale, il amén […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wang-wei-699-env-env-759/#i_15716

WU JINGZI [WOU KING-TSEU] (1701-1754)

  • Écrit par 
  • André LEVY
  •  • 269 mots

Ce fils de famille mandarinale est un laissé pour compte du système des examens, volontairement peut-être, puisqu'il semble avoir été bien plus intéressé par les filles de Nankin que par la carrière. Wu Jingzi est passé à la postérité comme auteur du plus grand des romans satiriques chinois, la Chronique non officielle de la forêt des lettrés ( Rulin waishi ), en une cinquantaine de chapitres, da […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wu-jingzi-wou-king-tseu/#i_15716

XIAOSHUO [SIAO-CHOUO], genre littéraire chinois

  • Écrit par 
  • André LEVY
  •  • 1 600 mots

En chinois moderne, le terme «  xiaoshuo  », comme celui de shōsetsu en japonais, tend à devenir l'équivalent de la notion occidentale de roman, conte ou nouvelle. Mais, dans son acception originelle, le terme est beaucoup plus général. L'expression semble être née autour du début de l'ère chrétienne pour désigner les écrits « mineurs » par leur dimension, leur conception et leur contenu. Ce genr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/xiaoshuo-siao-chouo-genre-litteraire-chinois/#i_15716

XIE LINGYUN [SIE LING-YUN] (385-433)

  • Écrit par 
  • Donald HOLZMAN
  •  • 1 126 mots

Les Chinois idolâtrent leurs grands poètes, dans lesquels ils voient le meilleur d'eux-mêmes, l'expression de leur conscience sociale, de leur amour pour la nature, de leurs aspirations religieuses : dans une certaine mesure, l'homme importe autant que l'œuvre. C'est ce qui explique, peut-être, leur manque d'enthousiasme envers un de leurs plus grands poètes, Xie Lingyun, dont l'arrogance aristocr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/xie-lingyun-sie-ling-yun/#i_15716

XIYOU JI [SI-YEOU KI]

  • Écrit par 
  • André LEVY
  •  • 325 mots

Œuvre marquante de la littérature universelle tant par sa diffusion dans tout l'Extrême-Orient que par l'originalité de son thème et la saveur de son style, le Xiyou ji ( Le Voyage en Occident ) est une parodie épique, religieuse et allégorique du voyage en Inde de l'illustre traducteur du canon bouddhique Xuanzang, entre 629 et 645. Ce roman-fleuve (cent chapitres) en chinois vulgaire, aboutisse […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/xiyou-ji-si-yeou-ki/#i_15716

XU WEI [SIU WEI] ou WENCHANG (1521-1593)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 415 mots

Xu Wei est aussi célèbre comme écrivain que comme peintre. Mais, malgré l'admiration fervente que lui voua une élite individualiste et excentrique (le littérateur Yuan Hongdao voyait en lui « le plus grand écrivain des Ming », et le peintre Zheng Banqiao déclarait qu'il se serait volontiers fait « le chien de son seuil »), il n'a pas eu très bonne presse auprès de la critique traditionnelle, et ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/xu-wenchang/#i_15716

YUAN MEI (1715-1797)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 632 mots

Auteur assez important dans l'histoire de la littérature et de la pensée chinoises pour que le grand sinologue anglais Arthur Waley lui ait consacré tout un ouvrage ( Yuan Mei , 1956). De sa vie, il y a peu à dire. Grâce à ses amis, importants dans le monde mandchou, Yuan Mei fut, à l'âge de vingt-sept ans, préfet dans la région de l'actuel Jiangsu, où il fit toute sa carrière administrative. Mais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yuan-mei/#i_15716

YUAN ZHEN [YUAN TCHEN] (779-831)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 706 mots

Yuan Zhen est souvent cité comme le grand ami de Bo Juyi, et leur amitié est l'une des plus fameuses de l'histoire chinoise, dans un pays où l'amitié a souvent tenu dans les lettres la place de l'amour chez nos poètes. Par lui-même, Yuan Zhen a cependant une personnalité qui mérite qu'on s'y arrête. Enfant très précoce, il passe les examens impériaux à quatorze ans, et à vingt-trois ans, quand il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yuan-zhen-yuan-tchen/#i_15716

YUEFU [YUE-FOU]

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 1 238 mots

Le terme yuefu , l'un des plus originaux et des plus significatifs de l'histoire de la littérature chinoise, désigne d'abord, pendant un peu plus de cent ans, un département de l'administration impériale des Han antérieurs (206 av.-9 apr. J.-C.), le «  Bureau de la musique », responsable de la collecte des chansons populaires et de la direction de la musique de cour ; puis il désigne les « poèmes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yuefu-yue-fou/#i_15716

YU HUA (1960- )

  • Écrit par 
  • Isabelle RABUT
  •  • 1 151 mots

Né en 1960 à Hangzhou, dans la province du Zhejiang, Yu Hua a passé son enfance et son adolescence à Haiyan, au bord de la mer. Trop jeune pour être « garde rouge » au moment où éclate la révolution culturelle (1966), il sera cependant le témoin de scènes barbares qui ne cesseront de hanter son œuvre. Ces expériences traumatisantes, jointes à ses contacts précoces avec la mort dans l’enceinte de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yu/#i_15716

ZHOU BANGYAN [TCHEOU PANG-YEN] (1057-1121)

  • Écrit par 
  • Chantal CHEN-ANDRO
  •  • 317 mots

Originaire de Qiantang dans la province du Zhejiang, Zhou Bangyan a pour nom social Meicheng. Très tôt ses talents littéraires lui valent une charge officielle. Il occupe successivement divers postes administratifs. En 1105, l'empereur Huizong lui confie la direction du Bureau de la musique (Da sheng fu). La fonction de cet organisme est de retrouver les airs anciens tombés dans l'oubli et de rece […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zhou-bangyan-tcheou-pang-yen/#i_15716

ZHUANGZI

  • Écrit par 
  • Paul DEMIÉVILLE
  •  • 2 413 mots

Zhuangzi [ Tchouang-tseu ], « Maître Zhuang » ( zi était un suffixe apposé au nom des philosophes), est le titre d'une œuvre datant de l'Antiquité chinoise qui, sur le plan philosophique, peut se comparer aux Upaniṣad indiennes et, dans notre monde méditerranéen, aux présocratiques (beaucoup moins bien conservés). Du point de vue littéraire, c'est un chef-d'œuvre, peut-être le chef-d'œuvre de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zhuangzi/#i_15716

ZHUANGZI (TCHOUANG-TSEU) (Zhuang Zhou) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Pierre MARSONE
  •  • 1 122 mots

Le Zhuangzi est, après le Daode jing de Laozi, le classique le plus important du taoïsme. Son titre, « Maître Zhuang », rappelle que ce livre est attribué à Zhuang Zhou, philosophe taoïste du iv e  siècle avant J.-C., qui vécut au royaume de Chu, dans le bassin du fleuve Bleu. Les rapports du Zhuangzi avec l'œuvre de Laozi font encore l'objet de débats. Longtemps considéré comme un développemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zhuangzi-tchouang-tseu-zhuang-zhou/#i_15716


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Confucius

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Confucius (551 env-479 env av J-C), figure presque légendaire de la sagesse chinoise 

Crédits : Hulton Getty

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Confucius
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