ALEXANDRINE LITTÉRATURE

ALCHIMIE

  • Écrit par 
  • René ALLEAU, 
  • Universalis
  •  • 13 655 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les alchimistes alexandrins »  : […] Loin d'être l'origine de l'alchimie, comme l'a cru Berthelot, la Grèce égyptienne, entre le iii e  siècle et le viii e  siècle après J.-C., n'a connu que la fin de l'évolution des communautés alchimiques et métallurgiques de la haute Antiquité. Ruska souligne les traces sensibles de cette décadence déjà chez Zosime de Panopolis, l'auteur le plus fécond de la littérature alexandrine hermétiste, au […] Lire la suite

ANACRÉON DE TÉOS (560-478 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Dominique RICHARD
  •  • 220 mots

Chassé de sa ville natale, Téos, en Ionie (Asie Mineure), par les invasions perses, Anacréon se réfugie à Samos, à la cour du tyran Polycrate, puis il est accueilli par Hipparque, tyran d'Athènes, qui l'aurait envoyé chercher par une galère à cinquante rameurs. Toutefois, il serait revenu mourir, fort âgé, dans sa patrie. Les poètes alexandrins connaissaient de lui cinq livres de poésies, comprena […] Lire la suite

APOLLONIOS DE RHODES (env. 295-env. 215 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Dominique RICHARD
  •  • 322 mots

Originaire d'Alexandrie, Apollonios de Rhodes est d'abord l'élève de Callimaque. Mais une polémique le dresse contre son ancien maître (une satire de Callimaque intitulée Ibis est dirigée contre lui). Calomnié auprès de Ptolémée Philadelphe, il quitte Alexandrie et s'établit à Rhodes où il enseigne la rhétorique et la grammaire. Il deviendra citoyen de Rhodes. Cependant, rappelé à Alexandrie aprè […] Lire la suite

ARATOS DE SOLES (315-245 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 181 mots

Poète grec alexandrin, surtout connu pour son poème didactique sur l'astronomie, Les Phénomènes , adaptation très fidèle d'un texte en prose d'Eudoxe de Cnide (~ 390 env.-env. ~ 340) ; le second livre de l'ouvrage, consacré à la météorologie et intitulé Pronostics , traite des signes annonciateurs du temps, et offre beaucoup de ressemblance avec le De signis tempestatum de Théophraste. Le poème d […] Lire la suite

ARISTARQUE DE SAMOTHRACE (220-143 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Alain LABROUSSE
  •  • 175 mots

Critique et grammairien grec, remarqué pour sa contribution aux études homériques. Aristarque se fixa à Alexandrie où il fut un élève d'Aristophane de Byzance et devint, en ~ 153, directeur de la Bibliothèque. Plus tard, il se retira à Chypre. Il fonda une école de philologues (qui recevront, après sa mort, le nom d'aristarchiens) et fleurit longtemps à Alexandrie et, plus tard, à Rome. Cicéron et […] Lire la suite

ARISTOPHANE DE BYZANCE (257 av. J.-C.?-? 180 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 193 mots

Directeur de la bibliothèque d'Alexandrie vers ~ 195, Aristophane de Byzance publia une version d'Homère, la Théogonie d'Hésiode, Alcée, Pindare, Euripide, Aristophane et peut-être Anacréon. Un grand nombre des « arguments » qui figurent au début des manuscrits de comédies et de tragédies grecques sont attribués à Aristophane de Byzance : ces études sur la comédie grecque servent de référence à d […] Lire la suite

CALLIMAQUE (env. 310-env. 243 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Claude MEILLIER
  •  • 1 412 mots

Callimaque laissa une œuvre immense, tant en prose qu'en vers, dont la tradition manuscrite nous a gardé intacts seulement six Hymnes et une soixantaine d' Épigrammes  ; mais les trouvailles papyrologiques nous ont permis de mieux nous représenter la totalité de cette œuvre. Aristocrate cyrénéen, il resta toujours fier de ses origines et très attaché à sa patrie, même s'il passa une grande partie […] Lire la suite

COSMAS INDICOPLEUSTÈS CONSTANTIN D'ANTIOCHE dit (1re moitié VIe s.)

  • Écrit par 
  • Wanda WOLSKA-CONUS
  •  • 931 mots

De son vrai nom Constantin d'Antioche, Cosmas Indicopleustès, Grec de Syrie établi à Alexandrie, signe simplement « Chrétien ». Adepte de Théodore de Mopsueste et disciple de Mar Aba, katholikos de l'Église nestorienne de Perse, Cosmas dissimule ainsi une identité qui aurait pu faire douter de son orthodoxie dans la mesure où il écrivait dans une Alexandrie monophysite, à la veille du II e conci […] Lire la suite

GNOSTICISME

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT, 
  • Michel TARDIEU
  •  • 10 629 mots

Dans le chapitre « Un terme ambigu »  : […] Le premier usage du mot « gnostique » a été fixé par les Pères de l'Église, de Justin et Irénée à Théodoret. Ce terme n'a pas été inventé par eux, puisque Épiphane mentionne, à l'intérieur de la communauté chrétienne d' Alexandrie, l'existence d'un groupe de gens s'appelant eux-mêmes gnostiques. Des non-chrétiens, tels Plotin, Porphyre, Jamblique, connaissent aussi de semblables groupes. Les héré […] Lire la suite

GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Langue et littérature

  • Écrit par 
  • Joseph MOGENET, 
  • Jacqueline de ROMILLY
  •  • 8 250 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La poésie alexandrine »  : […] La mort d'Alexandre, en 323, a bouleversé l'ancien monde grec. Athènes perd sa suprématie intellectuelle au profit d'une ville nouvelle fondée par le conquérant, Alexandrie, dont les premiers souverains, mécènes avant la lettre, favorisent les activités littéraires et scientifiques par l'établissement d'une bibliothèque qui sera rapidement la plus célèbre du monde grec et, surtout, par la création […] Lire la suite

HÉRONDAS (IIIe s. av. J.-C. env.)

  • Écrit par 
  • Alain LABROUSSE
  •  • 140 mots

Poète grec, probablement originaire de l'île de Cos, dans la mer Égée, ce contemporain de Callimaque et de Théocrite est célèbre par ses Mimes — courtes scènes dramatiques en vers, évoquant des scènes de la vie populaire dans le style de la « nouvelle comédie ». Son œuvre — qui constitue l'ensemble le plus important de textes appartenant à ce genre littéraire — est contenue dans un manuscrit déco […] Lire la suite

LATINES (LANGUE ET LITTÉRATURE) - La littérature

  • Écrit par 
  • Pierre GRIMAL
  •  • 8 570 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Cet empire qui va naître »  : […] La mort de Cicéron marque la fin du temps où l' éloquence triomphante était maîtresse de la cité. Désormais, la liberté une fois perdue, les orateurs ne seront plus que des avocats, et non des hommes d'État. Quelques survivants de l'âge précédent, comme Asinius Pollion, compagnon de César, auront beau maintenir quelque temps la tradition républicaine, l'éloquence ne sera bientôt plus qu'une techni […] Lire la suite

LYCOPHRON (env. 320-env. 250 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Dominique RICHARD
  •  • 282 mots

Né à Chalcis en Eubée, Lycophron est chargé par Ptolémée Philadelphe de classer les comédies de la Bibliothèque d'Alexandrie. Il écrit un traité, aujourd'hui perdu, Sur la comédie . Il fait partie des poètes qui composent la pléiade alexandrine. Ses contemporains estimaient ses tragédies inspirées des grands tragiques grecs. Il nous reste de lui quatre vers tirés de la tragédie Les Pélopides et […] Lire la suite

MÉLÉAGRE (Ier s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 106 mots

Épigrammatiste alexandrin, originaire de Gadara (actuellement en Jordanie), surtout célèbre pour avoir réuni la première grande anthologie d'épigrammes et de poésies légères. Le recueil contenait les poèmes d'une cinquantaine d'auteurs, dont Méléagre lui-même ; dans l'avertissement liminaire, chaque poète était comparé à une fleur, et, de ce fait, l'ensemble avait pour titre La Couronne . Cette co […] Lire la suite

NICANDRE (fin IIIe-IIe s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Dominique RICHARD
  •  • 153 mots

Poète et médecin grec, né à Claros près de Colophon, Nicandre a composé de nombreux ouvrages : Sur les langues , Sur l'Europe , Sur les poètes , Sur la Sicile , Sur les oracles , des Métamorphoses . Il nous reste de lui deux poèmes : l'un sur les Remèdes contre les morsures de serpents ( Thêriaka ), l'autre Sur les poisons et leurs antidotes ( Aléxipharmaka ). Nous avons aussi des fragments d'un […] Lire la suite

PASTORALE, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Daniela DALLA VALLE CARMAGNANI, 
  • Jacqueline DUCHEMIN, 
  • ETIEMBLE, 
  • Charlotte VAUDEVILLE
  •  • 6 897 mots

Dans le chapitre « Les origines »  : […] Pour la mythologie grecque classique Apollon est le dieu de la lyre, Hermès celui des moutons d'Arcadie. Mais celui-ci, d'après l' Hymne à Hermès , est l'inventeur de la lyre, qu'il offrit à son frère pour prix de ses « vaches immortelles ». Apollon garda les troupeaux de Laomédon ( Iliade , XXI, 448) et ceux d'Admète en jouant de la flûte ( Alceste d'Euripide). D'autres personnages mythiques son […] Lire la suite

SYNÉSIUS DE CYRÈNE (entre 370 et 375-apr. 413)

  • Écrit par 
  • Richard GOULET
  •  • 493 mots

Rhéteur, philosophe néo-platonicien, puis, après sa conversion, évêque chrétien. Synésius, né à Cyrène en Libye, fut initié à la philosophie et à la science (astronomie et mathématiques) par la célèbre Hypatie, à Alexandrie. Il conserva toute sa vie une double fidélité, typiquement platonicienne, à la vie intérieure et à l'engagement politique. Personnalité influente de Cyrénaïque, Synésius assuma […] Lire la suite