LILIALES

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Caractères botaniques des Liliales

Dans le système de H. Melchior et U. Hamann (1964) retenu dans cet exposé, l'ordre des Liliales comprend quelque 7 850 espèces de plantes, relevant de 465 genres et groupées en 17 familles, d'ailleurs très inégales puisque celle des Liliacées compte 220 genres et 3 500 espèces tandis que celle des Géosiridacées comporte un seul genre monospécifique.

La grande majorité des Liliales sont des plantes herbacées ; toutefois quelques genres sont arbustifs ou même arborescents, mais alors leur tronc présente un accroissement en épaisseur tout différent de celui des Dicotylédones (Yucca, Dracaena, Cordyline). Les feuilles de Liliales ont des nervures longitudinales parallèles ou courbes, mais parfois une nervation réticulée (par exemple Tacca). Les fleurs, en grande majorité adaptées à la fécondation par les insectes et donc voyantes, sont typiquement formées de cinq verticilles trimères (3 + 3 T, 3 + 3 E, 3 C), bien qu'il existe des Liliales à fleurs unisexuées ou à verticilles dimères (Majanthemum), tétramères (Paris), etc., ou à androcée réduit ; le plus souvent, les tépales sont tous pétaloïdes et la symétrie est rayonnante ou parfois bilatérale à plan de symétrie médian ; le gynécée est syncarpe ou exceptionnellement apocarpe, l'ovaire est supère ou infère, tri- ou uniloculaire ; des nectaires se trouvent souvent dans les cloisons de l'ovaire. Les ovules sont généralement nombreux, presque toujours anatropes et le plus souvent revêtus de deux téguments. Les graines contiennent un embryon petit et un albumen abondant, bourré d'huiles grasses et renfermant de la cellulose de réserve, rarement de l'amidon.

Ce vaste ensemble montre nombre de caractères différentiels, parmi lesquels on peut relever les lignes d'évolution principales suivantes, en ce qui concerne les fleurs : passage de l'hermaphrodisme à l'unisexualité, de la symétrie rayonnante à la symétrie bilatérale, des tépales libres aux tépales unis en tube, de l'androcée diplostémone à l'androcée réduit, de l'ovaire apocarpe à l'ovaire syncarpe triloculaire puis uniloculaire, de l'hypogynie à l'épigynie. L'évolution a également conduit des rhizomes aux bulbes et de l'autotrophie au saprophytisme.

Beaucoup de Liliales sont des géophytes, c'est-à-dire des plantes qui produisent des pousses aériennes annuelles à développement rapide et qui persistent pendant la saison défavorable sous terre, sous forme de bulbes divers ou de rhizomes ; ces organes servent à la multiplication végétative ; celle-ci se fait également par des bulbilles (divers Allium).

Bien que de distribution mondiale, ces plantes sont largement réparties dans les régions chaudes ou tempérées de l'Ancien ou du Nouveau Monde et pratiquement exclues des régions tropicales humides. En Europe, les Liliacées, les Amaryllidacées, les Iridacées dominent : les prairies montagnardes et subalpines s'ornent selon les saisons de crocus, narcisses, jonquilles, lis, colchiques ; la floraison printanière du muguet, de la jacinthe des bois, des scilles égaient les sous-bois de feuillus ; les formations méditerranéennes recèlent maints représentants : asphodèles, ails, scilles, Smilax ou salsepareille, asperge, narcisses, iris.

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Liliales : classification

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Narcissus pseudo-narcissus (fleur)

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Écrit par :

  • : docteur ès sciences, chef de département au Jardin botanique national de Belgique

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Pour citer l’article

André LAWALRÉE, « LILIALES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/liliales/