LI LONGMIAN [LI LONG-MIEN] (1040-1106)

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La postérité d'un genre

La formule définitive imposée par Li Gonglin fut cultivée par d'innombrables épigones durant les siècles qui suivirent. À des degrés divers, les meilleurs peintres de figures seront tous ses tributaires et ne réussiront à s'affirmer individuellement qu'au prix d'une réaction violente ou d'une certaine déformation maniériste : ainsi, sous les Song du Sud, Liang Kai, qui aura recours à l'ivresse du Chan pour se délivrer de sa première manière linéaire académique inspirée de Li, ou encore, sous les Yuan, Zhao Mengfu, qui cultivera un archaïsme délibéré, et enfin, au xviie siècle, Chen Hongshou, qui ajoutera à ce faux archaïsme le sel de son humour étrange. Pour l'époque contemporaine, il peut être amusant de mentionner en terminant une postérité très inattendue de l'art de Li Gonglin – mais dont la filiation n'est cependant pas niable – dans les bandes dessinées populaires (lian huan tu), avatar ultime de ces illustrations réalistes développées en longs rouleaux narratifs, au trait pur, dont Li avait donné le modèle !

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Écrit par :

  • : reader, Department of Chinese, Australian National University

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Pour citer l’article

Pierre RYCKMANS, « LI LONGMIAN [LI LONG-MIEN] (1040-1106) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 février 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/li-longmian-li-long-mien/