LETTRES, ÉpicureFiche de lecture

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Une théorie de la matière

La lettre à Hérodote, la plus longue qui nous a été transmise, est consacrée à la physique, l'une des trois parties de la philosophie. Ses buts sont éthiques et elle prend appui sur une canonique (qui avec l'éthique et la physique constituent la philosophie) lui permettant de formuler les critères du vrai. Sans commencement ni fin, composé d'atomes en nombre infini et de vide illimité, l'univers existe depuis toujours. Les corps étant infinis, il y a aussi une infinité de mondes séparés par des intermondes dans lesquels les dieux consacrent leur vie de loisir à l'amitié. Petits corps invisibles, insécables, immuables, sujets à une déviation spontanée ou clinamen, les atomes, ne possédant aucune qualité, différant par leurs formes, dont le nombre est « indéfini », leurs grandeurs, leurs poids, sont constitutifs de tous les autres corps et à l'origine de tous les phénomènes auxquels nous avons accès. Qu'il analyse la théorie de la perception, dont il donne une explication originale opposée aussi bien à celle de Démocrite qu'à celle de Platon, qu'il élabore une théorie de l'âme, matérielle et mortelle, qu'il spécule sur l'origine des langues, Épicure revient toujours à sa conception du monde corporel formé d'atomes, comme à la seule théorie susceptible de nous libérer des mythes à l'origine de nos illusions, de nos craintes, de nos malheurs. « L'ataraxie consiste à être délivré de toutes les craintes, en observant constamment le souvenir des vues d'ensemble et des doctrines principales que nous avons enseignées sur la nature. »

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Pour citer l’article

Francis WYBRANDS, « LETTRES, Épicure - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/lettres-epicure/