MÉDICIS LES

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Une « consorteria » parmi d'autres

Les Médicis sont originaires du Mugello, large bassin trouant les Apennins à une trentaine de kilomètres au nord de Florence : c'est là surtout qu'est rassemblé le patrimoine de la famille. Mais, au xiie siècle, ils s'installent à Florence, et dès le xiiie participent à la vie politique et économique de la cité : le premier Médicis identifié, un certain Bonagiunta, est membre d'un conseil communal (1216), et il a des parents qui pratiquent en 1240 le prêt d'argent. Mieux connue au xive siècle, la famille apparaît comme une de ces vastes consorteria – ensemble des descendants en ligne masculine d'un même ancêtre – qui tiennent le haut du pavé. Les Médicis sont nombreux puisque l'on trouve trente-deux chefs de famille du nom sur une liste fiscale de 1343, largement possessionnés en ville et à la campagne, engagés dans la banque et le commerce – ainsi, une compagnie bancaire Médicis fonctionne de 1300 à 1330 –, fréquemment associés au gouvernement (vingt-huit fois ils accéderont à la seigneurie, de 1291 à 1343). Par mariage, ils s'unissent aux meilleures familles, comme les Rucellai, les Cavalcanti, les Donati. Cependant, ni par leur activité ni par leur influence, les Médicis ne sont au premier rang. Leurs affaires manquent de continuité, si bien qu'après 1330 deux d'entre eux seulement se consacrent au commerce, les autres travaillant plutôt, surtout après 1350, à accroître leur patrimoine foncier. Leur fortune s'en ressent : à en juger par les registres fiscaux, un seul d'entre eux est vraiment riche, encore ne vient-il qu'au seizième rang dans l'échelle des contribuables en 1364. Les autres sont perdus dans la masse ou franchement pauvres. Turbulents, vindicatifs, ils sont redoutés et peu aimés. Aussi leur rôle politique est-il en définitive médiocre. Nombreux dans les postes recrutés par tirage au sort comme la seigneurie, ils n'obtiennent que rarement les charges électives, telles les ambassades, et ne font jamais figure de chefs dans les conseils.

Des hommes riches et influents (1360-1429)

En acquérant pour leur propre compte l' [...]

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L'Adoration des mages, S. Botticelli

L'Adoration des mages, S. Botticelli
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Portrait de Laurent le Magnifique, G. Vasari

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Charles-Marie de LA RONCIÈRE, « MÉDICIS LES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 septembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/les-medicis/