LES FAUSSES CONFIDENCES, Pierre Carlet de Chamblain de MarivauxFiche de lecture

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Le triomphe de l'amour

L'action se déroule à Paris, dans la maison de Mme Argante. Dorante, un jeune homme pauvre mais très beau, cultivé et issu d'une famille de moyenne bourgeoisie ruinée, se présente chez Araminte, la fille de Mme Argante, pour occuper chez elle un poste d'intendant. En réalité, il est épris de la jeune femme, veuve d'un riche financier. Avec la complicité active de Dubois, son ancien domestique passé au service d'Araminte, il veut s'en faire aimer pour l'épouser. Mais Araminte est aussi courtisée par le comte Dorimont qui veut la prendre pour femme afin d'éviter avec elle un coûteux procès et qui entend lui présenter un autre intendant. Dubois prend la direction des opérations. Feignant de trahir son ancien maître, il révèle secrètement à la jeune femme l'amour romanesque dont elle est l'objet. Araminte, immédiatement séduite par la beauté physique de Dorante, le retient en dépit de cette révélation. Mme Argante, le comte et Marton, la suivante d'Araminte qui s'est éprise de Dorante, constituent des obstacles que Dubois réussit non seulement à lever mais encore à utiliser dans son plan. À chaque péripétie, Araminte prend le parti de son bel intendant. Progressivement, au fil des intrigues de Dubois, le désir inavoué devient amour. Contrainte par la révélation publique de ses sentiments de renvoyer le jeune homme, Araminte franchit le pas et lui déclare son amour. Dorante réussit alors une ultime manœuvre, en avouant le stratagème tout entier : « Dans tout ce qui s'est passé chez vous, il n'y a rien de vrai que ma passion, qui est infinie, et que le portrait que j'ai fait ; tous les incidents qui sont arrivés partent de l'industrie d'un domestique, qui savait mon amour, qui m'en plaint, qui, par le charme de l'espérance du plaisir de vous voir, m'a, pour ainsi dire, forcé de consentir à son stratagème : il voulait me faire valoir auprès de vous. » Araminte, vaincue, pardonne tout, et annonce son mariage au comte et à Mme Argante.

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MARIVAUX PIERRE CARLET DE CHAMBLAIN DE (1688-1763)

  • Écrit par 
  • Pierre FRANTZ
  •  • 4 529 mots

Dans le chapitre « Le roman »  : […] Les deux histoires, celle de Marianne et celle de Jacob, le paysan parvenu, sont celles de deux héros qui se détachent du monde où ils ont grandi pour conquérir leur place dans la société. Ils n’en sont pas moins très différents. Marianne incarne à merveille le stéréotype de l’enfant trouvé. Le récit qu’elle fait des circonstances dans lesquelles elle fut trouvée dans un carrosse qui avait été att […] Lire la suite

Pour citer l’article

Pierre FRANTZ, « LES FAUSSES CONFIDENCES, Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 juin 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/les-fausses-confidences/