BERNOULLI LES

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Jacques Bernoulli

Poussé par son père, Jacques Bernoulli (1654-1705) étudie d'abord la théologie, mais il se rebelle vite contre elle et s'intéresse alors à la physique et aux mathématiques ; sa devise « Invito sidera verso » (« J'étudie les étoiles contre la volonté de mon père ») rappelle avec ironie ces dispositions contrariées. En 1687, il devint professeur à l'université de Bâle où il enseigna jusqu'à sa mort.

Après quelques traités de philosophie (de logique surtout), Jacques Bernoulli étudie l'astronomie et la physique, mais la partie la plus importante de son œuvre concerne les mathématiques ; ses apports les plus importants sont les suivants :

– Fondement de la théorie statistique du calcul des probabilités. Dès 1680, Jacques Bernoulli est déjà en possession du « théorème des grands nombres ». Son grand traité posthume, Ars conjectandi (1713), contient de nombreux résultats et on peut dire qu'il constitue le premier ouvrage sur le calcul des probabilités ; en particulier la notion de probabilité y est clairement définie et on y trouve les célèbres et si importants nombres de Bernoulli.

– Systématisation du calcul infinitésimal. En 1687, Jacques écrit à Leibniz pour lui demander de lui préciser de nombreux points obscurs des premiers fondements du calcul infinitésimal parus dans les Acta eruditorum en 1684. Leibniz, absent de Hanovre, ne répondit qu'en 1690 et la tradition veut que pendant ces trois années d'attente Jacques Bernoulli ait réinventé le calcul leibnizien ; ce qui est certain, c'est que parmi tous les savants qui étaient en correspondance avec Leibniz, il fut le premier à comprendre le calcul infinitésimal et le perfectionna considérablement ; il initia son frère Jean à l'analyse mathématique et donna de nombreuses applications à la mécanique et à la géométrie qui contribuèrent à la diffusi [...]


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Pour citer l’article

« BERNOULLI LES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-bernoulli/