LEPTOSPIROSES

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Découverte des différentes variétés de Leptospira

Bien avant l'ère bactériologique, certaines leptospiroses avaient été individualisées sur le plan clinique : ainsi, durant la campagne d'Égypte, Larrey avait observé la maladie connue maintenant sous le nom de leptospirose ictéro-hémorragique. Celle-ci fut ensuite décrite, en France, par Mathieu sous le terme d'ictère infectieux à rechute et, en Allemagne, par Weil qui insista sur son origine infectieuse, d'où son autre appellation de maladie de Mathieu et Weil. C'est en 1914, au Japon, que R. Inada et Y. Ido, après inoculation du sang d'un malade à un cobaye, isolèrent, dans le foie de ce dernier, Leptospira ictero-hemorragiae, espèce type du genre Leptospira. En 1915, le même leptospire est retrouvé par Miyajima chez des rats, qui sont alors considérés comme les réservoirs des germes infectieux.

En 1925, L. bataviae est isolé par Walch en Indonésie ; en 1928, L. grippo-typhosa est découvert par F. Tarassof chez les travailleurs des régions marécageuses près de Moscou ; en 1931, A. Klarenbeek décèle L. canicola chez le chien ; en 1946, O. Gsell isole L. pomona chez des porchers en Suisse. D'autres espèces sont découvertes par la suite : L. mitis, L. sejroe, L. hebdomadis, etc., agents de leptospiroses dites « mineures », par opposition à la leptospirose majeure, la plus grave, c'est-à-dire la leptospirose ictéro-hémorragique.

Les connaissances au sujet des leptospiroses ainsi que les conceptions théoriques les concernant ont considérablement varié. Dans un premier temps, on considéra que chaque leptospire avait un réservoir unique (rat, chien, porc, bœuf), assurant la conservation de la maladie et sa transmission à l'homme. Actuellement, le problème apparaît comme beaucoup plus complexe : d'une part, les espèces animales porteuses de leptospires se révèlent de plus en plus nombreuses ; et, d'autre part, chaque espèce animale peut, comme l'homme, être atteinte par plusieurs variétés de leptospires. Il n'est donc plus question d'autonomiser une [...]

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Écrit par :

  • : professeur émérite à la faculté de médecine de Paris, chef de service à l'Institut Pasteur

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CHANGEMENT CLIMATIQUE ET SANTÉ

  • Écrit par 
  • Virginie CAVIER
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Dans le chapitre « Effets directs connus de variations de paramètres climatiques »  : […] La croissance des températures moyennes mène à des hivers plus cléments et à des étés plus chauds. À ces augmentations moyennes s’ajoutent des périodes de canicule, pendant lesquelles les températures minimales nocturnes demeurent au-dessus de 20  0 C et les maximales diurnes au-dessus de 33  0 C, pendant au moins trois jours. L’ensemble déplacerait le pic de mortalité annuel de l’hiver vers l’été […] Lire la suite

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Pour citer l’article

Henri-Hubert MOLLARET, « LEPTOSPIROSES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 avril 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/leptospiroses/