TOLSTOÏ LÉON NIKOLAÏÉVITCH (1828-1910)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

La formation et les débuts littéraires (1828-1855)

Quatrième fils (et avant-dernier enfant) du comte Nicolas Iliitch Tolstoï (Nikolaj Il'ič Tolstoj) et de la comtesse, née princesse Marie Volkonski (Marija Volkonskaja), Léon Tolstoï a perdu sa mère à deux ans et a été élevé jusqu'à sa neuvième année dans le domaine de Iasnaïa Poliana (Jasnaja Poljana), près de Toula, par une tante, Tatiana Ergolskaïa (Tat'jana Ergol'skaja). Après la mort de son père, qui suit de près le déménagement de la famille à Moscou, en 1837, il est placé avec ses frères et sa sœur sous la tutelle de deux autres tantes, Alexandra Osten-Saxen (Aleksandra Osten-Saksen), puis Pélagie Youchkov (Pelageja Juškova), à Kazan. C'est à Kazan qu'en 1844 il entre à la section de philologie arabe et turque de la faculté de philosophie, qu'il abandonne l'année suivante pour la faculté de droit. Cependant, en avril 1847, peu satisfait de l'enseignement reçu à l'université, il la quitte pour assumer ses responsabilités de gentilhomme propriétaire (pomeščik) du domaine de Iasnaïa Poliana (sa part de l'héritage paternel), tout en se consacrant à son perfectionnement physique, intellectuel et moral dont il tient une rigoureuse comptabilité dans son journal intime. Néanmoins, tiraillé entre des velléités contradictoires, succombant fréquemment à des tentations qu'il réprouve, souffrant de l'écart qui se creuse ainsi entre ses exigences ascétiques et sa vie réelle, il part en avril 1851 rejoindre dans la « stanitsa » (stanica) cosaque de Starogladkovskaïa (Starogladkovskaja) sur le Terek, à la limite des régions insoumises, son frère Nicolas (Nikolaj), officier de l'armée du Caucase. Il participe, d'abord comme volontaire civil, puis comme élève-officier et enfin comme aspirant, à plusieurs opérations contre les montagnards rebelles commandés par Chamil. Au moment de la guerre de Crimée, il est envoyé sur sa demande dans Sébastopol assiégé, et participe activement à sa défense dans l'un des bastions les plus exposés (nov. 1854-août 1855).

Au Caucase, Tolstoï a pu se consacrer aux projets littéraires ébauchés peu a [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 8 pages

Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-Sorbonne et à l'École normale supérieure

Classification

Autres références

«  TOLSTOÏ LÉON NIKOLAÏÉVITCH (1828-1910)  » est également traité dans :

ANNA KARÉNINE, Léon Tolstoï - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Michel AUCOUTURIER
  •  • 973 mots

Commencé peu après l'achèvement de Guerre et Paix, et inspiré à Léon Tolstoï (1828-1910) par le suicide, survenu dans son voisinage, d'une femme abandonnée par son amant, le deuxième grand roman de Tolstoï, Anna Karénine, a pour cadre la société russe contemporaine, et pour thème « l'idée familiale ». […] Lire la suite

GUERRE ET PAIX, Léon Tolstoï - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Michel AUCOUTURIER
  •  • 1 176 mots
  •  • 1 média

Premier grand roman de Léon Tolstoï (1828-1910), Guerre et Paix (1863-1869) se veut une histoire vraie de la guerre patriotique de 1812 contre l'invasion napoléonienne, telle que l'a vécue la génération des parents du romancier. […] Lire la suite

GUERRE ET PAIX (mise en scène P. Fomenko)

  • Écrit par 
  • Béatrice PICON-VALLIN
  •  • 1 076 mots

La troupe de Piotr Fomenko est venue en France pour la troisième fois en 2002. À la suite de Loups et brebis d'Ostrovski (festival d'Avignon, 1997), réinvité en 1998 par le festival d'Automne avec La Noce de Tchekhov, c'est en première européenne que le théâtre des Gémeaux a accueilli Guerre et Paix , cette fois à l'occasion du festival d'Automne 2002. La salle s'enchante, transportée pendant […] Lire la suite

NON-VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Jacques SEMELIN
  •  • 5 880 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Violence interdite »  : […] La référence à une tradition religieuse constitue une seconde source du refus de la violence, non plus pour des raisons de circonstances, mais pour des motifs de conscience. Cette démarche de foi est au cœur de l'engagement public de Gandhi et de Martin Luther King. Ce n'est pas de l'hindouisme, mais du jaïnisme, que Gandhi a reçu en héritage le concept d' ahimsa . Fondé par Mahavira à la fin du […] Lire la suite

Pour citer l’article

Michel AUCOUTURIER, « TOLSTOÏ LÉON NIKOLAÏÉVITCH - (1828-1910) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 septembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/leon-nikolaievitch-tolstoi/