LEIBNIZ GOTTFRIED WILHELM

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G.W. Leibniz

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Présentation des membres de l’Académie des sciences par Colbert à Louis XIV, Henri Testelin, d’après Charles Le brun

Présentation des membres de l’Académie des sciences par Colbert à Louis XIV, Henri Testelin, d’après Charles Le brun
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Candide ou l'optimisme, de Voltaire

Candide ou l'optimisme, de Voltaire
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Avant les monades

Logique et métaphysique

Au premier plan des instruments de la raison que Leibniz a toujours cherchés, améliorés ou constitués, il y a la logique. Leibniz est le plus logicien des grands philosophes de la tradition, selon J.-B. Rauzy, le meilleur connaisseur français de ce versant de l'œuvre. Il a reconstruit un calcul logique équivalent à l'algèbre de Boole, tout en montrant que ce calcul était en mesure d'exprimer la syllogistique d'Aristote. Mais le philosophe a su aussi se dégager « du cadre conceptuel de la syllogistique en présentant son calcul sur le modèle des Éléments d'Euclide, avec axiomes, principes, postulats et définitions ».

La redécouverte de ce splendide édifice logique, au début du xxe siècle, a parfois produit quelques erreurs d'interprétation. On a fait de Leibniz un pan-logiste, dont la philosophie était toute axiomatique, et contenue presque tout entière dans un principe logique, celui de l'inhérence du prédicat au sujet. Les recherches récentes (Hidé Ishiguro, Massimo Mugnai) ont fait justice de cette lecture simplificatrice, et montré l'intérêt que le philosophe porte aux relations, aux vérités historiques et contingentes qui ne sont pas réductibles à une identité. Il expérimente aussi d'autres réalisations comme le calcul des probabilités ou l'art des controverses, où triomphe un rationalisme plus souple (François Duchesneau) dont les principes doivent autant à la pragmatique qu'à la logique (Marcelo Dascal). Reste que la doctrine de l'inesse, qui triomphe en 1686 avec le Discours de Métaphysique destiné à Arnauld et les Generales Inquisitiones, avant de passer au second plan dans la Correspondance avec Arnauld, de 1686 à 1689, donne une grande satisfaction à l'intelligence en rassemblant dans une doctrine unique de la vérité (Jean-Baptiste Rauzy) des propositions qui ont trait à [...]


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Écrit par :

  • : professeure des Universités, professeure de philosophie à l'université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense

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Autres références

«  LEIBNIZ GOTTFRIED WILHELM (1646-1716)  » est également traité dans :

LEIBNIZ GOTTFRIED WILHELM - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 242 mots

1er juillet 1646 Naissance de Gottfried Wilhelm Leibniz à Leipzig.1663 Il est reçu bachelier ès arts sur une dissertation sur le principe d’individuation.1666 Il obtient le grade de docteur en droit à l’université d’Altdorf et publie un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leibniz-reperes-chronologiques/

LEIBNIZ GOTTFRIED WILHELM, en bref

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 175 mots
  •  • 1 média

Travailleur infatigable, esprit encyclopédique, G. W. Leibniz aura exercé son incomparable intelligence dans tous les domaines. Paradoxalement, il aura laissé peu de livres, alors qu'il écrivit beaucoup. Directement ou non, il croisa le fer avec tous les grands esprits de son temps (Descartes, Malebranche, Arnauld, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leibniz-g-w-en-bref/

LEIBNIZ : CALCUL DIFFÉRENTIEL

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 214 mots
  •  • 1 média

Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) publie en 1684 les détails de son calcul différentiel dans son traité Nova methodus pro maximis et minimis, itemque tangentibus. Il y reprend ses découvertes antérieures. Il avait introduit la notation moderne d'une intégrale dès 1675, calculé les dérivées des fonctions usuelles en 1 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leibniz-calcul-differentiel/#i_8182

MONADOLOGIE, Gottfried Wilhelm Leibniz - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 843 mots
  •  • 1 média

G. W. Leibniz (1646-1716) n'a publié de son vivant qu'un seul ouvrage d'importance, la Théodicée (1710). La mort de Locke, en 1704, le dissuada de publier les Nouveaux Essais, en réponse à l'Essai sur l'entendement humain du philosophe anglais. Renommé dans toute l'Europe pour ses multiples interventions dans les débats savants, politique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monadologie/#i_8182

ABSOLU

  • Écrit par 
  • Claude BRUAIRE
  •  • 4 206 mots

Dans le chapitre « Leibniz »  : […] La difficulté demeure ici celle des individus, comme tels. Si l'on refuse de les résoudre dans l'apparence illusoire, il faut montrer que le système absolu, l'absolu comme système, loin de les résorber, leur confère l'être, puisqu'il est posé comme l'unique mesure de ce qui est. Le génie de Leibniz s'y est employé. Chaque être, explique-t-il, est sa détermination propre, intrinsèque, mais puisque […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/absolu/#i_8182

AFFECTIVITÉ

  • Écrit par 
  • Marc RICHIR
  •  • 12 253 mots

Dans le chapitre « Affectivité et passions dans la tradition classique »  : […] Sans pouvoir entrer ici dans l'extrême complexité et la richesse immense de l'expérience grecque de l'affectivité et des passions – notamment dans la littérature tragique –, il est néanmoins possible de placer quelques repères significatifs chez les philosophes. « Le Grec, écrit E. R. Dodds, a toujours vu dans l'expérience d'une passion une chose mystérieuse et effrayante, l'expérience d'une forc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affectivite/#i_8182

ARITHMOMÈTRE DE THOMAS DE COLMAR

  • Écrit par 
  • Valéry MONNIER
  •  • 1 105 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Principe et fonctionnement de l'arithmomètre  »  : […] L’arithmomètre utilise le principe du cylindre cannelé inventé par Gottfried Wilhelm Leibniz en 1672. Chaque cylindre possède sur sa circonférence neuf dents de longueur croissante (pour les chiffres de 1 à 9 ; absence de dent pour le chiffre 0). Lorsque l’opérateur inscrit un nombre à l’aide de curseurs disposés sur la platine inférieure, des pignons vont venir se positionner de manière précise […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arithmometre-de-thomas-de-colmar/#i_8182

ART (Aspects esthétiques) - Le beau

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 5 570 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « L'esthétique, une philosophie de l'art »  : […] Le terme est introduit par le philosophe allemand A. G. Baumgarten (1714-1762), dans ses Meditationes Philosophicae de nonnullis ad poema pertinentibus (1735). Il distingue entre des noeta , des choses pensées, à connaître par une faculté supérieure et relevant de la logique, et des aistheta , des choses senties, objets d'une scien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-aspects-esthetiques-le-beau/#i_8182

BELAVAL YVON (1908-1988)

  • Écrit par 
  • Michel FICHANT
  •  • 1 982 mots

Yvon Belaval exerce plusieurs métiers (marin, contrôleur des douanes) avant d'être reçu, en 1941, à l'agrégation de philosophie. Professeur au lycée du Mans, puis au lycée Lakanal, il est ensuite détaché au C.N.R.S. (1951-1955) ; chargé de cours, puis maître de conférences aux facultés des lettres de Strasbourg et de Lille, il devient professeur après la soutenance de sa thèse (1960) et est nommé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yvon-belaval/#i_8182

BERNOULLI LES

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 1 243 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Jacques Bernoulli »  : […] Poussé par son père, Jacques Bernoulli (1654-1705) étudie d'abord la théologie, mais il se rebelle vite contre elle et s'intéresse alors à la physique et aux mathématiques ; sa devise «  Invito sidera verso  » (« J'étudie les étoiles contre la volonté de mon père ») rappelle avec ironie ces dispositions contrariées. En 1687, il devint professeur à l'université de Bâle où il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-bernoulli/#i_8182

BIEN, philosophie

  • Écrit par 
  • Monique CANTO-SPERBER
  •  • 6 603 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le bien comme perfection »  : […] La perfection est une définition objective du bien humain qui recommande les actions permettant de réaliser ce bien. Ce qui distingue la théorie du bien comme perfection de l'utilitarisme est précisément que le bien n'est pas défini de façon subjective (comme le plaisir, les préférences ou le bonheur compris au sens moderne du terme), mais représente une réalité objective (l'épanouissement de soi, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bien-philosophie/#i_8182

CALCUL ET RATIONALISATION - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Pierre MOUNIER-KUHN
  •  • 732 mots

1623 L'astronome allemand Wilhelm Schickard invente une « horloge à calcul ». Mais celle-ci disparaît dans un incendie et Schickard ne poursuit pas ce projet qui n'aura donc aucune influence historique. 1637 René Descartes, dans le Discours de la méthode , définit la méthode rationnelle de résolution des problèmes : divi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/calcul-et-rationalisation-reperes-chronologiques/#i_8182

CALCUL INFINITÉSIMAL - Histoire

  • Écrit par 
  • René TATON
  •  • 11 508 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Leibniz et le calcul infinitésimal »  : […] Initié aux mathématiques par Huygens, Leibniz se passionna aussitôt pour l'étude des questions infinitésimales qu'il étudia dans les œuvres de Cavalieri, Descartes, Grégoire de Saint-Vincent, Mercator et surtout dans celles de Pascal ; il fut également mis en contact avec l'école britannique au cours d'un bref voyage à Londres, en 1673, et demeura en relation avec Oldenburg, secrétaire de la Roya […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/calcul-infinitesimal-histoire/#i_8182

CANTOR GEORG (1845-1918)

  • Écrit par 
  • Hourya BENIS-SINACEUR
  •  • 2 887 mots
  •  • 1 média

Georg Cantor est le mathématicien de génie qui a ouvert pour les mathématiques le paradis de l’infini . Il a développé la théorie des ensembles qui permet de traiter tout objet mathématique comme un ensemble d’éléments déterminé, fini ou infini, et a introduit le concept de transfini, qui permet une arithmétique de l’infiniment grand. C’est une rupture avec deux mille ans d’histoire, saluée avec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-cantor/#i_8182

CAUSALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 12 999 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Vers la causalité scientifique »  : […] Ainsi posées, ces questions sont à la fois essentielles et insolubles : elles relèvent d'un choix plutôt que d'un savoir. On s'est donc demandé : comment formuler l'idée de cause pour qu'elle puisse recevoir de l'expérience une confirmation ou une réfutation ? Le cheminement de la notion métaphysique à un principe utilisable en sciences a été graduel et lent : il a fallu, du côté de la philosophie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/causalite/#i_8182

CLARKE SAMUEL (1675-1729)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 660 mots

Philosophe et théologien anglais, disciple et ami de Newton, Samuel Clarke joua un rôle important dans la substitution de la physique newtonienne à la physique cartésienne au sein des universités anglaises. Il fut admiré comme prédicateur et il est connu pour ses conférences (les Boyle Lectures , instituées par testament par le physicien Boyle), prononcées à Saint Paul en 170 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/samuel-clarke/#i_8182

CONNAISSANCE

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL, 
  • Yves GINGRAS, 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 9 092 mots
  •  • 1 média

La connaissance désigne un rapport de la pensée à la réalité extérieure et engage la notion de vérité comme adéquation de l'esprit et de la chose. Par extension, le terme connaissance désigne le contenu de la pensée qui correspond à la nature de la chose visée, et s'oppose à erreur ou illusion. Ses caractères sont l'universalité et la nécessité, ce qui suppose de réfléchir sur la méthode propre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connaissance/#i_8182

CONTINU & DISCRET

  • Écrit par 
  • Jean-Michel SALANSKIS
  •  • 7 679 mots

Dans le chapitre « Investissement philosophique de l'opposition »  : […] Il existe une tradition philosophique rattachant le continu à l'Identité, au Même, à la Permanence : le structuralisme, qui pensait mener un combat contre ces figures, et tout particulièrement contre l'historicisme, nous a incité à considérer de préférence cette tradition, pour mieux la rejeter. Peut-être tire-t-elle sa force de la pensée de Leibniz, si l'on veut à tout prix déterminer une origin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/continu-et-discret/#i_8182

DÉFINITION

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 505 mots

Traditionnellement, définir, c'est expliciter, lorsqu'il s'agit d'un mot, et, lorsqu'il s'agit d'un être, c'est lui assigner un statut ; on définit par genre prochain et différence spécifique : « La rose est une fleur d'églantier dont les étamines sont devenues pétales. » Cela présuppose : sur le plan ontologique , le primat métaphysique de la substance première, indépendante […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/definition/#i_8182

DESCRIPTION ET EXPLICATION

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 337 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les théories de l'explication »  : […] En théorie de l'explication, on pourrait opposer deux grands paradigmes, qu'on appellera respectivement substantialiste et relationnel. Anciens et médiévaux expliquent en termes de substances et de causes : ils admettent des atomes, des agents (causes efficaces et transitives), des supports d'actions causales (fluides propagateurs, vertus sympathiques, espèces sensibles émanées ou reçues, etc.), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/description-et-explication/#i_8182

DÉTERMINISME

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 9 720 mots

Dans le chapitre « Liberté humaine et nécessité naturelle »  : […] Selon Bloch et Wartburg ( Dictionnaire étymologique de la langue française ), le mot déterminisme n'apparaît en français qu'en 1836. Mais il est plus ancien en allemand, où il appartient au vocabulaire de la théologie et de la philosophie morale ( Determinismus ). Dans le réseau contradictoire des échanges de significations et de problèmes, qui vont de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/determinisme/#i_8182

DIEU - Problématique philosophique

  • Écrit par 
  • Jacques COLETTE
  •  • 5 672 mots

Dans le chapitre « Dieu et le « cogito » »  : […] L'ensemble des philosophèmes véhiculés depuis le début de l'ère chrétienne par la littérature patristique puis, après saint Augustin, par les théologiens représente le trésor conceptuel dont se nourrira la philosophie moderne. Il se compose ou dérive autant des termes hérités de la philosophie grecque que des formules bibliques. Ainsi « le nom qui est au-dessus de tout nom » […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-problematique-philosophique/#i_8182

DURÉE

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 954 mots

Cette notion indique l'idée de persistance d'un phénomène, de maintenance temporelle d'une réalité. Pour saint Thomas, la durée est, suivant la formule d'E. Gilson, « de même nature que le mouvement même de l'être qui dure ». Descartes, au nom du mécanisme, rejette le principe de permanence fondé par les scolastiques sur les formes substantielles. Dans son œuvre, c'est un rabattement de la durée s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/duree/#i_8182

EMPIRISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 13 313 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'équivoque du mot « analytique » »  : […] « La méthode analytique, écrit Kant, est tout autre chose qu'un ensemble de propositions analytiques ; elle signifie seulement que l'on part de ce que l'on cherche comme d'une donnée et que l'on remonte aux conditions sous lesquelles seules il est possible. Dans cette méthode d'enseignement, on n'emploie souvent que des propositions synthétiques ; l'analyse mathématique en fournit un exemple ; et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/#i_8182

ENSEMBLES THÉORIE DES

  • Écrit par 
  • André ROUMANET, 
  • Jean-Luc VERLEY
  •  • 8 743 mots
  •  • 20 médias

Dans le chapitre « Les ensembles »  : […] Leibniz, philosophe et mathématicien (1646-1716), recherche un système qui lui permette de formaliser le langage et la pensée. Pour lui, un langage formalisé doit être une pure combinaison de signes, dont seul importe l'enchaînement, de sorte qu'une machine serait capable de fournir tous les théorèmes et que toutes les controverses se résoudraient par un simple calcul. Leibniz, n'arrivant pas à ex […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ensembles-theorie-des-theorie-elementaire/#i_8182

ÉPISTÉMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 13 082 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « L'épistémologie « post-cartésienne » »  : […] On ne peut ignorer que certains thèmes de la pensée de Descartes se sont trouvés placés par lui, et pendant quelque temps après lui, au centre d'une philosophie de la science. C'est d'abord l'idée d'une rationalité de l' étendue . Nous avons de l'étendue des idées claires et distinctes, qu'il est possible d'enchaîner pas à pas en conservant toujours l'é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie/#i_8182

ESPACE, philosophie

  • Écrit par 
  • Hubert FAES
  •  • 1 292 mots

Dans le chapitre « Une représentation nouvelle de l'espace »  : […] Avec la Renaissance et la révolution scientifique moderne, la représentation de l'espace devient plus abstraite. La vision d'un monde hiérarchisé et centré est abandonnée. S'impose un espace où le référentiel est choisi arbitrairement, selon ce qu'on appelle la relativité galiléenne. Les lois du mouvement sont les mêmes pour tous les observateurs, qu'ils soient eux-mêmes en mouvement ou non. Les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/espace-philosophie/#i_8182

ESSAI SUR L'ENTENDEMENT HUMAIN, John Locke - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 830 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le dialogue manqué avec Leibniz »  : […] L'ouvrage de Locke connut un considérable succès partout en Europe, surtout à partir de sa traduction par le Français Pierre Coste (1668-1747), protestant exilé à Londres, où elle parut en 1700. C'est cette édition qu'a connue et annotée Leibniz, auquel Coste fit même parvenir, en 1707, des additions et révisions de Locke. Leibniz avait d'abord tenté de correspondre directement, mais en vain. Le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/essai-sur-l-entendement-humain/#i_8182

ESTHÉTIQUE - Histoire

  • Écrit par 
  • Daniel CHARLES
  •  • 11 893 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « De Descartes à Kant »  : […] La fin de la Renaissance est marquée par le mysticisme (sainte Thérèse d'Avila, saint Jean de la Croix) ou l'étrange (Paracelse, Böhme) ; par des poétiques de la violence (comme celle de l'éclatement de l'ordonnance chez Dürer), par l'austérité initiale de la Contre-Réforme, puis par le maniérisme et enfin par le baroque. Le classicisme ne s'impose qu'au xvii […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-histoire/#i_8182

ÊTRE, philosophie

  • Écrit par 
  • Giulio GIORELLO
  •  • 4 682 mots

Dans le chapitre « L'existence n'est pas un prédicat »  : […] Rappelons brièvement la réponse donnée jadis par Leibniz. Pour Leibniz, il y a « une raison » pour que quelque chose existe plutôt que rien, en vertu du principe même de la raison suffisante. Cette raison doit se trouver dans un Être nécessaire – autrement, on devrait à nouveau chercher une cause en dehors de lui, en vertu de laquelle lui-même existe au lieu de ne pas exister. Dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etre-philosophie/#i_8182

EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean WAHL
  •  • 6 149 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Entre l'être et le néant »  : […] Pour Kant, le monde est une idée, c'est-à-dire que l'idée du monde permet d'unifier les phénomènes extérieurs. Mais l'idée reste idée, et l'on ne peut prétendre unifier tous les phénomènes extérieurs sous l'idée de monde, pas plus que l'on ne peut unifier tous les phénomènes intérieurs sous l'idée d'âme. Peut-être, sur ce point, la pensée de Leibniz est-elle plus profonde lorsqu'il parle du monde […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-existence/#i_8182

EXPONENTIELLE & LOGARITHME

  • Écrit par 
  • Jean-Luc VERLEY
  •  • 6 278 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Logarithmes complexes »  : […] Les tentatives pour étendre les logarithmes aux nombres négatifs, puis aux nombres complexes, sont à l'origine d'une controverse célèbre qui a opposé, pendant près d'un demi-siècle, les plus grands esprits mathématiques du xviii e  siècle. Jean Bernoulli admettait implicitement l'existence des logarithmes des nombres complexes, par analogie avec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/exponentielle-et-logarithme/#i_8182

EXPRESSION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 991 mots

Ensemble de données perceptives offertes par un être à un moment donné du temps et qui fonctionnent comme des signes manifestant, révélant ou trahissant les émotions, les sentiments et les intentions de cet être. Les sources historiques du concept d'expression appartiennent à la philosophie néo-platonicienne, au spinozisme et à la pensée leibnizienne, enfin à la philosophie hégélienne. Pour le néo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/expression-philosophie/#i_8182

FONCTIONS REPRÉSENTATION & APPROXIMATION DES

  • Écrit par 
  • Jean-Louis OVAERT, 
  • Jean-Luc VERLEY
  •  • 19 537 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Fonctions définies par des intégrales »  : […] On se donne une fonction ( x ) ↦  ( x ) définie sur A × I, à valeurs complexes, où A est un espace métrique et I un intervalle de R (ou, plus généralement, une partie localement compacte de R m ). On veut alors étudier la fonct […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/representation-et-approximation-des-fonctions/#i_8182

FORMALISME

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 5 002 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'idée de connaissance formelle »  : […] L'idée d'une connaissance formelle est en un sens aussi ancienne que la réflexion sur la science, c'est-à-dire que la philosophie. Mais c'est une idée aussi multivoque, et capable de transformations, que la catégorie même de forme, et que les couples de forme et matière, forme et contenu, forme et signification. Les historiens de la logique, discutent toujours, à cet égard, sur l'interprétation de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/formalisme/#i_8182

FORME

  • Écrit par 
  • Jean PETITOT
  •  • 27 547 mots

Dans le chapitre « Logique transcendantale et mécanique rationnelle »  : […] Dans les Premiers Principes métaphysiques de la science de la nature , Kant explique fort bien pourquoi et comment l'idée d'une dynamique de l'intériorité substantielle de la matière doit être abandonnée. La mécanique doit décrire le mouvement comme manifestation spatio-temporelle de la matière. Comme nature et existence, la matière possède certes une intériorité substantiel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forme/#i_8182

GÉOLOGIE - Histoire

  • Écrit par 
  • François ELLENBERGER
  •  • 6 538 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Le XVIIe siècle et les théories de la Terre jusqu'en 1729 »  : […] La mentalité change complètement dès le début du xvii e siècle. La doctrine mécaniste dévalorise la Nature. L'étude du contenu du sous-sol est au plus bas jusque vers 1660 (et en France jusqu'en 1710). Durant la première moitié du siècle, un seul auteur majeur est à signaler : il s'agit de Descartes, avec ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geologie-histoire-des-sciences-de-la-terre/#i_8182

HASARD & NÉCESSITÉ

  • Écrit par 
  • Ilya PRIGOGINE, 
  • Isabelle STENGERS
  • , Universalis
  •  • 9 586 mots

Dans le chapitre «  Retour aux origines »  : […] « Je ne forge pas d'hypothèses », a répondu Newton à ceux qui lui demandaient comment une force pouvait agir à distance. Cette phrase n'annonce pas vraiment la conception d'une science purement positive, mais elle exprime plutôt le constat que le monde, au sens de Newton, ne constitue pas un système déterministe, régi par des lois. Pour lui, il est possible de mesurer les effets observables des f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hasard-et-necessite/#i_8182

HEURISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI
  •  • 8 415 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Heuristique générale ou la logique de la découverte »  : […] Toute épistémologie est tenue de décider de deux problèmes : comment la certitude peut-elle être atteinte dans la connaissance scientifique – problème que l'on a coutume d'indexer sous le titre de « problème des fondements » –, et comment la découverte est-elle possible, découverte qui s'insère dans un mouvement spécifique résumé dans le terme de « progrès ». C'est la réponse à cette seconde inte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heuristique/#i_8182

HOMO ŒCONOMICUS (P. Demeulenaere) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 1 459 mots

L' Homo hierarchicus et l' Homo aequalis ont fourni, au cours des précédentes décennies, leur thème et leur titre aux ouvrages classiques de Louis Dumont. Parallèlement, l' Homo ideologicus a été mis en scène par Jean Baechler, notamment dans la préface qu'il a donnée à L'Esprit du jacobinisme d'Augustin Co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homo-oeconomicus/#i_8182

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Berkeley »  : […] Berkeley a construit le prototype de la métaphysique idéaliste, son épure la plus audacieuse et la plus simple. Il rejette l'existence d'un monde matériel (immatérialisme). Seul existe le monde sensible ; l'entendement, autant qu'il va au-delà de la perception, fabrique des artefacts et des schémas instrumentaux : la connaissance se réduit à l'intuition et la déduction est un instrument. La sensa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_8182

IDÉALISME ALLEMAND

  • Écrit par 
  • Jacques d' HONDT
  •  • 7 090 mots

Dans le chapitre « Kant et « la chose en soi » »  : […] On se réfère en général à G. W. Leibniz comme au philosophe qui, même s'il n'a peut-être pas créé le mot idéalisme , l'a du moins introduit dans le vocabulaire philosophique. De manière significative, il ne le glisse dans sa Réplique aux réflexions de Bayle qu'en liaison avec le mot matérialisme , pour évoquer « les hypothèses d'Épi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme-allemand/#i_8182

IDENTITÉ

  • Écrit par 
  • Annie COLLOVALD, 
  • Fernando GIL, 
  • Nicole SINDZINGRE, 
  • Pierre TAP
  •  • 13 233 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les critères de l'identité »  : […] Aristote a aussi cherché quels sont les critères de l'identité. La distinction entre une identité par accident, par coïncidence, et une autre qui l'est de plein droit (« par soi ») signifie que la première n'est pas satisfaisante. L'identité véritable se dit des êtres « dont la matière est une, soit par la forme, soit par le nombre, ainsi que des êtres dont la substance [au sens de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/identite/#i_8182

INDIVIDU

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT
  •  • 4 626 mots

Dans le chapitre « La métaphore biologique »  : […] La critique n'est pas à faire de la démarche hégélienne, si du moins par critique on entend réfutation systématique et scientifique ; mais on peut décrire les procédés de construction philosophique qui permettent à Hegel de faire de l'individuation le ressort d'une similitude entre une totalité organique et une totalité sociale. Cela ne lui est nullement spécifique. Il faudrait pouvoir citer inté […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/individu/#i_8182

INFINI, mathématiques

  • Écrit par 
  • Jean Toussaint DESANTI
  •  • 10 364 mots

Dans le chapitre « Les infinitésimaux »  : […] Aux yeux de Leibniz, un calcul est défini par la donnée de ses éléments (les termes du calcul, par exemple les entiers dans l'arithmétique élémentaire) et par celle des lois de composition définies sur l'ensemble de ses éléments : nous dirions aujourd'hui qu'il est défini par le couple (E, {Ω}) dans lequel E désigne un ensemble non vide et {Ω} une classe d'opérations. Dans le cas du calcul infini […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-mathematiques/#i_8182

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

Dans le chapitre « Le divin infini »  : […] À l'époque hellénistique, à travers les spéculations gnostiques et la patristique chrétienne, s'établit un contact entre la spiritualité orientale et la philosophie : la notion d'infini s'identifie avec la perfection et la toute-puissance du Dieu biblique. L'Un de Plotin (205-270) est, par excès et non pas par défaut, au-delà de tout monde sensible ou intelligible. Il est infini, sans forme, au-d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_8182

INTELLECT & INTELLIGIBLES

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 1 724 mots

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous ), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xvii e siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellect-et-intelligibles/#i_8182

INTUITION

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 568 mots

Dans le chapitre « La tradition de l'intuition intellectuelle »  : […] Cette tradition se laisse suivre, dans sa formation et ses développements, depuis la pensée antique, platonicienne et aristotélicienne, jusqu'à la pensée classique, dominée par les vues cartésiennes. Malgré la variation du thème, on peut marquer certaines dominantes : le rationalisme idéaliste, dont il est question, sépare nettement l'intuition intellectuelle, opération du νο̃υσ ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intuition/#i_8182

JUSNATURALISME

  • Écrit par 
  • Simone GOYARD-FABRE
  •  • 1 664 mots

Dans le chapitre « Fonder le droit sur la seule raison humaine »  : […] S'interroger sur les fondements du droit n'est pas une démarche propre à l'époque moderne. Cette question a toujours été présente chez les juristes et les philosophes, mais tributaire d'un contexte « méta-juridique », c'est-à-dire religieux et philosophique. Au fil des siècles, celui-ci s'est diversifié pour prendre, au seuil de la modernité, une configuration inédite. Dans la pensée juridique, le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jusnaturalisme/#i_8182

LANGAGE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 3 304 mots

La philosophie a du mal à trouver un juste équilibre dans son rapport au langage . Soit elle oublie d’interroger sa place et néglige son importance, prenant alors la forme d’une pensée qui oublie qu’elle se dit, soit elle sombre dans l’obsession du langage, renonçant à ce qu’elle est pour laisser le champ libre à un langage qui oublie qu’il peut se penser et qu’il pense. Gilbert Hottois a ainsi i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langage-notions-de-base/#i_8182

L'HOSPITAL GUILLAUME DE (1661-1704)

  • Écrit par 
  • Jacques MEYER
  •  • 165 mots

Mathématicien français né et mort à Paris. Guillaume de L'Hospital, marquis de Sainte-Mesme, a été l'un des premiers élèves de Jean Bernoulli qui lui enseigna les méthodes nouvelles de l'analyse mathématique. Il a fait connaître à l'ensemble des mathématiciens les travaux de Leibniz et des Bernoulli et a introduit la notation différentielle dans son ouvrage sur le calcul infinitésimal, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-de-l-hospital/#i_8182

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 12 995 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Leibniz »  : […] L'exception la plus considérable à cette désaffection générale pour la logique est celle de Leibniz. En logique comme ailleurs, ce philosophe de la continuité évite la rupture. Il accepte ce qui a été fait, il le reprend, mais pour l'approfondir. La logique traditionnelle n'est qu'un échantillon d'une logique générale, qui reste à établir. La syllogistique est une des plus belles inventions de l'e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique/#i_8182

MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

  • Écrit par 
  • Ginette DREYFUS
  •  • 8 465 mots

Dans le chapitre « Les polémiques »  : […] Le nom de Malebranche retentissait dans toute l'Europe. « Je sais, dit plaisamment Fontenelle, que, dans la guerre du roi Guillaume, un officier anglais prisonnier se consolait de venir ici parce qu'il avait toujours eu envie de voir le roi Louis XIV et Malebranche. » Et Sainte-Beuve : « Malebranche faisait école : la beauté de son génie, la lumière de son langage, la sincérité de sa piété et la c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-malebranche/#i_8182

MATHÉMATIQUES FONDEMENTS DES

  • Écrit par 
  • Jean Toussaint DESANTI
  •  • 10 438 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le « calcul » de Leibniz »  : […] On sait que Leibniz a accompli l'expulsion de l'évidence du champ de la logique et des mathématiques. Cela tient sans doute, ainsi que l'a montré Yvon Belaval dans son livre Leibniz, critique de Descartes , à ce qu'il pratique une autre mathématique que celle de Descartes. C'est un point que nous n'aborderons pas ici (cf. infini mathématique , […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fondements-des-mathematiques/#i_8182

MÉCANISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Joseph BEAUDE
  •  • 5 205 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les développements de la science »  : […] L'importance du mécanisme dans l'histoire de la pensée est considérable ; grâce à lui, s'est ouverte l'ère de la science classique. Mais l'influence des premiers mécanistes est beaucoup moins due aux résultats qu'ils ont obtenus dans les disciplines scientifiques particulières qu'au changement de mentalité qu'ils ont provoqué ou, pour mieux dire, à la nouvelle appréhension du réel que leur œuvre a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mecanisme-philosophie/#i_8182

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les grands systèmes »  : […] On a souvent dit que la seconde moitié du xvii e  siècle fut l'âge d'or de la métaphysique. C'est vrai en un sens, car jamais on ne vit proposer tant d'explications de l'univers, ordonnées, cohérentes et profondes. Cette époque est celle des grands systèmes de Malebranche, de Leibniz, de Spinoza. Et, pourtant, cette apogée de la métaphysique est l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_8182

MODALITÉS, logique

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 599 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Nécessité, contingence et plénitude »  : […] L'histoire des conceptions philosophiques de la modalité est étroitement liée à celle des doctrines qui soutiennent la nécessité de ce qui est et de nos actions, dans leur opposition aux doctrines qui admettent qu'il y a, dans la nature ou en nous, une forme de contingence, c'est-à-dire au conflit philosophique traditionnel entre déterminisme et libre arbitre. On peut en retracer l'origine chez l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalites-logique/#i_8182

MOTIVATION

  • Écrit par 
  • Gaston RICHARD, 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 5 062 mots

Connotant aussi bien de purs besoins physiologiques que des aspirations artistiques, religieuses ou scientifiques, le terme de motivation suscite à bon droit la méfiance : ne s'agirait-il pas encore ici de quelque vague notion métaphysique, appartenant au cadre de la pensée préscientifique, et peu susceptible de recevoir une élaboration conceptuelle pouvant lui conférer une quelconque efficacité o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/motivation/#i_8182

NATURE PHILOSOPHIES DE LA

  • Écrit par 
  • Maurice ÉLIE
  •  • 6 379 mots

Dans le chapitre « Physique et philosophies de la nature »  : […] D'un point de vue historique, il semble que cette distinction n'ait pas toujours existé, si l'on admet que les penseurs présocratiques furent indissolublement physiciens et philosophes de la nature, eux qui cherchèrent l' Archè , le principe des choses, s'interrogèrent sur leurs éléments, terre, air, eau ou feu, ainsi que sur leurs modes de composition et de séparation. Ainsi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-la-nature/#i_8182

NÉANT

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 210 mots

« Les philosophes ne se sont guère occupés de l'idée de néant. Et pourtant elle est souvent le ressort caché, l'invisible moteur de la pensée philosophique. Dès le premier éveil de la réflexion, c'est elle qui pousse en avant, droit sous le regard de la conscience, les problèmes angoissants, les questions qu'on ne peut fixer sans être pris de vertige. Je n'ai pas plutôt commencé à philosopher que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neant/#i_8182

NÉCESSITÉ

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 126 mots

L'usage courant rapproche la nécessité de l'idée de destin, c'est-à-dire de l'advenue d'un événement inévitable. Est « nécessaire », en effet, ce qui ne peut pas ne pas être ou ce qui ne peut pas être autrement qu'il n'est. Dans le Timée , Platon (428-347 av. J.-C.) rencontre déjà la nécessité ( anankè ) sous la figure de l'inexorable : le démiurge qui s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/necessite/#i_8182

NEWTON ISAAC (1642-1727)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 4 663 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « L'œuvre mathématique »  : […] L'intérêt de Newton pour les mathématiques semble s'être éveillé en 1664, à la faveur de lectures telles que la Géométrie de Descartes et l' Arithmétique des infinis de Wallis. Si Barrow eut un rôle stimulant, il faut assurément attribuer l'inspiration décisive pour l'invention du calcul infinitésimal à la lignée de mathématiciens qui va de Descartes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/isaac-newton/#i_8182

NOTATION MATHÉMATIQUE

  • Écrit par 
  • Hans FREUDENTHAL
  •  • 10 388 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les fractions »  : […] Les fractions sont un instrument très ancien du calcul. Les Égyptiens préféraient des fractions d'unité, c'est-à-dire à numérateur un ; ils indiquaient une telle fraction par son dénominateur, muni d'une marque spéciale ; il y avait des signes spéciaux pour 1/2, 1/3, 2/3. Des fractions générales sont représentées par des combinaisons additives de fractions d'unité : par exemple, on représentait 2/ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/notation-mathematique/#i_8182

PERPÉTUEL MOUVEMENT

  • Écrit par 
  • Pierre COSTABEL
  •  • 2 792 mots

Dans le chapitre « Les objections théoriques »  : […] Les premières objections théoriques opposées au principe même d'une machine à mouvement perpétuel s'inspirent, comme en témoigne Léonard de Vinci lui-même, de la dynamique issue de la tradition aristotélicienne ; selon celle-ci, tout mouvement qui n'est pas « naturel » n'existe pas de lui-même, et ne vit que de l'épuisement, de la consommation de quelque chose. Il est très intéressant de noter com […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mouvement-perpetuel/#i_8182

PROGRÈS

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 8 634 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Schémas de croissance : les modèles leibniziens »  : […] C'est précisément sur le mode problématique qu'entre 1694 et 1716 Leibniz a pensé le progrès . Substituant un idéal d'invention à l'exigence cartésienne de certitudes, il a échappé à la régression dubitative vers le fameux point ferme auquel on est toujours tenu de revenir. L'utilisation de la méthode de l'indétermination lui a permis de poser les questions essentielles (y a-t-il progrès, régressi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/progres/#i_8182

RAISONNEMENT

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ
  •  • 5 005 mots

Dans le chapitre « Raisonnement, intuition et calcul »  : […] Le raisonnement est une opération discursive ( discurrere , courir çà et là) et se distingue ainsi de l'intuition ( intueri , voir), qui est la saisie immédiate et globale d'un objet de pensée. Toutefois, on l'a dit, l'intelligence d'un raisonnement présuppose l'intuition de la relation illative : je puis, par le raisonnement, faire admettre une proposit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raisonnement/#i_8182

SCIENCES SOCIALES PRÉHISTOIRE DES

  • Écrit par 
  • Bernard-Pierre LÉCUYER
  •  • 17 535 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'école de la statistique descriptive allemande »  : […] La tradition de Munster, Sansovino, Botero, d'Avity et des Elzevier fut reprise après une interruption due à la guerre de Trente Ans, qui a laissé l'Europe centrale et plus particulièrement l'Allemagne exsangue et ruinée. Du point de vue politique et intellectuel, la situation allemande après les traités de Westphalie se caractérise par un déclin marqué des pouvoirs de l'empereur, par l'émiettemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prehistoire-des-sciences-sociales/#i_8182

SÉMIOLOGIE

  • Écrit par 
  • Julia KRISTEVA
  •  • 5 451 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le réseau sémiotique de Leibniz »  : […] Le vaste ensemble de la pensée leibnizienne, traversant de multiples domaines de la réalité et de la pensée dans un projet de mathématisation totale, d'un réseau qu'on voit se construire à la manière de ce que les mathématiques modernes appellent un « modèle tabulaire », est probablement la plus grandiose entreprise sémiotique jamais tentée. Les références de Leibniz aux stoïciens ne manquent pas […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/semiologie/#i_8182

SENTIMENT

  • Écrit par 
  • Olivier REBOUL
  •  • 3 550 mots

Dans le chapitre « Le sentiment est-il spécifique ? »  : […] Une telle définition ne dit pas si le sentiment existe vraiment comme tel, ou si l'on ne peut pas le réduire à autre chose. C'est ce qu'ont tenté la plupart de ceux qui ont prétendu l'expliquer. Les intellectualistes ramènent ainsi le sentiment à la connaissance. Il n'est, pour Leibniz, qu'une représentation confuse ; ainsi, le plaisir d'entendre la musique n'est que la représentation confuse des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sentiment/#i_8182

SPINOZA BARUCH (1632-1677)

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 12 184 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le XVIIe siècle et la réaction chrétienne »  : […] La lutte antispinoziste (première forme de l'influence désormais irréversible du spinozisme) commence immédiatement après la publication anonyme du Tractatus theologico-politicus  : les synodes provinciaux des États de Hollande et l'Église calviniste d'Amsterdam donnent l'alarme et condamnent violemment l'écrit, tandis qu'en Allemagne c'est Thomasius, le maître de Leibniz, q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baruch-spinoza/#i_8182

SPONTANÉITÉ

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 374 mots

Ce qui est « spontané » se produit par l'initiative propre d'un agent, sans être l'effet d'une cause extérieure, sans être une réaction ou une réponse à un stimulus quelconque. Selon la définition classique de Leibniz, est spontané ce dont le principe est dans l'agent. Être doué de spontanéité, c'est être la source originelle d'actions ou de manifestations. C'est à peu près être libre (Leibniz, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/spontaneite/#i_8182

STÉNON, STENONIS NICOLAS ou STEENSEN NIELS (1638-1686)

  • Écrit par 
  • Françoise DREYER
  •  • 1 954 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Une vie consacrée à Dieu »  : […] Toute sa vie, Sténon sera, comme il le dit lui-même, « à la recherche de la vérité ». Cette exigence de certitude, son attachement à la philosophie de Descartes mais aussi le protestantisme auquel il est confronté aux Pays-Bas l’éloignent progressivement de sa foi luthérienne. Dans une lettre à Johannes Sylvius, Sténon explique son rapprochement avec le catholicisme par le mode de vie et de pensé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stenon-stenonis-steensen/#i_8182

SUBSTANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 5 343 mots

Dans le chapitre « Leibniz »  : […] L'idée selon laquelle la substance est force et activité se retrouvera, certes, chez Leibniz, mais dans un contexte si apologétique (il s'agit explicitement pour lui de construire une Théodicée ) qu'on pourrait dater de ce philosophe le déclin de l'ontologie si une renaissance de l'influence spinoziste, au xviii e et au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/substance/#i_8182

SYMBOLISATION, physique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc LÉVY-LEBLOND
  •  • 1 424 mots

Dans le chapitre « Naissance d'un langage mathématique »  : […] On connaît la très célèbre citation de Galilée, dans L'Essayeur (1623) : « La philosophie est écrite dans ce livre gigantesque qui est continuellement ouvert à nos yeux (je parle de l'Univers), mais on ne peut le comprendre si d'abord on n'apprend pas à comprendre la langue et à connaître les caractères dans lesquels il est écrit. Il est écrit en langage mathématique, et les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/symbolisation-physique/#i_8182

VATTEL EMMERICH DE (1714-1767)

  • Écrit par 
  • Patricia BUIRETTE
  •  • 926 mots

Publiciste et diplomate suisse. Né à Couvet dans la principauté de Neuchâtel, Vattel est le fils d'un pasteur de l'Église réformée. Poussé par son père à embrasser la même carrière, il fait ses humanités à l'Université de Bâle, puis étudie à Genève (1733) la théologie et la métaphysique. La lecture des œuvres de Leibniz et de Christian Wolff va décider de son orientation. Il dédie à Frédéric II sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmerich-de-vattel/#i_8182

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

Dans le chapitre « De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation »  : […] Du Cratyle au Sophiste , Platon procède en quelque sorte à la mise en place du concept de vérité dans son rapport au discours. Il ne suffit pas en effet de débattre, comme dans le Cratyle , de la « justesse des noms » pour répondre à la question de la vérité. Une fois libérée d'une illusoire confiance dans les mots, reste encore à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/#i_8182

VIE

  • Écrit par 
  • Georges CANGUILHEM
  •  • 10 960 mots

Dans le chapitre « La vie comme organisation »  : […] C'est, encore une fois, à Aristote qu'il faut faire remonter le terme de corps organisé. Un tel corps est un corps disposé pour fournir à l'âme les instruments ou les organes indispensables à l'exercice de ses pouvoirs. C'est pourquoi, jusqu'au xvii e  siècle, le corps organisé exemplaire c'est le corps animal. On s'interroge sur l'organisation du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vie/#i_8182

Voir aussi

Pour citer l’article

Martine DE GAUDEMAR, « LEIBNIZ GOTTFRIED WILHELM », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/leibniz-g-w/