FRIEDLANDER LEE (1934- )

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Canton, Ohio, L. Friedlander

Canton, Ohio, L. Friedlander
Crédits : Y. Bresson/ Musée d'art moderne, Saint-Etienne-Métropole

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New Orleans, Self Portrait, L. Friedlander

New Orleans, Self Portrait, L. Friedlander
Crédits : Frac-collection Aquitaine

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Une photographie des signes urbains

Lee Friedlander, né en 1934 à Aberdeen (Washington), est peu connu du grand public, mais considéré comme l'un des plus importants photographes vivants. Il est un des pères de la nouvelle photographie américaine, avec Garry Winogrand, Diane Arbus, mais aussi Robert Frank ou William Klein. Tous, à partir des années 1950, à mi-distance entre le formalisme d'avant-guerre et le photojournalisme, ont fait descendre la photographie dans la rue pour « mieux appréhender la vie », comme l'a écrit John Szarkowski, le conservateur qui régna longtemps sur les collections de photographies du Museum of Modern Art de New York. Ainsi a-t-on pu parler d'une Street Photography. La ville, thème moderne par excellence, est devenue le studio de ces déclencheurs frénétiques, trouvant dans le chaos urbain, parmi sa population, ses formes et son mouvement, de quoi alimenter la machine du regard.

Lee Friedlander a étudié la photographie à l'Art Center de Los Angeles à partir de 1953. On y enseignait comment photographier des bouteilles en verre. « Pourquoi aurais-je dû payer pour apprendre cela ? » Il s'installe à New York en 1956 et gagne sa vie en photographiant le jazz – une passion. Il fait ses gammes dans le photojournalisme triomphant de l'Amérique des années 1950, croise Garry Winogrand sur les terrains de football lorsqu'il travaille pour le magazine Sport Illustrated, utilise comme son ami des objectifs grand angle pour capter au mieux la matière vivante. Il est difficile de dissocier Friedlander de Winogrand, qui parfois officiaient sur le même trottoir. Ils sont passés ensemble des pages de magazines aux cimaises des musées et ont participé l'un et l'autre à deux expositions qui ont beaucoup fait pour leur réputation. En 1963, Friedlander présente sa première exposition personnelle, à la George Eastman House de Rochester, et trois ans plus tard, il expose avec Garry Winogrand, au côté de Duane Michals, [...]

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  • Hervé LE GOFF, 
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Dans le chapitre « Du reportage classique aux expressionnismes »  : […] Le reportage classique est toujours vivant. Pensons à la tradition parisienne des Brassaï et des Izis ( Paris des rêves , 1950). Même face aux idées les plus avancées, un Robert Doisneau garde sa présence, car sa bonté et son humour restent ouverts sur l'ambiguïté de la condition humaine. Au Royaume-Uni, Bert Hardy a aussi cette qualité comme l'eut le Suisse Gotthard Schuh. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/photographie-art-un-art-multiple/#i_96702

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Pour citer l’article

Michel GUERRIN, « FRIEDLANDER LEE (1934- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/lee-friedlander/