LE MYSTÈRE LE NAIN (exposition)

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Un atelier renommé

Organisée avec le Kimbell Art Museum (Fort Worth) et les Fine Arts Museums de San Francisco où elle avait été d’abord présentée, cette rétrospective offrait à Lens un ensemble exceptionnel de soixante-douze peintures, dont cinquante-cinq des trois frères (soit plus des deux tiers de l’œuvre connu, y compris quelques inédits), prêts exceptionnels de collections privées et de grands musées. Nicolas Milovanovic, conservateur en chef au département des Peintures du musée du Louvre, et Luc Piralla-Heng Vong, chef du service conservation du Louvre-Lens, en étaient les commissaires. L’exposition présentait un noyau commun de trente-quatre tableaux, mais la sélection américaine, plus restreinte, et portée par d’autres spécialistes, reflétait une interprétation de l’œuvre divergente sur certains points. Les deux catalogues témoignent de ces confrontations de points de vue en rassemblant des contributions des deux équipes.

Au cœur du « mystère Le Nain », la question de la distinction des mains fait débat de longue date entre les spécialistes. Aussi le parti pris de l’accrochage lensois était-il de regrouper les tableaux selon leur facture, pour tenter de mettre en lumière la personnalité artistique de chacun des trois frères, ainsi que la coexistence de mains différentes dans plusieurs œuvres. De Bacchus et Ariane (vers 1635, musée des Beaux-Arts d’Orléans) au célèbre Intérieur paysan (vers 1642-1645) de la National Gallery of Art de Washington, Louis, le cadet, s’impose comme le grand créateur de la famille, avec ses compositions bien campées, son coloris subtil, la poésie juvénile de ses sujets historiques, la dignité de ses scènes paysannes et son sens du paysage. D’Antoine, l’aîné, titulaire de la maîtrise autorisant l’ouverture de l’atelier familial dans l’enclos de Saint-Germain-des-Prés, la touche virtuose et les raffinements chromatiques servent une double spécialité de portraitiste (Henri de Lorraine, comte d’Harcourt, vers 1638-1640 ; collection particulière) et de miniaturiste (Le Bénédicité, vers 1645 ; Pitt [...]

Intérieur paysan, L. Le Nain

Intérieur paysan, L. Le Nain

Photographie

Après un long oubli, la redécouverte des œuvres dues aux frères Le Nain est venue apporter une dimension supplémentaire à notre connaissance de la peinture française du XVIIIe siècle. Louis Le Nain, Intérieur paysan, vers 1645. Huile sur toile, 55,6 cm × 64,7 cm. National Gallery of Art,... 

Crédits : Courtesy National Gallery of Art, Washington

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Robert FOHR, « LE MYSTÈRE LE NAIN (exposition) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-mystere-le-nain/