LE MYSTÈRE CORIOLIS (A. Moatti)

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Définition concrète du travail

C’est toutefois dans le domaine de la mécanique que Coriolis apporte ses contributions majeures au développement scientifique. Dans un mémoire présenté à l’Académie des sciences en août 1826, titré « Observations sur le choix d’une nouvelle dénomination et d’une nouvelle unité pour la dynamique », il définit la notion de travail comme le produit « du chemin parcouru et de la force dans le sens de ce chemin ». Il précise que cette définition permet de donner une correspondance adéquate en physique à la notion de travail issue du langage commun et en particulier de la notion économique utile à l’industrie. Trois ans plus tard, il rassemble dans une publication importante – Calcul de l’effet des machines – une « méditation philosophique et sévère sur la théorie des machines » et de nombreux éléments novateurs à propos du concept physique de travail. Il y distingue travail moteur, travail résistant, travail utile et travail perdu, énonce un principe de la transmission du travail équivalent au principe existant de conservation des forces vives (on appelait force vive le produit mv2 de la masse [m] d’un objet par le carré de sa vitesse [v]). Il démontre enfin que la quantité dynamique adéquate à considérer est la demi-force vive (ce qu’on appelle maintenant l’énergie cinétique mv2/2) car elle seule permet de mettre en harmonie les notions de travail et de force vive.


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Écrit par :

  • : directeur de recherche au CNRS, centre de physique théorique de l'École polytechnique, Palaiseau

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Pour citer l’article

Bernard PIRE, « LE MYSTÈRE CORIOLIS (A. Moatti) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-mystere-coriolis/