LE MONDE NOUVEAU DE CHARLOTTE PERRIAND (exposition)

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Une œuvre plurielle

La diversité de son travail est mise en avant dans l’exposition, qui se déploie dans l’ensemble du bâtiment conçu par Frank Gehry, et même dans son jardin : diversité disciplinaire, puisque son domaine d’action va du dessin de meubles à l’architecture, en passant par la photographie, la direction artistique et l’aménagement d’espaces domestiques ou publics ; diversité d’échelle d’intervention, de l’objet au territoire ; diversité de matériaux, du métal sous de nombreuses formes au bois brut ou d’œuvre, en passant par celle des revêtements ; diversité de techniques, des plus industrielles aux plus artisanales ; enfin, diversité géographique, de Paris au Japon en passant par le Brésil, de la densité des métropoles aux grands paysages montagneux. L’une des déclarations favorites de Charlotte Perriand – « Me définir, c’est me limiter » – est donc loin d’être une figure de style.

Le parcours de l’exposition est organisé de manière chronologique, ce qui a l’avantage, vu la variété formelle des salles réparties sur les quatre niveaux du bâtiment aux lignes éclatées, de ne pas égarer le visiteur. Celui-ci se voit donc conduit des années 1920, avec la formation de Perriand à l’école de l’Union centrale des arts décoratifs, à sa dernière œuvre environnementale, la Maison de thé, construite dans les jardins du siège de l’UNESCO à Paris en 1993, et malheureusement détruite depuis. L’ensemble de l’exposition est aussi opulent que passionnant. Elle rassemble de très nombreuses œuvres – originales ou reconstituées, parfois spécialement pour l’exposition – élégamment scénographiées. À cet égard, le morceau de bravoure de la manifestation est la reconstitution à l’échelle 1 de sept des espaces aménagés par Perriand, seule ou en collaboration. Ainsi mis en situation, les tabourets, chaises, fauteuils, banquettes, lampes, tables, guéridons, bureaux, consoles et autres bibliothèques qu’elle a conçus pendant soixante-dix ans retrouvent leur environnement d’origine, ce qui enrichit c [...]


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Écrit par :

  • : chercheuse au Laboratoire architecture culture société, UMR AUSSER CNRS de l'École nationale supérieure d'architecture Paris-Malaquais

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Pour citer l’article

Guillemette MOREL JOURNEL, « LE MONDE NOUVEAU DE CHARLOTTE PERRIAND (exposition) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 mai 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-monde-nouveau-de-charlotte-perriand-exposition/