L'ÉCONOMIE DE LA CONCURRENCE IMPARFAITE, Joan Violet RobinsonFiche de lecture

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Une faible reconnaissance

Le livre de Joan Robinson enchaîne les raisonnements dans une formulation littéraire et non mathématique. Elle qualifie elle-même ses démonstrations de « verbal mathematics ». Ses adversaires accusent ce livre plutôt épais (350 pages dans l'édition originale) d'être en fait verbeux. Cela explique peut-être son faible succès initial, à moins que ce ne soit la concurrence, quasi parfaite celle-là, de La Théorie de la concurrence monopolistique, qui paraît également en 1933, sous la plume de l'Américain Edward Chamberlin. Défendant des idées proches de celles de Robinson, il multiplie les articles pour démontrer qu'il est l'authentique concepteur de la concurrence imparfaite.

Comme le keynésianisme repose en partie sur la rigidité des prix, Joan Robinson quitte la recherche sur la concurrence et, dans la Préface de la réédition de son livre en 1969, elle en minimise la portée. Pourtant, ce qu'elle appelle au début de l'ouvrage son « hypothèse fondamentale », à savoir la volonté de maximiser le profit, est aujourd'hui un élément incontournable de toute théorie de la firme. Et les néo-keynésiens, confrontés à l'inflation, ont redécouvert la concurrence imparfaite, qui permet d'expliquer pourquoi les entreprises ne réagissent par forcément à une relance budgétaire par l'augmentation souhaitée de la production mais par celle de leurs prix.


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Jean-Marc DANIEL, « L'ÉCONOMIE DE LA CONCURRENCE IMPARFAITE, Joan Violet Robinson - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-economie-de-la-concurrence-imparfaite/