L'ATELIER DE FERRARE, Roberto LonghiFiche de lecture

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Un foyer artistique qui se dérobe

Ferrare constituait une sorte de défi, n'ayant jamais été vraiment une « école » locale, mais plutôt un confluent, plus ou moins attractif selon les époques, pour des maîtres appelés, de Bologne ou de Padoue notamment, à travailler pour la maison d'Este et pour d'autres commanditaires. Longhi analyse ainsi les apports divers, durant le xive siècle et la première moitié du xve siècle, notamment ceux qui sont nés de la venue de Pisanello, Jacopo Bellini et Piero della Francesca. Le demi-siècle suivant vit en revanche l'éclosion d'un style très original, recherché, aristocratique, calligraphique, mêlant l'observation naturaliste et le fantastique, qui s'épanouit grâce à Cosmè Turà, Francesco de' Cossa et Ercole dei Roberti. Les premières décennies du xvie siècle sont marquées par des artistes appartenant à la culture provinciale, et par d'autres, comme Garofalo ou les frères Dossi qui ont intégré au contraire les nouveaux styles : le chromatisme vénitien de Giorgione, le classicisme romain de Raphaël. Sur tous ces points, Longhi évite soigneusement de rappeler les conclusions et les acquis. Il préfère se polariser sur les points délicats et problématiques et sur les figures marginales – ce qui suppose un lecteur très averti, auquel il choisit de parler de façon extrêmement allusive.

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Écrit par :

  • : ancienne élève de l'École normale supérieure de Sèvres, maître de conférences en histoire de l'art des Temps modernes à l'université de Provence

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Pour citer l’article

Martine VASSELIN, « L'ATELIER DE FERRARE, Roberto Longhi - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 août 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/l-atelier-de-ferrare/