KYŌTO

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Heian-kyō, la grande capitale aristocratique de l'époque de Heian

Si le centre historique de Kyōto est une agglomération qui s'est développée à partir du xvie siècle, les origines du choix du site, le tracé en damier des avenues et les nombreux hauts lieux de la ville remontent à l'ancienne capitale Heian-kyō, la « capitale de la Paix et de la Tranquillité », qui avait été fondée en 794 par l'empereur Kammu.

Les raisons du transfert de la capitale Heijō-kyō (l'actuelle Nara) à Heian-kyō ne sont pas claires, mais un souci de rupture avec l'influence grandissante des temples bouddhiques et l'action des clans Fujiwara et Hata, qui souhaitaient affirmer davantage leur pouvoir sur les affaires de la cour, ont vraisemblablement contribué à la décision de fonder une autre capitale et d'inaugurer une ère nouvelle sur un site aux potentialités encore intactes.

En 784, on avait choisi le site de Nagaoka et commencé l'édification d'une nouvelle capitale mais, à la suite d'événements jugés néfastes (dont l'assassinat de Fujiwara no Tanetsugu lors d'une inspection du chantier), les travaux furent abandonnés et un nouvel emplacement fut fixé à Uda, dans le district de Kadono.

Le site est une vaste plaine en forme de cuvette protégée de montagnes sur ses côtés est, nord et ouest. Le mont Hiei (au nord-est) culmine à 848 mètres et l'Atagoyama (au nord-ouest) à 924 mètres, alors que la hauteur moyenne de la plaine n'est que de 50 mètres. Celle-ci est traversée par des rivières, dont la Katsura (anciennement Kadono) et la Kamo, qui l'encadrent de part et d'autre et coulent vers le sud.

Selon la Voie de la divination, fondée sur les codes anciens de géomancie chinoise, ces caractères naturels de la plaine en faisaient un site favorable pour accueillir le palais de l'empereur. Toutefois, l'espace naturel devait être investi pour être harmonisé avec l'espace cosmogonique dont il allait devenir une représentation, et le site auspicieux du palais devait être mis « en a [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 8 pages

Médias de l’article

Japon : carte administrative

Japon : carte administrative
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Kyōto: le temple Jojakko

Kyōto: le temple Jojakko
Crédits : Y. Murota/ Sebun Photo/ Getty

photographie

Afficher les 2 médias de l'article


Écrit par :

  • : docteur ès lettres en études de l'Extrême-Orient, architecte D.P.L.G., chargé de recherche au C.N.R.S.
  • : docteur agrégé de géographie, chercheur à l'université de Genève (Suisse)

Classification

Autres références

«  KYOTO  » est également traité dans :

JAPON (Le territoire et les hommes) - Histoire

  • Écrit par 
  • Paul AKAMATSU, 
  • Vadime ELISSEEFF, 
  • Valérie NIQUET, 
  • Céline PAJON
  •  • 41 082 mots
  •  • 49 médias

Dans le chapitre « Le schisme dynastique du Nord et du Sud (1336-1392) »  : […] L'empereur Go-Daigo (règne 1318-1339) participa à un premier complot contre le pouvoir de Kamakura, en 1331. La conspiration fut découverte, l'empereur exilé. Mais les partisans de celui-ci ne capitulaient pas. Afin de les réduire, Kamakura dépêcha vers Kyōto l'un des magnats du Kantō, Ashikaga Takauji (1305-1358), qui, faisant volte-face, occupa la capitale et y rétablit l'empereur (1333). La mê […] Lire la suite

JAPON (Arts et culture) - Les arts

  • Écrit par 
  • François BERTHIER, 
  • François CHASLIN, 
  • Nicolas FIÉVÉ, 
  • Anne GOSSOT, 
  • Chantal KOZYREFF, 
  • Hervé LE GOFF, 
  • Françoise LEVAILLANT, 
  • Daisy LION-GOLDSCHMIDT, 
  • Shiori NAKAMA, 
  • Madeleine PAUL-DAVID
  • , Universalis
  •  • 56 382 mots
  •  • 34 médias

Dans le chapitre « Les décorateurs de Kyōto »  : […] En dépit de l'établissement à Edo des shōgun Tokugawa (1603), Kyōto resta longtemps la capitale culturelle et artistique du Japon. Centre du tissage de la soie et de la création de la mode, la vieille cité impériale devint également célèbre pour ses potiers. Outre la lignée des Raku, on compte d'autres fours cités dans les textes des chajin de l'époque, ce qui semble indiquer que des potiers venus […] Lire la suite

JARDINS "SECS", Kyōto (Japon)

  • Écrit par 
  • Alain THOTE
  •  • 187 mots
  •  • 1 média

Courant religieux venu de Chine à partir du milieu du xiii e  siècle, le bouddhisme chan ( zen ) a inspiré le développement de plusieurs formes d'art au Japon, comme la cérémonie du thé ( chanoyu ), l'arrangement floral ( ikebana ) ou la peinture monochrome. Parmi elles, mais de création plus tardive, les jardins secs sont probablement la manifestation la plus authentiquement japonaise de ce cour […] Lire la suite

KANSAI ou KINKI

  • Écrit par 
  • Raphaël LANGUILLON-AUSSEL
  •  • 1 021 mots
  •  • 1 média

Grande rivale culturelle du Kantō, le Kansai, aussi appelé parfois Kinki ou Kinai, est une région située au centre de l'île japonaise de Honshū . D'une superficie de 33 108 kilomètres carrés, elle est composée de sept départements (Kyōto, Osaka, Hyōgo, Nara, Shiga, Wakayama et Mie). Elle abritait en outre en 2015 plus de 22,7 millions d'habitants, essentiellement concentrés dans des plaines litto […] Lire la suite

KŌETSU HON.AMI (1558-1637)

  • Écrit par 
  • Madeleine PAUL-DAVID
  •  • 1 229 mots

Dès 1530, enrichis par le commerce avec la Chine, les grands marchands de Kyōto, tout en assumant la direction administrative de leur ville, prirent part à la vie culturelle, s'adonnant à la cérémonie du thé, aux arrangements de fleurs, à la poésie, à la calligraphie. Ils avaient pour clientèle la cour et l'aristocratie et soutinrent financièrement les trois hommes qui, tour à tour, tentèrent d'u […] Lire la suite

KŌRIN OGATA (1658-1716)

  • Écrit par 
  • Madeleine PAUL-DAVID
  •  • 1 335 mots

À la fin du xvii e  siècle, en dépit du transfert du gouvernement shogunal à Edo (la future Tōkyō), Kyōto reste le centre intellectuel et artistique du Japon. L'aristocratie et les riches familles marchandes ont alors des intérêts communs : poésie, calligraphie, peinture, nō et chanoyu sont leurs passe-temps favoris. L'ère Genroku (1688-1704) vit tout à la fois l'apogée et le brusque déclin de c […] Lire la suite

Voir aussi

Les derniers événements

18 juillet 2019 Japon. Incendie meurtrier d'un studio d'animation.

Kyōto Animation, à Kyōto, provoquant la mort de trente-trois personnes. L’incendiaire, qui est arrêté, souffre de problèmes psychiatriques.  […] Lire la suite

26-27 juin 2019 France – Japon. Visite officielle du président français Emmanuel Macron au Japon.

Kyōto, avant de participer au sommet du G20 à Ōsaka. Cette visite s’inscrit dans la stratégie française consistant à renforcer un « axe indo-pacifique » passant aussi par New Delhi et Canberra. Emmanuel Macron rencontre le Premier ministre Shinzō Abe et l’empereur Naruhito. […] Lire la suite

30 novembre 2015 Environnement. Ouverture de la COP 21.

Kyōto signé en 1997 par les seuls pays développés. Le cadre des négociations imposé par la conférence de Copenhague de 2009 consiste à définir les moyens de limiter à 2 0C l’élévation de la température globale à la fin du siècle par rapport à l’ère préindustrielle, ainsi qu’à fixer les modalités d’une aide de 100 milliards de dollars par an destinée […] Lire la suite

2-4 novembre 2014 France – Canada. Visite du président François Hollande au Canada

Kyōto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.  […] Lire la suite

31 mai 2007 États-Unis. Initiative du président Bush dans la lutte contre les gaz à effet de serre

Kyōto, qui fixe à cet égard des objectifs chiffrés contraignants aux pays signataires. Entré en vigueur en 2005, l'accord expire en 2012. Le président Bush préconise l'ouverture, dès l'automne, aux États-Unis, de négociations entre les quinze pays, qui sont les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre afin d'identifier des principes communs de lutte […] Lire la suite

Pour citer l’article

Nicolas FIÉVÉ, Raphaël LANGUILLON-AUSSEL, « KYŌTO », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 septembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/kyoto/