KIM MANJUNG (1637-1692)

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Homme de lettres coréen dont le pseudonyme est Sǒ-p'o. Après avoir été ministre du gouvernement coréen (1683), Kim Man-djung fut exilé, en 1689, à cause de la part qu'il prit aux luttes entre les factions politiques. C'est au cours de sa première année d'exil qu'il écrivit, pour consoler sa mère restée loin de lui, Rêve de neuf nuages (Ku un mong). Il s'agit sans doute du premier roman écrit en langue coréenne sous la dynastie des Li. Écrit dans un style merveilleux, il raconte l'amour d'un jeune moine pour les huit fées et dénonce la futilité du bonheur terrestre. Son attachement à la conception bouddhique du karma disparaît dans son deuxième livre : Récit des aventures de dame Sa dans la région du Sud (Sa ssi nam-djǒng gi), paru vers 1689. Dans cette œuvre pleine de péripéties tragiques, l'auteur dénonce l'injustice sociale, le système familial fondé sur les principes confucéens. L'ouvrage de Kim Man-djung servit de modèle à un très grand nombre de romans traitant des drames familiaux, tels que Histoire de Djang-hwa et Hong-ryǒn (Djang-hwa Hong-ryǒn djǒn) et Histoire d'une fille nommée Ok (Ok Nang-dja djǒn), tous deux anonymes. C'est après la publication du Ku un mong que la plupart des romanciers coréens ont renoncé au chinois classique pour le coréen.

—  Ogg LI

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  • : docteur d'État ès lettres, professeur à l'université de Paris-VII

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Dans le chapitre « Roman et langue chinoise sous les Yi »  : […] Contrairement aux poètes, les romanciers continuèrent à employer la langue chinoise, au moins jusqu'à la fin du xvi e siècle : ainsi, Kim Sisŭp (1434-1493) écrivit en chinois son Kŭmo sinhwa ( Histoire d'une tortue dorée ), publié probablement dans la seconde moitié du xv e siècle. Inspiré du roman chinois Jiandeng xinhua ( Nouveau Dit de la chandelle mouchée , 1378), ce roman servit plus tard […] Lire la suite

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Ogg LI, « KIM MANJUNG (1637-1692) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 juin 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/kim-manjung/