KABBALE

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Période talmudique (IIe-Ve siècle)

La mystique du Trône

Née en Palestine, la mystique juive évolua parallèlement à la religion exotérique ; les premiers écrits sont anonymes ou pseudépigraphes. Bien qu'aucun auteur n'ait été identifié avec certitude, on attribue un rôle actif à certains docteurs de la Mishna (iie-iiie s.), comme R. Johannan ben Zakkaï, Ben Zoma, R. Aqiba, R. Méir, R. Siméon ben Lakish. De la Mishna elle-même (compilation de législation religieuse datant du iie s.) toute allusion d'ordre ésotérique a été exclue ; certains fragments ont été cependant conservés dans la Tosefta (recueil contemporain de sentences non intégrées à la Mishna). Les écrits majeurs de ce courant, visionnaire plutôt que spéculatif, ont pour sujet central le monde du Trône, lieu de la manifestation de la Gloire divine et de la disposition hiérarchique des différentes classes d'anges et d'archontes. Leur forme littéraire s'apparente à celle des écrits apocalyptiques qui décrivent les visions de l'âme au cours de son voyage céleste. Un groupe de textes, dont les premiers remontent à la même époque, développent des spéculations cosmologiques fondées sur celles de la Mishna Ḥagiga et étudient plus particulièrement la structure et le nombre des cieux (écrits de Ma‘ase bereshit, ou Œuvres de la création). Le plus célèbre traité de cette période, intitulé Shiur qoma (Mesures du corps), décrit l'apparence corporelle que la divinité revêt lors de sa théophanie sur le Trône. L'immensité des « mesures » est à la fois une expression symbolique de l'incommensurabilité de la transcendance divine et un ensemble complexe de symbolismes numériques. Ce traité contient aussi les premières mentions de Meṭaṭron, l'ange suprême, métamorphose céleste d'Enoch après son enlèvement au ciel, qui fut un thème central des écrits de la seconde phase de ce courant (IIe Livre d'Enoch).

La mystique de la Merkaba (IIIe-VIIe siècle)

Le centre des enseignements ésotériques se déplace ensuite à Babylo [...]

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AZRIEL DE GÉRONE (1re moitié XIIIe s.)

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BAAL SHEM TOV ISRAËL BEN ÉLIÉZER dit LE (1700 env.-1760)

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L'application hébraïque de Baal Shem Tov ( Ba‘al Šem Tov  : maître du Nom [divin] ou maître du Bon Nom [divin]  ; abrégé en Bešt ) désignait au xvii e siècle, chez les juifs d'Europe centrale un thaumaturge en état d'effectuer des guérisons par l'usage magique du Nom divin qu'il connaissait par grâce spéciale. Elle désigne aujourd'hui un maître spirituel dont la vie émerge mal de la légende et a […] Lire la suite

CARO JOSEPH (1488-1575)

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Maître des talmudistes et de la communauté de Safed au xvi e siècle, Joseph Karo naquit sans doute à Tolède en Espagne. Après l'expulsion de 1492, sa famille s'exila au Portugal et prit le chemin de la Turquie. Il vécut là quarante années, d'abord à Istanbul, puis à Andrinople, à Nicosie et à Salonique. Il eut pour premier maître son père, Éphraïm Karo, talmudiste de classe. Le martyre de Salomon […] Lire la suite

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Pour citer l’article

François SECRET, Gabrielle SED-RAJNA, « KABBALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 décembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/kabbale/