MOORE JULIANNE (1960- )

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Le goût du risque

Un second rôle dans le thriller La Main sur le berceau (1992), de Curtis Hanson, attire l’attention sur elle. Son interprétation audacieuse d’un personnage d’artiste dans le film choral de Robert Altman Short Cuts (1993), inspiré des nouvelles de Raymond Carver, est particulièrement remarquée. Altman l’a engagée après l’avoir vue dans une mise en scène d’Oncle Vania d’Anton Tchekhov, réalisée à New York et qui restera longtemps à l’affiche. Ce spectacle inspirera à Louis Malle son dernier film, Vanya, 42e rue (1994). Julianne Moore décroche finalement un premier rôle dans Safe (1995) de Todd Haynes, où elle incarne une femme qui, obsédée par les produits chimiques et synthétiques, va développer une énigmatique maladie.

Malgré des apparitions dans des superproductions telles que Le Fugitif d’Andrew Davis (1993), elle trouve son premier rôle « grand public » dans Le Monde perdu : Jurassic Park (1997), de Steven Spielberg. Elle revient au cinéma indépendant avec le drame familial Back Home (1997) du réalisateur Bart Freundlich, qui deviendra son mari en 2003. Néanmoins, c’est pour son interprétation, tout en nuances et pleine de sympathie envers son personnage d’Amber Waves, une actrice de porno, dans le film de Paul Thomas Anderson Boogie Nights (1997), que Julianne Moore est nominée aux oscars (meilleure actrice dans un second rôle). Elle interprète ensuite avec humour et brio le rôle de Maude, une artiste féministe d’avant-garde dans The Big Lebowski (1998), des frères Joel et Ethan Coen.

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HAYNES TODD (1961- )

  • Écrit par 
  • Raphaël BASSAN
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Dans le chapitre « Un double langage »  : […] La filmographie de Haynes se clive dès cette époque entre la peinture de gens ordinaires victimes de discriminations et de mal-être divers ( Safe , 1995 ; Loin du paradis , 2002 ; Carol, 2015 ) et la volonté de retravailler ces enjeux à l’aune des fantasmes suscités par les stars de la pop culture ( Velvet Goldmine , 1998 ; I’m Not There , 2007). Les films de Todd Haynes s’ancrent dans le passé […] Lire la suite

Pour citer l’article

Richard PALLARDY, « MOORE JULIANNE (1960- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 août 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/julianne-moore/