JUGEMENT

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L'analyse logique du jugement

L'analyse du jugement s'est précisée au cours de l'histoire à travers une explicitation de sa structure propositionnelle. Ébauchée, d'une manière fondatrice mais incomplète, par Aristote, elle a été complétée et repensée par les écoles ultérieures. Aristote voit dans le jugement (l'ἀπόϕαυσις) la structure intermédiaire entre celle des concepts, qui sont ses composantes, et celle du raisonnement, qui est une ordonnance de jugement servant de prémisses et de conclusions. Cette conception du jugement comme relation entre les concepts explique le privilège qu'il accorde à la « forme catégorique », où le terme qui a la fonction de sujet et celui qui fait fonction de prédicat sont unis par la copule est, sur laquelle tombent les qualités de l'affirmation ou de la négation et les modalités du possible ou du nécessaire. Mais l'adoption de cette forme engage aussi toute une conception du discours démonstratif, qui, selon la logique d'Aristote, développe les propriétés de la substance en suivant l'ordre des propriétés essentielles et des propriétés secondes dépendantes des premières. Le jugement, comme apophansis, est littéralement le développement du contenu des concepts et l'attestation d'une liaison ontologique désignée par la copule.

Avec la logique stoïcienne, l'analyse progresse vers des vues plus modernes. Le jugement (ἀξίωμα) est interprété, à l'intérieur d'une doctrine du langage, comme interconnexion des signes et liaison de ceux-ci avec les objets signifiés. La partie « catégorématique » de la proposition, qui peut être verbale (dans « X se promène ») aussi bien que nominale (dans « X est un tyran »), se détache de la partie référentielle, qui concerne les individus (« Dion se promène ») ou les collections d'individus qui sont affectés par le prédicat. D'autre part, la connexion des signes catégoriels introduit des jugements [...]


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Écrit par :

  • : professeur à l'université des sciences humaines, lettres et arts de Lille

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ANALYTIQUE PROPOSITION

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Dans le chapitre « Une nouvelle division de la psychologie »  : […] Une des sections les plus importantes de Psychologie du point de vue empirique – et une des grandes contributions de Brentano à la science psychologique – traite de la classification des faits psychiques. Ceux-ci sont divisés, selon la nature du rapport intentionnel qui les caractérise, en représentations, jugements, phénomènes d'intérêt. On se souviendra que la classificat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/franz-brentano/#i_8802

CONSCIENCE MORALE

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La faculté de formuler des jugements sur la valeur morale des actions humaines, ou conscience morale, a fait l’objet de développements importants en psychologie, notamment depuis la parution en 1932 de l’ouvrage Le Jugement moral chez l’enfant de Jean Piaget. Au moyen de protocoles d’observation, d’entretiens et de brèves histoires soumises à l’évaluation de ses jeunes part […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conscience-morale/#i_8802

CRITIQUE DE LA FACULTÉ DE JUGER, Emmanuel Kant - Fiche de lecture

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CROYANCE

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Dans le chapitre « Du langage ordinaire au langage philosophique »  : […] Que les mots philosophiques en général et le mot « croyance » en particulier comportent plusieurs significations s'explique aisément. D'abord, le langage philosophique, en dépit de son voisinage avec le langage des sciences et de l'attraction exercée par l'idéal d'univocité de ce langage, n'est jamais tout à fait coupé du langage ordinaire dont tous les mots usuels sont chargés de significations m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_8802

DÉVELOPPEMENT, psychologie interculturelle

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Dans le chapitre « Questions de méthode  »  : […] On ne peut pas transférer les procédures de recherche d’un groupe culturel à un autre, sans se poser la question de leur pertinence culturelle. Ainsi, le choix de la langue utilisée dans les entretiens psychologiques peut se révéler déterminant. Par exemple, Raphael M. Nyiti retrouvait les normes statistiques des stades piagétiens en interrogeant dans leur langue les enfants Micmac du Québec alor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/developpement-psychologie-interculturelle/#i_8802

EMPIRISME

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ESTHÉTIQUE - Histoire

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ÉTHIQUE

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ÊTRE, philosophie

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Dans le chapitre « L'existence n'est pas un prédicat »  : […] Rappelons brièvement la réponse donnée jadis par Leibniz. Pour Leibniz, il y a « une raison » pour que quelque chose existe plutôt que rien, en vertu du principe même de la raison suffisante. Cette raison doit se trouver dans un Être nécessaire – autrement, on devrait à nouveau chercher une cause en dehors de lui, en vertu de laquelle lui-même existe au lieu de ne pas exister. Dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etre-philosophie/#i_8802

EXPÉRIENCE

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Dans le chapitre « La logique et l'idéalisme »  : […] Il est probable que l'idéalisme se sépare du réalisme en accordant au jugement la primauté sur le concept. Ce sont les concepts qui ont d'abord la charge de l'import ontologique. Admettre que le jugement définit des concepts, ou que les concepts dérivent des jugements, équivaut à définir les concepts au moyen des relations ; alors ils dépendent directement de l'activité intellectuelle et linguist […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_8802

KANT EMMANUEL

  • Écrit par 
  • Louis GUILLERMIT
  •  • 13 382 mots
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Dans le chapitre « Le parachèvement de la philosophie critique »  : […] Le bilan de l'investigation entreprise par les deux premières Critiques faisait ressortir un ultime problème : d'une part, l'usage théorique et l'usage pratique de la raison se limitent réciproquement de façon rigoureuse (l'entendement légifère pour la nature dont il permet une connaissance théorique à titre d'objet des sens dans une expérience possible) ; d'autre part, la ra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-kant/#i_8802

KOHLBERG LAWRENCE (1927-1987)

  • Écrit par 
  • Henri LEHALLE
  •  • 434 mots

Lawrence Kohlberg est né en 1927 à Bronxville (New York) et décédé à Boston en 1987. Après avoir servi dans la marine marchande pendant la Seconde Guerre mondiale, il a travaillé comme marin pour une organisation qui faisait passer illégalement des réfugiés juifs en Palestine. Revenu aux États-Unis en 1948, il étudie à l’université de Chicago. Son PhD (1958) porte sur le développement de la pensé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lawrence-kohlberg/#i_8802

ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LES MALENTENDANTS

  • Écrit par 
  • Jacqueline LEYBAERT
  •  • 2 560 mots

Dans le chapitre « Acquisition du langage écrit »  : […] Sans éducation spéciale (telle que l’exposition au CS dès le plus jeune âge), la surdité précoce entrave le développement des représentations phonologiques et peut altérer les mécanismes neuraux de lecture. Avant la généralisation des IC, les personnes sourdes se basaient sur l’articulation et la lecture labiale pour développer des représentations phonologiques partielles ou sous-spécifiées. Une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/acquisition-du-langage-chez-les-malentendants/#i_8802

LOGIQUE INDIENNE

  • Écrit par 
  • Kuno LORENZ
  •  • 6 603 mots

Dans le chapitre « Raisonnement et prédication »  : […] L'attention portée aux questions de logique est intimement liée aux tentatives de mettre en question les autorités spirituelles ; en Inde, elle se manifeste d'abord par l'attention portée aux outils verbaux qu'il faut fabriquer pour savoir comment mener une controverse à propos de la tradition des Vedas. On s'y intéresse autour de 500 avant notre ère, époque où l'autorité védique se voit vigoureus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique-indienne/#i_8802

AUTORÉFÉRENCE ET MÉMOIRE

  • Écrit par 
  • Serge BRÉDART
  •  • 844 mots

L’effet de l’autoréférence sur la mémoire désigne le fait que les informations relatives à soi sont mieux mémorisées que les informations relatives à autrui. La procédure classique qui a permis la mise en évidence de cet effet consiste à présenter des adjectifs décrivant des traits de personnalité (par exemple, « généreux », « téméraire ») aux participants qui doivent soit porter un jugement séma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autoreference-et-memoire/#i_8802

MOORE GEORGE EDWARD (1873-1958)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 564 mots

Dans le chapitre « La critique du psychologisme, de l'idéalisme et du naturalisme éthique »  : […] Le plus important des articles de jeunesse de Moore, « The Nature of judgment » ( Mind , 1899), est consacré à la critique des Principles of Logic de Francis Herbert Bradley, et, par-delà, du psychologisme. Nos jugements ne portent pas sur « nos idées », mais sur ce à quoi nos idées se réfèrent, c'est-à-dire ce que Moore appelle un «  concept ». Ce dern […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/george-edward-moore/#i_8802

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « Logique du sens »  : […] Qu'est-ce que connaître pour un technicien de l'approche propositionnelle ? Tout acte de connaissance est un acte propositionnel, puisque toute connaissance est un énoncé sur le monde. Mais il y a différentes sortes de connaissances : la connaissance ordinaire et la connaissance scientifique. L'appréhension, la saisie, la perception de la nature d'une chose, par exemple d'un homme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_8802

NOUVELLE RHÉTORIQUE, droit

  • Écrit par 
  • Benoît FRYDMAN
  •  • 1 330 mots

Dans le chapitre « Une nouvelle logique juridique »  : […] Perelman, entouré de plusieurs philosophes du droit, mais surtout des plus grands juristes de son temps, se lance ainsi dans l'étude de la logique juridique, dont il va complètement renouveler les bases. Depuis les Lumières, la pensée moderne s'était attachée à réduire l'activité du juge à une simple mission d'exécution de la loi et le jugement à un acte de pure logique déductive, par lequel le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nouvelle-rhetorique-droit/#i_8802

PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Jacques MOUTAUX
  •  • 6 726 mots

Dans le chapitre « De l'histoire de la philosophie à la philosophie »  : […] L'apparition et le développement de l'histoire de la philosophie comme discipline autonome fondée sur la notion de système transforment la question des rapports entre la philosophie et son histoire. Ainsi conçue, en effet, l'histoire de la philosophie constitue une expérience objective en son ordre, autorisant par conséquent à poser la question transcendantale quid juris . S […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-philosophiques/#i_8802

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Penser et parler »  : […] Si Platon a écrit des Dialogues plutôt que des traités, ce n'est pas pour donner un tour dramatique et plaisant à l'aridité de la recherche philosophique. Le dialogue traduit la structure première de la pensée. Socrate, dans Théétète , dit comment il se représente la pensée : c'est un dialogue de l'âme avec elle-même. La pensée est un discours que l'âme se tient, qui ne s'ad […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_8802

POLITIQUE - La science politique

  • Écrit par 
  • Marcel PRÉLOT
  •  • 7 878 mots

Dans le chapitre « Trois catégories de jugement »  : […] En face de l'État, objet du politique, l'esprit humain peut éprouver des curiosités diverses et se proposer des buts différents : il peut réfléchir sur la cité en philosophe ; il peut ambitionner, en savant, de découvrir et de décrire les phénomènes de la vie politique ; il peut vouloir, en homme d'action, faire prévaloir ses vues sur la conduite du gouvernement. Il en résulte une grande variété d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/politique-la-science-politique/#i_8802

PROPOSITION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 658 mots

Il convient d'abord de distinguer la phrase, le jugement, l'énoncé et la proposition. La phrase est une entité linguistique, soumise à des règles grammaticales, qui assurent sa correction, et à d'éventuels critères stylistiques ; on considère qu'elle exprime un jugement ou un énoncé ; elle est susceptible d'être proférée verbalement par un individu, ou d'être écrite, d'être […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proposition-philosophie/#i_8802

PSYCHANALYSE & CONCEPT D'OPPOSITION

  • Écrit par 
  • Émile JALLEY
  •  • 14 034 mots

Dans le chapitre « La polarité du jugement »  : […] À l'opposition des deux grands groupes de pulsion vient s'articuler, dans le texte sur « La Négation » (1925), la doctrine freudienne concernant l'« origine psychologique » de la fonction du jugement. La « polarité » du jugement, négatif et positif, trouverait sa racine génétique dans le couple pulsionnel de la destruction et de l'Éros. La négation serait un « successeur de l'expulsion », dont la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychanalyse-et-concept-d-opposition/#i_8802

PSYCHOLOGIE CLINIQUE COMPORTEMENTALE ET COGNITIVE

  • Écrit par 
  • Martine BOUVARD
  •  • 2 567 mots

Dans le chapitre « La psychologie clinique cognitive »  : […] La psychologie clinique cognitive s’intéresse aux processus de pensée qui filtrent et organisent la perception de l’environnement. Ce courant s’est développé à partir des travaux d’Aaron T. Beck sur la thérapie cognitive de la dépression. Selon cet auteur, l’émotion est dépendante de la cognition ; plus exactement, l’émotion résulterait de l’interprétation des événements par l’individu en raison […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-clinique-comportementale-et-cognitive/#i_8802

PSYCHOLOGIE SOCIALE

  • Écrit par 
  • Laurent BÈGUE
  •  • 4 474 mots

Dans le chapitre « Panorama historique »  : […] À partir de la seconde moitié du xix e  siècle, plusieurs penseurs européens édifient la psychologie des peuples, avec l’intention de démontrer combien la pensée individuelle et les comportements en groupe s’avèrent profondément façonnés par la société. La fondation, en 1860, d’une revue consacrée à la Völkerpsychologie ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-sociale/#i_8802

RÉALITÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 4 964 mots

Dans le chapitre « Réalité et jugement »  : […] Il semble résulter des observations précédentes que la réalité est ce qui, selon tel ou tel critère, selon tel ou tel caractère, est « jugé » réel. On retrouve ici le sens et la portée du célèbre texte de Descartes, relatif aux hommes qui passent dans la rue, « à la vue desquels je ne manque pas de dire que je vois des hommes [...] et cependant que vois-je de cette fenêtre, sinon des chapeaux et d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite/#i_8802

RELATION

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 7 662 mots

Dans le chapitre « La doctrine des catégories : Aristote et Kant »  : […] Une théorie des catégories fournit un lieu dans lequel peut s'inscrire le concept de relation et assigne à celui-ci une place déterminée dans ce lieu ; il le situe, si l'on peut dire, topologiquement. On retiendra ici deux conceptions des catégories, qui ont l'une et l'autre une signification exemplaire : celle d' Aristote et celle de Kant. Chez ces deux auteurs, les catégo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relation/#i_8802

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Science et axiologie »  : […] La science décrit ce qui est, mais ne s'interroge pas sur ce qui doit être. C'est ce que relève le néo-kantien Wihelm Windelband, qui établit une distinction fondamentale entre deux types de propositions : les jugements de fait ( Urteilen ), d'une part, et les jugements de valeur ( Beurteilungen ), d'autre part. Les premiers expriment la coappartenanc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_8802

SYNTHÈSE, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 343 mots

Pour présenter la synthèse, on s'inspirera plus particulièrement de deux philosophes qui ont fait d'elle un moment essentiel de la pensée : Kant et Hegel. Kant introduit la distinction entre les jugements analytiques, qui élucident et expliquent un concept sans communiquer d'information nouvelle (par exemple : « Tous les corps sont divisibles »), et les jugements synthétiques, qui sont informatifs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/synthese-philosophie/#i_8802

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

Dans le chapitre « De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation »  : […] Du Cratyle au Sophiste , Platon procède en quelque sorte à la mise en place du concept de vérité dans son rapport au discours. Il ne suffit pas en effet de débattre, comme dans le Cratyle , de la « justesse des noms » pour répondre à la question de la vérité. Une fois libérée d'une illusoire confiance dans les mots, reste encore à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/#i_8802

VOLONTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 8 783 mots

Dans le chapitre « Le contexte « épistémologique » : Descartes »  : […] La psychologie de la volonté a reçu une impulsion toute différente, parfois en conjonction avec la spéculation précédente, de la réflexion sur l'erreur. Cette réflexion n'est pas sans relation avec la méditation antérieure sur le mal. Elle s'en distingue, néanmoins, en ce qu'elle déplace l'accent de l'éthique sur l'épistémologie. L'enquête sur la volonté est un moment dans l'entreprise de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volonte/#i_8802

Pour citer l’article

Noël MOULOUD, « JUGEMENT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jugement/