HERRERA JUAN DE (1530-1597)

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L'Escorial, 2

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L'Escorial, 3

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L'Alcázar de Tolède

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Basilique de Nuestra Señora del Pilar, Saragosse

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L'héritage

Herrera ne créa pas à lui seul le classicisme en Espagne. Son art était extrêmement personnel et raffiné et il est peu surprenant que ses associés et ses successeurs n'aient pas réussi à l'imiter. Mais son style et sa carrière même furent pris comme modèles de l'architecture et de l'architecte savant.

Dans les années 1570-1580, Herrera devint célèbre comme mathématicien, inventeur de machines et architecte intellectuel, au point qu'on n'hésitait pas à l'appeler le second Archimède ou le nouveau Vitruve. L'inventaire de sa splendide bibliothèque témoigne de ses intérêts scientifiques autant qu'architecturaux. Il publia en 1589 une magnifique série de gravures reproduisant les plans, élévations et coupes de l'Escorial, Las Estampas, avec un commentaire, El Sumario. Il écrivit sur les mathématiques mais, à part un petit traité sur la mécanique et une explication des principes de la philosophie de Raymond Lull, El Tratado de la figura cúbica, restés inédits jusqu'au xxe siècle, ses écrits sont perdus. En 1582-1584, Philippe II fonda une académie de mathématiques à Madrid, sur le modèle d'une institution semblable qui existait au Portugal ; Herrera y organisa des conférences sur les mathématiques, la mécanique et l'architecture civile et militaire. Il encourageait aussi la traduction d'œuvres antiques comme celles d'Euclide ou d'Archimède.

Herrera essaya de transmettre les principes de la « bonne architecture » à ses compatriotes. En 1579, il forma deux élèves comme successeurs, et l'un d'eux, Francisco de Mora, prit sa suite comme architecte-dessinateur royal. Mora, à son tour, prit un assistant, son cousin Juan Gomez de Mora, qui maintint le style de Herrera au xviie siècle. Cet idéal d'un classicisme sévère fut ainsi transmis pendant trois générations et renforcé par l'exemple des bâtiments royaux que Herrera avait pu achever : l'Escorial, terminé en 1584, les palais et le grand projet de renouvellement de Madrid qui ne fut abandonné ni par les rois ni par les architectes qui succédèrent respectivement à Philippe II et [...]

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Pour citer l’article

Catherine WILKINSON-ZERNER, « HERRERA JUAN DE - (1530-1597) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/juan-de-herrera/