HERRERA JUAN DE (1530-1597)

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L'Escorial, 2

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L'Escorial, 3

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L'Alcázar de Tolède

L'Alcázar de Tolède
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Basilique de Nuestra Señora del Pilar, Saragosse

Basilique de Nuestra Señora del Pilar, Saragosse
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Édifices publics

À la fin du xviiie siècle, on disait que Philippe II et Herrera se réunissaient toutes les semaines pour corriger les dessins de tous les édifices publics qui étaient à construire en Espagne. Cette légende a certainement un fond de vérité.

En 1574, Herrera fit douze dessins de l'hôtel de ville de Tolède qui coûtèrent 1 500 ducats à la ville : prix énorme qui révèle le prestige de Herrera à l'époque. Une belle galerie d'arcades avec colonnes doriques adossées est posée sur un soubassement d'arcades à bossages ; deux tours flanquent l'ensemble. L'idée vient de Serlio (livre VI), elle permet à Herrera d'incorporer l'image d'un alcázar royal dans un bâtiment civil. Quelques années plus tard, le type était adopté pour l'hôtel de ville de León et pour l'hôtel de ville de Valladolid, probablement dessiné par Juan de Salamanca. La participation directe de Herrera à ce dernier n'est pas exclue, car il se rendit à Valladolid en 1585 pour d'autres projets. Au xviie siècle, ce type persistait dans les différents projets faits par l'architecte royal Juan Gomez de Mora pour l'aménagement de Madrid.

Herrera dessina la Loge des marchands de Séville en 1573, les plans furent livrés en 1583, et la construction commença sous la direction de Juan de Minjares en 1585. Dans cet édifice, Herrera soumit la forme traditionnelle des halles espagnoles et flamandes à une géométrie rigoureuse en disposant de grandes salles sur deux étages autour d'une cour ouverte. À l'extérieur, il utilisa le même système de pilastres et de grandes fenêtres qu'à l'intérieur de la cage d'escalier de l'Alcázar de Tolède. Il évite la monotonie qui aurait pu naître de l'immensité des quatre façades par le jeu des pilastres qui encadrent les baies. Comme à la façade sud de l'Alcázar, il n'y a pas d'accent central, pas d'organisation hiérarchique des formes comme dans l'architecture italienne. Toute la vitalité de cette architecture naît des effets entre les briques et la pierre, et du jeu des formes géométriques en faible relief.

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Pour citer l’article

Catherine WILKINSON-ZERNER, « HERRERA JUAN DE - (1530-1597) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/juan-de-herrera/