JOSQUIN DES PRÉS

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Un clerc itinérant

Qu'il soit né dans le Hainaut, ou, comme on le pense, à Beaurevoir, près de Saint-Quentin, il reçut sa première formation à la cathédrale de cette dernière ville où il fut enfant de chœur. Il est difficile d'affirmer que Josquin fut l'élève d'Ockeghem, mais il est permis de penser qu'au moins indirectement il reçut l'enseignement de son illustre prédécesseur. De même eut-il l'occasion d'approcher Guillaume Dufay, lors d'un séjour à Cambrai.

Il serait entré en 1459 à la maîtrise du Dôme de Milan, où il resta treize ans. Le titre de biscantor, alors associé à son nom, indique qu'il s'agit d'un chanteur adulte, ce qui confirme l'hypothèse d'une date de naissance antérieure à celle que mentionnent la plupart des dictionnaires.

En 1473 (ou 1474), Josquin sert le duc Galéazzo Maria Sforza ; en 1475, il écrit un Livre de musique pour la chapelle de ce prince. Cinq ans plus tard, on le trouve au service du cardinal Ascanio Sforza, frère de Ludovic le More. On le désigne souvent alors sous le pseudonyme « Josquin d'Ascanio ».

De 1486 à 1494, Josquin fut chantre du pape. Une interruption de quelques mois dans le service pontifical permet de penser qu'il est bien le Josquin payé à la cour de Lorraine en 1493. Après de brefs séjours à Florence, à Modène et à Blois, à la cour de France, il est devenu maître de chapelle d'Hercule Ier d'Este, duc de Ferrare, à qui il dédie une messe et son célèbre Miserere.

Ensuite, s'il est sûr qu'il a travaillé pour Louis XII, on ne peut affirmer avec certitude qu'il ait été maître de chapelle à la cour de France. Outre le témoignage de Glarean, relatant, dans son Dodecachordon de 1547, les rapports de Josquin avec la chapelle du roi de France, il reste quatre compositions concernant Louis XII : le motet Memor esto verbi tui ; la chanson-fanfare Vive le roy ; la chanson Adieu mes amours, contenant ces vers, « Vivray-je du vent / Si l'argent du roy ne vient plus souvent ? » ; enfin, la composition intitulée [...]

Adieu mes amours, Josquin Des Prés

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Chanson à quatre voix de Josquin Des Prés Adieu mes amours. Partition imprimée à Venise en 1503 chez Ottaviano Petrucci. 

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Pour citer l’article

Roger BLANCHARD, « JOSQUIN DES PRÉS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/josquin-des-pres/