STIGLITZ JOSEPH (1943- )

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Chantre du néo-keynésianisme

Il naît en 1943 à Gary, dans l'Indiana, une ville sinistrée par le déclin de ses activités industrielles. Son père, Nat, a vendu des contrats d'assurance jusqu'à plus de quatre-vingt-dix ans, tandis que sa mère enseignait l'anglais aux immigrants.

Après sa licence au Amherst College, il obtient une bourse pour préparer son doctorat (1967) au Massachusetts Institute of Technology (M.I.T.). Ses projets de recherche intéressent plusieurs fondations qui financent ses travaux en même temps qu'il enseigne la politique économique au All Souls College d'Oxford. À vingt-six ans, en 1969, il devient professeur à Yale, puis il quitte sa chaire en 1979 pour Princeton où il enseigne jusqu'en 1988, date à laquelle il est nommé à l'université Stanford.

Stiglitz appartient au courant de pensée des « nouveaux keynésiens », ces économistes qui ont introduit dans la problématique keynésienne (de nature macroéconomique) l'étude des comportements individuels (de nature microéconomique). Avec eux, Stiglitz contribue à fonder la nouvelle microéconomie qui, depuis les années 1970, se démarque des hypothèses de marchés parfaits propres à la théorie walrasso-parétienne. Selon lui, les défaillances du marché (market failures) laissent une place à l'intervention de l'État et à l'instauration de règles volontaristes adoptées par la négociation ou le compromis. Les rigidités existent mais elles résultent des comportements des individus confrontés à deux phénomènes particuliers : l'incertitude et l'asymétrie de l'information.

À défaut de connaître le futur et de pouvoir prendre des décisions rationnelles, les agents ne s'engageront sur le marché (du travail, du crédit, du foncier, etc.) qu'à travers des contrats négociés entre eux. L'information des agents contractants est cependant asymétrique : acheteurs et vendeurs ne disposent pas des mêmes informations sur les biens qu'ils échangent. D'où une inégalité entre le « principal » (aussi appelé le mand [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages





Écrit par :

Classification

Voir aussi

Les derniers événements

8-17 janvier 2008 • France • Conférence de presse de Nicolas Sarkozy.

et l'Américain Joseph Stiglitz, une réflexion sur un instrument de mesure de la croissance qui « prenne mieux en compte les conditions réelles et la qualité de vie des Français ». Nicolas Sarkozy propose également une « révolution culturelle dans le service public de la télévision » à travers celle [...] Lire la suite

Pour citer l’article

Françoise PICHON-MAMÈRE, « STIGLITZ JOSEPH (1943- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-stiglitz/