TURNER JOSEPH MALLORD WILLIAM (1775-1851)

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J. M. W. Turner, membre de la Royal Academy

Turner, fils d'un barbier de Londres, suivit le parcours classique des artistes de son temps, en étudiant, à partir de 1789, à la Royal Academy. Il avait été employé comme dessinateur par divers architectes et travailla également comme coloriste chez des graveurs réputés. Les années 1792-1796 sont essentielles dans sa formation : premiers voyages d'études au pays de Galles et dans le Kent en quête de paysages et de vues pittoresques, rencontre de Thomas Girtin avec lequel il se lie d'amitié et auprès de qui il se perfectionne dans l'aquarelle, rencontre également de ses premiers mécènes, Thomas Monro et le banquier Richard Colt Hoare. Turner, qui avait exposé dès 1790 des aquarelles à l'exposition annuelle de la Royal Academy, y présenta pour la première fois en 1796 une huile sur toile, favorablement accueillie par la critique. Il y participa désormais, à peu près chaque année, par l'envoi d'un ou de plusieurs tableaux. Associé en 1799, il était élu académicien à part entière en 1802. Artiste désormais connu et réputé (il ouvrit, en 1804, une galerie privée pour la présentation de ses œuvres), apprécié et estimé de ses pairs, il ne manquait pas de clients. Il noua ainsi d'étroites relations amicales avec certains de ses collectionneurs et admirateurs, Walter Fawkes, lord Egremont, plus tard Hugh Munro of Novar. Sa vie était entièrement organisée autour de son travail : expositions et cours à la Royal Academy (il y fut professeur de perspective de 1807 à 1837, enseignant uniquement entre 1811 et 1828), séjours chez ses protecteurs où il approfondissait ses recherches, voyages en Grande-Bretagne et sur le continent en quête de sujets pour réunir la documentation nécessaire à tel ou tel projet de publication qu'il avait en vue.

Turner, après une première incursion à Paris en 1802, repassa ainsi ensuite régulièrement la Manche entre 1817 et 1845, parcourant la France, la Belgique, la Rhénanie et les Pays-Bas, mais séjournant aussi longuement en Italie. Il ne cessait, durant ces vo [...]


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Bethlehem-La fuite en Égypte, J. M. W. Turner

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Le «Téméraire» remorqué à son dernier mouillage, J. M. W. Turner

Le «Téméraire» remorqué à son dernier mouillage, J. M. W. Turner
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Pluie, vapeur et vitesse, Turner

Pluie, vapeur et vitesse, Turner
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Écrit par :

  • : ancien élève de l'École normale supérieure, professeur à l'université de Paris-IV-Sorbonne

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Pour citer l’article

Barthélémy JOBERT, « TURNER JOSEPH MALLORD WILLIAM - (1775-1851) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-mallord-william-turner/